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L'autre regard : Obama et le complexe de culpabilité d’Hiroshima

11/05/2016
17:20

Soixante-dix ans après l'explosion de la bombe atomique  à Hiroshima, un président américain va retourner dans le ciel où le tristement célèbre pilote de chasse, Claude Robert Eatherly, avait largué le premier engin atomique. Une bombe dont le nom de code était "Little boy" (petit garçon). En effet, le président Barack Obama a programmé une visite à Hiroshima, sur l'archipel japonais, le 27 mai 2016. Ce sera la première fois qu'un  président américain en exercice, se rend sur le site cauchemardesque du 6 août 1945 où plus de 140 000 civils ont trouvé la mort. Une sortie mûrement réfléchie dans la mesure où le président des Etats-Unis avait exprimé son souhait de se rendre à Hiroshima au cours de sa première année à la Maison Blanche, en 2009. 
Mais la présidence américaine avait dû juger que le moment n’était pas venu. Le projet a-t-il avancé à petits pas? Quand on sait qu'en 2010, l’ambassadeur américain s’était rendu sur le site pour la première fois. Puis John Kerry, le secrétaire d’Etat, le mois dernier. Et enfin Barack Obama se prépare à poser  son Air force One sur les cendres d'Hiroshima, sept décennies après. Etant donné qu'il est dans les derniers mois de sa présidence, cette visite fait partie de « l’héritage » que le président veut laisser comme signal à la postérité. Mieux, le symbole sera fort, d'autant plus que pendant son séjour,  Barack Obama se rendra au pied du Mémorial aux victimes d'Hiroshima. Une façon de soulager la conscience nucléaire américaine ainsi que le complexe de culpabilité lié au largage de la bombe A par son pays. Des souffrances, les Japonais en ont connues pendant et après l'utilisation de la bombe nucléaire par les Américains. Et le vœu ultime des derniers survivants  au champignon tentaculaire de l'uranium libéré par "Little boy" est l'abolition des armes nucléaires.  Une idée à laquelle Barack Obama semble être favorable et travaille à ce qu'elle soit une réalité dans les jours à venir. Lors de sa visite, le président américain sera accompagné du Premier ministre nippon, Shinzo Abe. Lequel veut tourner définitivement la page d'Hiroshima et de Nagazaki, la deuxième ville japonaise dont le bombardement (9 août 1945) a signé la capitulation du Japon et anticipé la fin de la seconde guerre mondiale. Ce que les autorités japonaises souhaitent, c'est maintenir une capacité nucléaire au Japon, le cas échéant, doter le pays de la bombe atomique et procéder à la révision de la Constitution pacifique  écrite par les Américains à la fin de la guerre. Mais aux Etats-Unis, la visite fait couler beaucoup d'encre et de salive. Bien que la Maison Blanche ait précisé que le président ne présentera pas d’excuses pour les 140 mille morts. Aux yeux des Américains, des excuses seraient considérées comme un désaveu des anciens combattants. D'ailleurs, certains conservateurs sont montés au créneau en apprenant la visite. Ils la considèrent comme une erreur d'appréciation au plan diplomatique. En ces temps de campagne électorale pour la présidentielle, l'un des arguments des Républicains, des Démocrates et de Donald Trump, le dernier candidat en lice, contre Barack Obama, est la faiblesse d’un « président qui met l’Amérique à terre en faisant des tournées d’excuses… ». Mais quoiqu'il advienne, force est de constater que le régime du président Obama a fait tache d'huile en matière de diplomatie. En effet, le 44e  président des Etats-Unis a réussi l’ouverture de son pays à l’Iran, il a renoué avec Cuba et a mis fin aux sanctions dans ce pays. Et la visite au Japon peut être perçue comme une opportunité pour les USA de consolider les relations avec le Japon, à un moment où les tensions avec la Chine sont croissantes en mer de Chine du Sud et en mer de Chine orientale. En tout état de cause, en tant que leader du pays qui a lancé les seules bombes atomiques de l’histoire, Barack Obama va rendre hommage aux victimes et redire le désir de travailler à un monde sans arme nucléaire. Ses détracteurs peuvent le mitrailler de toute part mais son sens élevé de la recherche d'un monde pacifique ne saurait être entâché chez les rationalistes. Mais quel avenir pour le nucléaire?

Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr


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