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L'autre regard : Fini, le temps des discours, place à l’action

08/06/2016
19:19

S’il y a vraiment un sujet qui préoccupe les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest, c’est bien la question de l’insécurité. Face à la cadence des attaques armées dans la sous-région, les dirigeants de cette partie du continent multiplient les rencontres en vue de dégager les voies et moyens pour  stopper ce fléau. Les 23 et 24 mars 2016, les ministres en charge de la sécurité, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal se sont réunis à Abidjan, afin d’échanger sur des questions diverses dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le terrorisme. Un mois après, soit le 5 mai 2016, c’était le tour des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) d’adopter au cours d’un sommet extraordinaire à Dakar au Sénégal, une « déclaration sur la paix et la sécurité » et un plan d’actions pour faire face à la menace terroriste. Dans cette déclaration, les leaders de cet espace communautaire se sont engagés à renforcer la coopération, afin de préserver la paix, la sécurité et la stabilité, indispensables à la promotion du développement. Tout récemment, du 6 au 8 juin 2016, ce sont 9 pays, cette fois-ci de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui se sont rencontrés au cours d’un atelier de méthodologie sur le monitoring de la stabilité institutionnelle et la sécurité humaine en Afrique de l’Ouest. L’objectif général visé lors de cette rencontre était de contribuer à la stabilité institutionnelle ainsi qu’à la sécurité humaine en Afrique de l’Ouest à travers le renforcement des capacités d’une vingtaine de moniteurs de 9 pays pour une mise en œuvre efficace du système de collecte et de remontée des données. A côté de ces rencontres d’envergure sous-régionale, d’autres initiatives sont aussi développées à l’intérieur de chaque pays où entre certains pays qui partagent les mêmes frontières. C’est le cas du Burkina Faso, du Mali et du Niger, qui se sont retrouvés du 30 au 31 mai dernier dans la capitale burkinabè au compte de l’Autorité du développement intégré de la région du Liptako-Gourma (ALG). Une rencontre au cours de laquelle, les représentants de ces trois pays ont restitué les résultats des enquêtes, missions d’expertises et études réalisées dans le cadre d’un projet « d’Appui à la coopération transfrontalière au Sahel (ACTS) ». La sécurité a été comme il fallait s’y attendre, au cœur des échanges. Les rencontres sont donc nombreuses voire trop, mais peu d’action sur le terrain. Pendant ce temps, les forces du mal continuent de se faire entendre en semant la désolation et la terreur au sein des populations. La dernière attaque la plus horrible est celle de Bosso, une localité du Sud-Est du Niger, près de la frontière du Nigéria, survenue le 3 juin 2016 et qui a fait 26 morts parmi les forces de sécurité et 55 morts du côté des insurgés selon le dernier bilan du ministre nigérien de la défense. La violence des affrontements a entraîné le déplacement de plusieurs personnes, estimées à 50.000 par le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU. Deux jours plus tôt, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, ce sont trois agents de sécurité qui trouveront la mort à Intangom dans la région du Sahel du Burkina Faso, à la suite d’une attaque du poste de police de la localité par des hommes non encore identifiés. Au regard de ces récentes attaques, tout porte à croire que malgré les multiples rencontres organisées dans la  sous-région, les adeptes de la terreur arrivent toujours à se jouer de nos forces de défense et de sécurité. C’est dire que le calvaire des populations qui vivent dans une psychose totale a encore de beaux jours devant lui. Il est donc temps que les dirigeants ouest-africains, au-delà des discours et des rencontres, passent à l’action en mutualisant leurs moyens financiers, matériels et militaires. A commencer d’abord à doter les forces de sécurités des différents pays, d’armements de pointes, pour faire face à la menace et avec un service de renseignement opérationnel. Les populations qui ont besoin d’être rassurées n’attendent que ces mesures qui tardent à voir le jour. Les dirigeants africains doivent donc prendre leurs responsabilités car si rien n’est fait dans ce sens, la lutte  contre le terrorisme en Afrique restera un vain mot.  

Abdoulaye BALBONE
Balbone.abdoulaye@yahoo.fr


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