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Examen à mi-parcours du Programme d’action d’Istanbul : Appel au soutien d’une croissance économique équitable

31/05/2016
21:02

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a ouvert les travaux de l’examen à mi-parcours du Programme d’action d’Istanbul (PAI), le vendredi 27 mai 2016, à Antalya en Turquie. Ce fut le départ de trois jours de réflexions thématiques pour évaluer les progrès réalisés et les défis majeurs à relever pour l’atteinte des résultats escomptés.

«Partenariat pour un changement transformateur dans les PMA », était le thème central d’une conférence de haut niveau organisée par la Turquie sous l’égide des Nations unies, du 27 au 29 mai 2016, à Antalya. Elle a réuni des hauts représentants, des parlementaires, des chefs d’Etat et de gouvernements, des acteurs de la société civile et du secteur privé. Dans les déclarations à l’ouverture, tous ont salué les progrès dans les différents pays. L’administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, a relevé le nombre élevé des Pays les moins avancés (PMA) depuis 2011 et la dizaine d’autres qui désirent quitter le groupe à l’échéance 2020. L’administratrice, Helen Clark a aussi parlé des performances à partir des rapports nationaux préparés pour cet examen à mi-parcours. Malgré tout, elle a regretté les « 51% de la population des PMA vivant dans l’extrême pauvreté et les 18 millions d’enfants en âge d’aller à l’école qui ne le sont pas ». De même, elle a ajouté qu’avec 12,5% de la population mondiale, les PMA n’exportent que 1,1% dans le commerce mondial. Le ministre turc des Affaires étrangères et président de l’examen à mi-parcours 2011-2020 du PAI, Mevlüt Cavusoglu, a rappelé dans son allocution le rôle de premier rang que joue son pays dans la défense de la cause des PMA. Il a souhaité que de nouveaux partenariats soient noués pour une économie soutenue, équitable et inclusive. 
Les  PMA ont été invités à mettre en œuvre des réformes internes pour porter les appuis et expertises des partenaires multilatéraux et bilatéraux. Avant même la fin des travaux, l’administrateur du PNUD, Helen  Clark, a réaffirmé l’accompagnement de son institution et d’autres structures. 


Le Programme d’action d’Istanbul en question


L’appellation « Pays les moins avancés » (PMA) est apparue en 1971 pour désigner les pays les plus pauvres. Au nombre de quarante-huit pour une population estimée aujourd’hui à plus de 900 millions d’habitants, ils sont composés, entre autres, de trente-trois pays africains, treize de l’Asie pacifique plus Haïti. Ils sont accompagnés par la communauté internationale à travers des aides multiformes pour soutenir leur développement. En mai 2011, l’ONU a réuni à Istanbul, les partenaires au développement et les PMA pour la quatrième conférence où a été adopté le Programme d’action d’Istanbul (PAI). Des engagements ont été pris dans ce cadre et définis en huit axes prioritaires : la capacité de production, l’agriculture, la sécurité alimentaire et le développement rural, le commerce et les produits de base, le développement humain et social, les multiples crises et autres défis émergents, la mobilisation des ressources financières pour le développement et la bonne gouvernance. Ces axes sont les indices qui permettent l’évaluation des différents pays. 
Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, par la voix de sa collaboratrice, Helen Clark, s’est dit rassuré par les accords mondiaux qui prendront en compte beaucoup de défis auxquels font face les PMA. Il a invité les Etats à faire des efforts pour lever des fonds au niveau local à travers le développement du secteur privé, les partenariats public-privé, nord-sud, sud-sud. Quant au sous-secrétaire général et haut représentant pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires en développement, Gyan Chandra Acharya, il a cité trois points sur lesquels il faudra mettre l’accent. Il s’agit de la construction de la capacité productive, du développement humain et de la résilience. 
Il a pour cela insisté sur une synergie d’actions sur ces points qui pourra véritablement tirer ces PMA de leurs situations précaires.


Tielmè Innocent KAMBIRE






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21/05/2017 19:13
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