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Le Président Roch Marc Christian KABORE assistera le 18 février 2017 à Banjul, à la célébration de la fête nationale de la Gambie (communiqué)//Bientôt les membres du dernier gouvernement de Luc Adolphe TIAO à la barre(Parquet général près la Haute Cour de Justice)//Recherches au Mali et au Burkina pour retrouver une religieuse colombienne enlevée  
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L'Autre Regard : Pour le triomphe de la probité

09/03/2016
18:34

La Cour des comptes (CC), l'autorité supérieure du contrôle d'Etat et de la lutte contre la corruption (ASCE/LC) et aujourd'hui, la Haute cour de justice (HCJ). Ce sont désormais les institutions qui veillent à la transparence et à la démocratie dans la gestion des biens de l'Etat. Sur papier, la Haute cour de justice qu'on pourrait qualifier de "Super-chambre" existe dans la loi fondamentale du Burkina Faso. Mais jusque-là les dirigeants du "pays des Hommes intègres" n'avaient daigné installer des hommes en toge à même d'investiguer sur la gestion de l'exécutif, d'inculper  et de juger, si nécessaire,  un membre du gouvernement. On est en droit de se féliciter qu'un organe judiciaire d'un niveau aussi élevé soit mis en place pour inspecter et passer à la loupe la gérance du président du Faso ainsi que celle des ministres de son gouvernement. En clair, la Haute cour de justice est la seule juridiction habilitée à poursuivre le président de la République ou les anciens chefs de l’Etat, les ministres ou anciens ministres et toute autre personne ayant occupé des postes de responsabilité au plus haut niveau de l'appareil de l’État, pour les infractions commises dans l’exercice de leurs fonctions. Composée de six juges parlementaires titulaires et leurs suppléants, cette cour aura la lourde tâche de s’assurer que les autorités burkinabè gèrent convenablement le bien commun. C'est la chambre qui sera chargée de traquer les plus hautes autorités reconnues coupables de mauvaise gestion dans l'administration publique ou privée. Mais les parlementaires commis à ce contrôle seront-ils vraiment capables d'accomplir convenablement leur "boulot" de surveillance de l'exécutif quand on sait que l'organe est placé sous la houlette d’un ponte du pouvoir en place ? Dit autrement, la Haute cour de justice peut-elle vraiment jouer son rôle avec à sa présidence un élu national de la majorité? Les Burkinabè peuvent-ils espérer mieux que ce qu’ils ont connu depuis plusieurs décennies avec le régime Compaoré? Les mois à venir vont situer les citoyens sur les priorités et les dossiers sur lesquels l'institution aura à travailler dans un délai proche.  Vivement que l'intérêt supérieur de la nation guide les membres de la cour. C'est en cela que la Haute cour de justice, qui est désormais officielle et fonctionnelle depuis le vendredi 4 mars 2016, va constituer un faisceau d'espoir pour le peuple en matière de gestion  transparente et équitable des affaires publiques du pays. Domiciliée à la Cour de cassation, cette institution de la République est dirigée par Mathieu Bébrigda Ouédraogo, membre du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ancien gouverneur et SG de ministère sous le régime Compaoré. En guise de bonne foi ou comme la coutume le recommande, tous les membres de cette haute juridiction ont prêté solennellement serment lors de leur installation. «Le magistrat doit s’abstenir de tout comportement de nature à altérer la confiance en son indépendance et son impartialité, ou à porter un discrédit sur la fonction judiciaire», a conseillé le procureur général près la cour de cassation, Arnaud Ouédraogo, aux juges parlementaires lors de l'audience de prestation de serment. A tous les niveaux, l'institution en question semble avoir l'assentiment de tous. Les dossiers qui relèvent de la compétence de la Haute cour de justice sont bien connus. Par exemple le jugement tant recherché de l'ex-chef de l'Etat Blaise Compaoré actuellement sous mandat d'arrêt international est l'un des dossiers les plus importants dans la mise en place de ce tribunal.  Appréciant l'avènement de ladite cour, le président du défunt Conseil national de transition (CNT), Chériff Mounima Sy, a déclaré : « Il est difficile de balayer un régime de 27 ans, qui s’est immiscé dans tous les rouages de l’économie, de la politique, de la société, et s’asseoir en croyant qu’ils vont baisser les bras. » Quant à l'actuel locataire du palais présidentiel de Kosyam, Roch Marc Christian Kaboré, il avait lui-même annoncé les couleurs lors de son discours d'investiture que l’incivisme, la remise en cause de l’autorité de l’Etat, et d’une manière générale, le non-respect de la loi par les citoyens et les personnes morales doivent cesser immédiatement. Comme pour épouser l'expression sacrée de la Transition selon laquelle "plus rien ne sera comme avant". Attendons de voir !

Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr


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