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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Et si on coupait le courant pour de bon ?

14/04/2016
19:34

Ça y est, c’est la saison des délestages et il pleut du noir sur ma capitale. Comme c’est beau de dormir à la belle étoile ! Les coupures sont en promo et rien ne sert de s’emporter. Que vous le voulez ou pas, ça va couper et il n’y a rien à faire. « L’enfer » est déjà là et on n’a même pas besoin de mourir pour se faire frire. Vive les ténèbres et à bas la lumière ! De toute façon, il y a des lustres qu’on ne comprend plus rien des yoyo historiques de nos marasmes électriques. En vérité, nous souffrons « d’insuffisance électrique aiguë » et peu importent les diagnostics ; entre les causes du mal et les solutions, le courant passe mal. Il y a trop de masses dans la communication et seuls les naïfs croient encore au refrain de la chanson. Si ce n’est un câble qui coince à Sakoinsé, c’est un poteau maudit qui reçoit la foudre à Boromo. Mieux, parfois ce sont les vagues de la lagune Ebrié qui sont trop agitées pour produire des étincelles. Un groupe électrique plus lourd que la terre a même fait le tour du monde pour venir briller comme une lampe tempête. 
Comme c’est lugubrement beau de revoir l’obscurité s’abattre sur la cité. Comme c’est fascinant de revoir toutes ces étoiles perlées dans le ciel en côtoyant la lune. Et cette chaleur d’avril qui nous rend fébriles jusqu’au nombril. Comme c’est relaxant de faire le lézard sur un banc ou une natte dehors en attendant que la lumière soit et que les ventilos reprennent de service. On somnole en tirant la bouche et en balayant sa bedaine avec un éventail d’un mètre de long. Chez le voisin, un bébé désabusé pleure à deux heures du matin dans une mare de sueur et regrette déjà d’être né au «Pays du handicap électrique ». En face, une fumée de colère se dégage des concessions noires de noir. On jette la pierre à qui de droit, on insulte les coupables en épongeant sa sueur ; on grince des dents en fustigeant la République. Il y a de l’électricité dans l’air ! L’onde de choc du hic électrique pique vers un pic épique, mais ça ne tique personne. L’antidote du micmac n’est pas dans un coup de tic-tac. La thérapie aux électrochocs tarde à venir, la tension sociale est électrique. Chaque jour, nous nous plantons comme des poteaux pour attendre un courant mourant de « faiblesse » qui « bande » très mal et « éjacule précocement » avant de se retirer. On ne peut plus simuler d’être satisfait avec ses services mal faits et pleins de méfaits. Même les programmes du drame, s’il y en a, rament à contre-courant. On n’est jamais au courant des coupures de courant et ça, c’est devenu très courant. Comme c’est drôle, le développement sans branchement électrique. Comme c’est marrant l’émergence en mode paraplégique.
Cette chronique a été écrite dans le noir des délestages du « Moyen Âge ». C’est pourquoi il y a des masses et des courts-circuits entre les lignes. Tant pis, si elle percute ou électrocute, nous sommes prêts à nous faire griller à un poteau haute tension. De toute façon, même les hautes tensions sont hypo-tendues et c’est vraiment dommage que nous nous complaisions dans le parcours de Sisyphe, sans jamais être décisifs et même incisifs. En attendant la prochaine avalanche de coupures intermittentes, j’accuse et je récuse sans excuse. Si seulement «Narcisse» pouvait repartir nous chercher la pièce manquante du puzzle, nous écririons une chronique narcissique et moins cynique à son retour. On ne peut pas émerger dans le noir. Le soleil peut continuer à perdre son temps à briller, nous brillerons toujours en noir dans le noir !


Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr





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