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Boubacar Yago, secrétaire administratif de la ligue de football professionnel : « Nous travaillons pour l’avènement d’un football professionnel au Faso »

12/11/2014
19:08

La dernière assemblée générale de la Fédération burkinabè de football (FBF) a éclaté la ligue nationale de football en plusieurs entités dont la ligue de football professionnel. C’est pour en savoir davantage que nous avons rencontré pour vous, Boubacar Yago, secrétaire administratif de la ligue de football professionnel. Il nous parle ici des missions assignées à sa structure ainsi que des contraintes que cela impliquera dans la gestion des clubs affiliés à la FBF. 

La ligue nationale change de nom et devient la ligue de football professionnel. Pourquoi cette mutation ?


Au cours de la dernière assemblée générale extraordinaire, lors de la relecture des textes on est parvenu à la conclusion que l’ex ligue nationale devienne l’organe en charge de la gestion des compétitions. Et dans ce département de compétition il y a trois ligues : la ligue de football professionnel, la ligue de football amateur et la ligue de football des jeunes.
La ligue de football professionnel dont je suis le secrétaire administratif travaille à l’avènement d’un football professionnel. Mais en ce moment nous gérons les championnats nationaux de première, deuxième divisions et la coupe du Faso.
La ligue doit travailler à ce que le football professionnel voit le jour.


Vous avez parlé de tant d’autres structures à vos côtés. Quelles sont les missions de ces organes ?


La ligue de football amateur va gérer pour l’instant le championnat national de troisième division, D3, les championnats nationaux D1 et D2 féminin et d’autres compétitions que le comité exécutif de la fédération burkinabè de football voudra lui confier telle l’organisation de la coupe de l’indépendance.
La ligue de football des jeunes, quant à elle, va s’occuper des compétitions de petites catégories. Le président de la FBF a toujours dit que ce sont des compétitions qui lui tiennent à cœur. Cette structure va donc travailler à ce que ces compétitions soient régulières à des moments précis.


Les coupes des hommes politiques et autres opérateurs économiques sont-elles régies par l'une de ces structures ?


A priori, ces coupes sont des compétitions que peuvent gérer les ligues régionales. Toutes les compétitions ne sont pas obligées d’être gérées au niveau central. Par délégation, les ligues régionales peuvent aider à gérer ces compétitions. Vous me donnez l’occasion de dire que nos textes disent que toute compétition privée devrait avoir l’accord de la fédération. Ce n’est pas que nous voulons nous accaparer de toutes les compétitions, mais c’est pour coordonner les compétitions de sorte que ces tournois puissent concourir au développement du football. Ces tournois n’ont pas forcement le même objectif que les compétitions organisées par la fédération, mais en associant les commissions de la fédération ces activités peuvent servir le football.


Est-ce qu’avec la nouvelle structuration de la ligue, il y a un cahier des charges que les clubs doivent respecter ?


Il y en aura. Nous allons travailler à l’avènement du football professionnel. Nous n’avons pas encore atteint le football professionnel. C’est certain que quand nous allons amorcer ce football professionnel il y aura forcement un cahier des charges parce que n’importe qui ne viendra pas exercer dans cette catégorie. 


L’idée de professionnaliser le football burkinabè vient-elle de la fédération ou est-ce qu’elle a été imposée par des instances supérieures telles la CAF ou la FIFA ?


Il faut dire que la FIFA imposait aux structures fédérales d’aller dans ce sens il y a un bout de temps. Les textes ont donc été relus en allant dans ce sens. Mais nous avons également tenu compte de nos réalités. Nous avons un environnement fiscal qui ne permet pas à n’importe qui d’entreprendre. Les clubs connaissent beaucoup de difficultés financières. Il nous faut donc travailler pour aller dans ce football professionnel sans encombre. Dans certains pays, les gens y sont allés mais ont vite fait de reculer. Il faut prendre le temps de se préparer et y aller.


Pouvez-vous déjà nous donner une idée de ce que les clubs seront appelés à faire pour répondre aux impératifs du professionnalisme ?


En attendant qu’il y ait une commission qui va s’y pencher, le minimum serait l’organisation. Il faut que dès à présent nos clubs travaillent avec un minimum d’organisation, à disposer d’un secrétaire pris en charge, un staff médical. Il faut également que les sièges de ces clubs aussi soient vivants avec au moins un permanant. Je ne vais pas déjà vous dire ce qu’il en sera exactement. Attendons de voir que la structure voit le jour et qu’elle donne les orientations.


La fédération burkinabè de football a décidé d’augmenter les subventions accordées aux clubs de première division qui passent de 5 millions à 7,5 millions. Est-ce qu’il en sera de même pour les prix de champion national et du vainqueur de la coupe du Faso ?


C’est déjà un effort considérable que d’accroitre la subvention des clubs qui passent de 5 à 7, 5 millions. Il faut dire aussi que les taux des frais d’arbitrage ont été relevés. Tout cela a une implication financière considérable. Attendons d’avancer progressivement. C’est pour vous dire qu’il n’y a pas une évolution des prix, par contre il y aura les prix de meilleur gardien et de meilleur joueur que nous aurons cette année.


Comment avez-vous vécu l’insurrection populaire dans le pays ?


A la ligue de football professionnel nous l’avons vécue comme tous les autres Burkinabè. Il y a des pertes en vies humaines que nous déplorons, mais heureusement que les choses sont en train de rentrer dans l’ordre. Prions que le Seigneur nous accorde la paix qui est une denrée capitale pour notre pays. Du reste, cette situation nationale nous a contraint à reporter la 2e  journée de notre championnat national. Cette journée sera reprogrammée le 26 novembre prochain.


Interview réalisée par 
B. Léopold YE




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