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Ouagadougou : Un homme à l’allure suspecte arrêté  par des commerçants aux environs de la grande mosquée  ce vendredi et remis à la sécurité. Marina Market et la mosquée centrale de la ville de Ouagadougou. Interpellés par son accoutrement et son comportement visiblement suspects, les jeunes commerçants aux alentours se sont organisés et ont exigé qu’il soit fouillé. Vu l’attroupement qui commençait à s’organiser autour de lui, les jeunes l’ont finalement remis aux forces de sécurité non loin des lieux. L'homme possédait trois pièces d'identité différentes dont une CNIB selon nos informations recueillies sur place. Marina Market et la mosquée centrale de la ville de Ouagadougou.// Harouna Dicko, responsable de plusieurs attaques dans le nord du Burkina à été abattu mercredi nuit sur une colline de Petega dans la province du Soum ; 18 autres  personnes ont été interpellées et des armes récupérées (média)//Le général Mathias Doué, 71 ans, ancien chef d’état-major de l’armée ivoirienne (2000-2004) est décédé, jeudi 23 mars, à l’âge de 71 ans, ( fille Nancée Doué)  //« Le Burkina Faso est aujourd’hui considéré comme un succès démocratique, et un modèle de bonne gouvernance en Afrique », Président du Faso. 
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L'autre regard : Quel vaccin pour l'agriculture burkinabè?

27/04/2016
18:23

La 19e Journée nationale du paysan (JNP) s'ouvre ce matin à Tenkodogo dans la région du Centre-Est. Trois jours durant, ce grand salon annuel des producteurs va permettre aux plus hautes autorités de partager les réalités du monde rural avec les paysans. Initié en 1993 par l’ancien président Blaise Compaoré, ce forum a pour vocation première de renseigner l'exécutif sur les conditions des paysans afin de trouver des solutions aux difficultés qu’ils rencontrent. Cette année, le thème retenu pour célébrer le paysan burkinabè est: "Agriculture et lutte contre le chômage: développer et soutenir l'entreprenariat agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique pour l'insertion socio-économique des jeunes". Un thème qui dessine l’ambition du gouvernement qui est de valoriser un secteur qui contribue à plus de 50% au Produit intérieur brut (PIB). Mais en quoi la JNP permet-elle de résoudre les problèmes des agriculteurs? En effet,  l’évènement, dans sa configuration, consistait jadis en deux jours d’exposition, de visites de fermes et de débats sur un thème précis. Le tout couronné par des échanges directs entre les différentes délégations et le chef de l’Etat, le troisième jour. Nul besoin de préciser que ce dernier jour est l’ultime moment du forum. Et c’est bien là où se pose le débat sur l’utilité du forum. Plusieurs préoccupations ont été de par le passé soumises aux autorités mais le monde rural continue de patauger dans l'incertitude. En 18 éditions, rien ne semble changer dans les conditions des producteurs. Le gouvernement burkinabè continue de balbutier et notre agriculture stagne. La preuve ? Au fil des éditions de la JNP, on entend les mêmes préoccupations exprimées par les paysans, suivies des mêmes promesses et engagements. Et après ? Aucun cadre pour suivre et évaluer la mise en œuvre des engagements avant le rendez-vous suivant. Pire, ces préoccupations sont souvent formulées par les services techniques qui rédigent et le ministre de tutelle se contente de lire. On se souvient encore de la belle boulette de l'ancien ministre de l'Agriculture Mahama Zoungrana qui, lors de la 16e édition en 2013 à Banfora, a accidentellement lu les réponses avant même que les questions ne soient posées par les producteurs. De quoi abonder dans le même sens que le président de l’ONG Laboratoire Citoyenneté, Raogo Antoine Sawadogo, qui définissait la JNP comme étant une foire « où les paysans sont de simples faire-valoir, pour prononcer des discours que les techniciens ont bien voulu leur préparer ». De ce fait,  elle ne permet pas de régler les problèmes essentiels des paysans. Or les questions comme la subvention des intrants agricoles, la recherche agronomique, l'épineux problème de l'acceptation ou non des OGM restent et demeurent en suspens. Le bilan de la JNP est donc très maigre. Progressivement, la Journée nationale du paysan est devenue plus une manifestation politique qu’un cadre pour faire un vrai bilan de santé de notre agriculture. La principale préoccupation du ministre et de son staff technique est de montrer au chef de l’Etat que les choses bougent sur le terrain, plutôt que de répondre aux préoccupations des paysans. Malgré tous ces griefs, la Journée nationale du paysan ne manque pas d’intérêt. Pour certains agriculteurs, c’est l’une des rares occasions dans l’année de voyager, de découvrir ce qui se fait dans d’autres régions du pays. C’est aussi une opportunité inouïe pour eux de rencontrer et d’échanger avec leurs pairs sur des préoccupations communes. En clair,  la JNP a permis de décomplexer les paysans burkinabè. Lors des premières éditions, les agriculteurs étaient presqu’effrayés à l’idée de serrer la main du président. Aujourd’hui, beaucoup s’expriment sans complexe et n’hésitent pas, par moments, à contredire le gouvernement en disant ouvertement ce qu’ils pensent. C'est dire que les acteurs du monde rural burkinabè prennent conscience de leur importance et de leur rôle vital dans l’approvisionnement des populations, notamment des villes, en produits alimentaires. La JNP a également forcé les services techniques de l’Etat à changer leur regard sur les paysans. Ceux-là même qu’ils prenaient pour des ignorants se sont révélés être de potentiels dangers dans ce sens où ils n’hésitent pas à dénoncer les mauvaises actions de certains agents de l’Etat. Bref, c’est donc sur le plan symbolique que la Journée nationale du paysan tire son importance. Elle est devenue un rendez-vous incontournable dans l’imaginaire paysan. Mais on peut la rendre encore plus utile en mettant par exemple en place une sorte de secrétariat permanent qui assurera le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des engagements. Et nous espérons que c'est ce que le président du Faso entend faire quand il a déclaré qu'il va trouver un autre format à ladite journée.

Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr



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