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Galian 2016 :"Le journalisme peut procurer de vrais moments de bonheur"

15/06/2016
16:40

La 19e édition des prix Galian se tiendra demain, vendredi  17 juin 2016, à la salle des Banquets de Ouaga 2000. Pour cette édition, le journaliste émérite, co-fondateur de la Radio Salankoloto, Roger Nikièma en sera le président d’honneur. Retour sur, son riche parcours d’expériences…

 Passionné de la radio et de la presse, Roger Nikièma est l’un des doyens de l’univers médiatique burkinabè. Journaliste émérite, il a marqué pendant des décennies le monde de la presse. Dès l’école primaire, il s’est « amouraché » pour le métier de journaliste. Et sa passion l’a conduit à Paris, dans la capitale française pour  des études journalistiques.Il a également eu droit à une formation de qualité au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar au Sénégal, au Centre de formation de journalisme de Khool, en Israël, etc.  

Son retour, dans son Faso natal, va marquer un déclic dans sa brillante carrière. A la radiodiffusion de Haute-Volta où il fut ses premières armes, il est nommé, dès 1958, chef des informations. Puis directeur de la Radio nationale, de 1967 à 1969, avant d’occuper, de 1985 à 1987, le fauteuil de directeur de la Télévision nationale. 

De 1976 à 1984, il met temporairement le micro entre « parenthèses » pour aller servir comme chef du service de presse de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEAO), qui avait alors son siège dans la capitale burkinabè. Son amour et sa dévotion pour la radio et le travail bien fait, l’ont fait découvrir le monde. « J’ai connu quatre continents à l’exception de l’Australie. L’information m’a réussi. 

Le journalisme peut procurer de vrais moments de bonheur », dit-il fièrement. Il garde toujours en mémoire les interviews réalisées avec les personnalités des hauts sommets des Etats africains et asiatiques. On peut citer, entre autres, les présidents Maurice Yaméogo de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), Félix Houphouët Boigny  de la Côte d’Ivoire, Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Gnassingbé Eyadema du Togo, le président du Vietnam, Bao Dai ( ndlr : au pouvoir lors de la guerre contre les Etats-Unis). 

La voix de Roger Nikièma a eu véritablement de la popularité auprès de la jeunesse de l’époque, mais aussi des fonctionnaires et des politiques. Il avait le secret pour captiver son auditoire et transmettre efficacement son message.  

Un journaliste de renommée

 Cela lui a valu, même pendant sa retraite, de continuer à «bosser» pour des radios internationales, telles que Radio France internationale (RFI), la Deutsche Welle (la voix de l’Allemagne), Radio Nederland et la British broadcasting corporation (BBC).  

Après plus de 30 ans de carrière bien remplie, il est admis à la retraite en 1988. Des moments de mésaventures, il en a connu dans l’exercice de son métier. Il garde toujours en mémoire l’atterrissage à rebonds, en 1962, de son avion à Paris et le vol inaugural en 1963, de la compagnie Air Line qui a failli tourner au vinaigre à Koudougou. «Le vol inaugural devait se faire entre Ouagadougou et Koudougou. J’étais dans le cockpit avec le président Maurice Yaméogo. Ce dernier a pris la manche de l’avion et la maniait. Soudain, nous sommes entrés dans une ligne de haute tension à Koudougou. Un grand bruit s’est fait entendre dans l’avion. L’engin a commencé a piqué vers le sol. C’était la panique partout.

 Le pilote a arraché la manche aux mains du président pour reprendre le contrôle de l’avion. Le président a fait preuve d’une sérénité inimaginable. Il n’a même pas paniqué. Il était assis comme si de rien était. Cela a failli nous coûter cher », se souvient l’octogénaire. Le premier président du jury des prix Galian et inspirateur de l’appellation « Galian » qui signifie en langue mooré « animateur »,« organisateur »,« tambour », « batteur »… ne s’est jamais lassé d’apporter sa touche particulière à l’épanouissement de la jeune génération. Et depuis 1996, président directeur général de la Radio Salankoloto, commandeur de l’Ordre national, Roger Nikièma s’est vu de son vivant attribuer une rue en son nom. Il s’agit de la précédente rue 11.34 de l’arrondissement de Baskuy, sise au côté Est de l’église de Kologh-Naaba, quartier Ouidi. Pour lui, c’est un grand honneur que le conseil municipal de Ouagadougou, lui a fait.  



Un homme pétri de talent  C’est donc un homme pétri de talent et fin connaisseur du monde de la presse burkinabè que le comité d’organisation de la 19e édition a décidé de choisir comme président d’honneur des prix Galian. Honneur, reconnaissance…sont les mots du doyen Nikièma pour qualifier cette marque de considération qui lui a été faite à lui et à ses collaborateurs. Il est convaincu que les prix Galian ont pour objectif de donner du rythme aux journalistes, de les accompagner quotidiennement dans leur travail. 

L’objectif recherché étant de positionner les productions journalistiques et le paysage médiatique burkinabè parmi les meilleurs de la sous-région. Il concentre ainsi dans sa symbolique autour du rôle et de la place du journaliste dans la société. Il invite le journaliste à côtoyer quotidiennement les cimes du professionnalisme. Pour lui, deux entités constituent le journaliste : la formation doctrinale et technique. 

« Les journalistes ne font pas suffisamment cas de leur niveau  dans leurs productions », regrette-t-il.    Pour lui, la jeune génération de journalistes doit se démarquer des comportements inciviques (la recherche du gombo, les pratiques qui ternissent son image…) et privilégier le professionnalisme. C’est à ce prix selon lui, qu’ils seront les portes-flambeaux de la presse  burkinabè qui a beaucoup évolué au fil des ans. « Beaucoup d’eau à couler sous les ponts. Aujourd’hui, nous avons plusieurs titres de journaux, des radios et télévisions. Et, ils doivent travailler pour maintenir le cap du professionnalisme ». 

A 75 ans, père de six enfants, M. Kaboré est toujours très actif. Il consacre ses week-ends et temps libres à sa vingtaine de petits-enfants, tout en gardant encore une oreille attentive sur les émissions de Radio Salankoloto. En plus de la radio, l’homme voue également une grande passion pour l’écriture.

 Le rêve de devenir un grand écrivain, qu’il caressait pendant ses études secondaires s’est aussi réalisé. Il a réussi à publier son roman : « Dessein contraire » (roman), à l’imprimerie Presses africaines, en 1966, « Les adorables rivales » suivi de « Le soleil de la terre » (nouvelles) aux éditions C.E.L. de Yaoundé en 1971, « Le rêve de Macalou » (poésie) à l’Institut culturel africain de Dakar et « Mes flèches blanches » (poésie pour enfants) à l’imprimerie des Presses africaines de Ouagadougou en 1981. Son roman intitulé : « L’hier de Koss-yam » est paru en 2012.

Abdel Aziz NABALOUM

emirathe@yahoo.fr


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