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Ouagadougou : Un homme à l’allure suspecte arrêté  par des commerçants aux environs de la grande mosquée  ce vendredi et remis à la sécurité. Marina Market et la mosquée centrale de la ville de Ouagadougou. Interpellés par son accoutrement et son comportement visiblement suspects, les jeunes commerçants aux alentours se sont organisés et ont exigé qu’il soit fouillé. Vu l’attroupement qui commençait à s’organiser autour de lui, les jeunes l’ont finalement remis aux forces de sécurité non loin des lieux. L'homme possédait trois pièces d'identité différentes dont une CNIB selon nos informations recueillies sur place. Marina Market et la mosquée centrale de la ville de Ouagadougou.// Harouna Dicko, responsable de plusieurs attaques dans le nord du Burkina à été abattu mercredi nuit sur une colline de Petega dans la province du Soum ; 18 autres  personnes ont été interpellées et des armes récupérées (média)//Le général Mathias Doué, 71 ans, ancien chef d’état-major de l’armée ivoirienne (2000-2004) est décédé, jeudi 23 mars, à l’âge de 71 ans, ( fille Nancée Doué)  //« Le Burkina Faso est aujourd’hui considéré comme un succès démocratique, et un modèle de bonne gouvernance en Afrique », Président du Faso. 
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Chronique :Pardonnez notre pessimisme

20/05/2016
00:28

Avant de commencer, nous voudrions lever notre plume, laisser une goutte d’encre sur la page blanche à la mémoire de tous  ces innocents Burkinabè fauchés à mort, non, tués par « accident prémédité » par d’autres Burkinabè, à un stop, aux feux tricolores, à un carrefour. Tout simplement, parce qu’ils ne faisaient que rouler à droite ; parce qu’ils n’ont fait que respecter le code de la route. Assistant Doussoungou, repose en paix ! Nous prenons le risque de croire que tu n’es pas mort pour rien. Nous aurions bien voulu, une fois de plus, gaspiller notre temps à griffonner n’importe quoi sur la sécurité routière au Faso mais,  à quoi bon ? Nous n’écrirons plus rien. Nous ne parlerons plus d’accidents et il n’y aura plus d’incidents. Nous n’écrirons même plus sur le civisme ou l’incivisme. Nous n’oserons plus toiser qui que ce soit au «pays des Hommes intègres». Cette chronique est sûrement la dernière sur l’incivisme de nos compatriotes éclairés.  Nous pensions «bêtement» qu’être Burkinabè était une grande responsabilité, parce que l’intégrité est une valeur rare qui ne se troque pas. Nous pensions «naïvement» qu’après la pluie d’hier, le temps serait plus beau, mais nous continuons à marcher pied bot. Nous pensions profondément que l’insurrection était le creuset de tous les déclics et qu’avec un simple clic, nous pouvions tout changer et chanter le Ditanye sur les reliques du passé. Nous nous sommes trompés ! Des « pauvres chairs à canon » de l’insurrection aux interrogations du moment en passant par les illusions de la transition, nous nous sommes trompés. Finalement, il ne s’agit pas de lever le poing en l’air pour avoir l’air révolutionnaire et plaire. Il ne s’agit pas de chanter l’hymne national, les larmes aux yeux, les poings fermés et serrés pour paraître plus sérieux. Il ne s’agit pas de crier « mes chers compatriotes » pour faire croire qu’on est patriote. Avant même que les blessures oubliées ne se cicatrisent, voyez le bilan du «Ché», regardez l’héritage du «sage», ne faites pas attention aux décharges nauséabondes des «mendiants» qui chargent et se débinent. Taisons-nous sur ce qu’on nous cache toujours et que nous ne connaîtrons peut-être jamais. Allons seulement ! Jetez un coup d’œil dans les rapports de la Cour des comptes, vous en aurez pour votre compte. Nous conseillons aux âmes sensibles de s’abstenir de lire ces rapports. Tant pis pour ceux qui s’entêteront, ils l’auront cherché. Nous n’avons pas pu franchir la première page. Mais lisez-les quand même et vous verrez que l’évangile est mal dit. Dites amen,  quand même. Pleurez et arrachez-vous les cheveux, perdez le sommeil et l’appétit si vous voulez, c’est votre problème ! Il y a longtemps que nous cherchons le Burkinabè avec une torche en plein jour. Il y a longtemps que nous avons perdu la foi depuis que les «voix des sans-voix» ont perdu la voix et la voie.
Après la guerre des «cent jours», il faut que les Burkinabè se ravisent. Qu’est-ce que toi, tu as déjà fait pour ce pays,  depuis que tu es né ? Combien de parcelles et de fonds as-tu détournés ? Sur ta blouse blanche, il y a trop de traces de sang de bavure ; combien de compatriotes as-tu mal traités ou opérés à la sauvette pour saisir au bond le gombo frais de la clinique à fric ? Oui, tu brandis fièrement tes galons en or et tu te chatouilles sur un tas de douilles et de dépouilles ; combien de fois as-tu retourné l’arme du peuple contre le peuple ? Et toi, là-bas qui console la veuve avec tes mains de sang, qu’as-tu mis dans tes cent premiers jours au service des déshérités? Arrête de taper avec ton marteau assourdissant ; combien de victimes as-tu condamnées au cours de tes cent jours au prétoire ? Combien de fois as-tu empoché les commissions de la compromission après avoir trafiqué la balance du Droit ? Combien de dossiers as-tu soudés dans tes tiroirs en acier et resté bouche bée ? Au nom de la loi, tu as grugé, mal jugé et condamné à tort. Au nom de la loi, tu as sacrifié ta foi et regardé le naufragé qui se noie couler avec joie. Tu penses que tu n’avais pas le choix. De toute façon, il y a peu qui ont le choix. Malheureusement, il faut ne pas avoir le choix pour être choisi. 
Non, nous préférons naviguer à vue en mer trouble et agitée vers un inconnu incertain que d’espérer en l’homme politique ou en une société civile parfois plus vile et servile que le talibé sans sébile. C’est inutile ! Nous préférons rester moisis et rassis sans gain, avec juste un peu de vin et de pain, sans jamais tendre la main. Même si nous attendons toujours Dieu en vain, nous refusons de confier nos âmes au diable. Tant pis pour les optimistes irréalistes qui frisent le simpliste. Tant pis pour les sophistes stylés aux discours complices. Nous restons pessimistes et réalistes, jusqu’à ce que l’histoire nous inflige la sanction d’avoir tort à raison.


Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr  



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