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Chronique :Ces tares qui nous mettent en retard

18/02/2016
22:21

Un usager de la route qui déroute en crachant en pleine circulation ; il éclaboussera les autres avant de faire pétarder ses narines pour arroser la bêtise. Un motocycliste qui roule le nez en cheminée, une cigarette accrochée au «museau», il fumera et enfumera le monde avec sa baguette immonde et se tuera à petit feu pour du peu. Un autre motocycliste transportera une carcasse de bœuf suspecte sous la selle, les pieds posés à même la viande, il balayera le macadam poussiéreux et crasseux de microbes jusqu’à la boucherie de tous les dangers. Entre les toilettes et le grilleur de viande, il n’y a qu’un pas mais d’hilares « carnivores » s’y délectent de l’infect en rotant en cascade. Lui, fait de bonnes affaires avec sa soupe pili-pili aux mouches bleues. Entre les rognons et les abats qui nagent dans la mare au soumbala, d’intruses bestioles se baignent dans la soupe de la goute. Là-bas, les clients sont souvent cravatés et tirés à quatre épingles, mais effilochés de l’intérieur. Et cet homme qui s’apprête à vous palper et à vous injecter un produit sans même porter des gants, sans enfiler une blouse, sans asperger ses mains sales d’alcool ? Quid de ce gaillard barbu à l’affût qui effectue une vidange nauséabonde au coin  du barrage ? 
Toutes ces attitudes et comportements sont  les mieux partagés au Faso et rien ne sert de se voiler la face sur le mal. Ebola a bien fait de nous enjamber mais jusqu’à quand ? La typhoïde nous guette, la méningite nous agite, le choléra est tapi à l’ombre du moindre faux geste. Nous mangeons au hasard par négligence ou par ignorance. Nous vivons n’importe comment et rien ne sert souvent d’accuser une pauvreté innocente. Vivre en société et en ville requiert une certaine décence, de la tenue et de la retenue. On n’habite pas la ville comme on survit dans un terrier, vil et débile. On n’agit pas en ville comme on surgit d’un trou, comme un pou sur la tête d’un fou. Malheureusement, sous nos tropiques, le développement se réduit à sa plus simple valeur : l’argent et le matériel. Mais combien d’intellos se comportent comme des tonneaux mal remplis ? Combien d’hommes éclairés marchent inconsciemment dans les trous noirs de leurs bévues mal vues, sans savoir s’en débarrasser ? 
Faites un tour dans les toilettes de nos administrations, ce ne sont pas toujours ceux qu’on a l’habitude de soupçonner ou d’accuser qui visent mal le trou. Ce n’est pas souvent la racaille venue d’ailleurs qui pisse ailleurs. Pourtant, la chasse d’eau marche bien. Si vous faites une visite-surprise au connaisseur sans frontière, vous verrez ses limites en matière d’ordre et de principe. A quoi sert d’imposer aux autres en public ce que nous ne sommes pas dans l’intimité ? Nous marchons tous avec des infirmités et la pire des handicaps sont ceux de la conscience. Finalement, il n’y a pas d’homme parfait et ceux qui se réclament de la première école ne sont parfois que les derniers de la société des normes. Soyons donc humbles et acceptons apprendre sans complexe. Les bons réflexes font les grands hommes et la grandeur n’est pas que dans la poche. Elle se trouve parfois dans la «roche».
C’est pourquoi, il faut être très regardant sur l’éducation des enfants. Ces adultes de demain ne pourront rien prendre à deux mains, si nous ne leur donnons rien aujourd’hui. La plupart des adultes incultes qui peuplent inutilement la terre n’ont rien germé en eux pendant leur montaison. Certains ont été simplement mal semés et peu importe le luxe du jardin qui les a vu pousser ; ils grandiront comme une faucille. Il y en a même qui ramperont au point de se tordre entre les vices et les sévices d’une aisance mêlée de complaisance. Eduquer, c’est se sacrifier, mais combien sommes-nous, prêts à consacrer une ou deux heures à nos enfants ? Combien sommes-nous à nous préoccuper de leur avenir dans ce délire « monde couper-décaler » où l’on peut même oser «coller sa propre tante » et appuyer sur la détente ? Combien d’entre nous projettent-ils leur morveux de deux ans vingt ans plus tard ? Honnêtement, ce n’est pas toujours notre souci et les excuses sont parfois des subterfuges sans refuge. Un élève de CM 2 peut-il assimiler le cours par cœur devant un télénovela qui ne pense qu’au cœur et au désir du bas. « L’enfant est le père de l’homme », mais saura-t-il l’être vraiment s’il ne voit dès l’âge de trois ans que des baisers et des caresses à la « Télévision au cœur des grands, et vainement », à la «Télévision qui ne ressemble à personne » ou celle qui « fait fi de nos défis » ? Il y en a qui sont sur le bouquet satellitaire et là, c’est la totale : ils  se vantent d’être planétaires, connectés à toutes les chaînes qui « déchirent » avec des traces de crasses et ils s’étonnent que leur fillette à la bavette se fasse ôter « les pétales » à l’âge de treize ans. « Les mêmes causes produisent les mêmes effets », toujours !


Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr





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