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Chronique : Amour et religion, à quand l’union ?

10/07/2016
11:37

Ça est y, j’ai rencontré la femme de ma vie ! Et je suis prêt à lui consacrer toute ma vie. Cette fois-ci c’est la bonne, la vraie, la plus belle perle du siècle. De sa démarche de funambule à son regard électrique qui électrocute, en passant par son sourire contagieux, c’est une « bombe à fragmentation » aux rondeurs tracées au compas. C’est une « Femme de destruction massive » (FDM). Même la Joconde n’a pas assez de rotondes pour rivaliser de beauté avec ma « calamité » préférée. C’est le prototype même de l’esthétique, l’archétype de l’unique, le moule parfait du genre féminin. Comme c’est bon de cramer dans les flammes de son charme ! Pour une fois, moi aussi j’ai le cœur qui bat et cette fois-ci, point de débat, à bas les jaloux et autres loups aux abois. A la prochaine Saint Valentin, je ferai le plein et je foncerai vers un autre destin. Loin des pétrins et autres pépins, je resterai serein. Le 14 février prochain, je prendrais part à la course des lévriers du cœur. Je battrai campagne pour l’amour et rien que l’amour. Je crierai trois fois sur tous les toits ma foi et ma joie et tant pis pour les rabat-joie aux desseins sournois. 
Avant-hier, ils m’ont fait chasser ma féline concubine avec leurs combines. Qu’est-ce qu’on n’a pas dit sur elle ? De la luciole qui attire à la frivole qui vole de porte à porte en passant par celle qui racole et « se gnole », j’ai fini par voir en elle la camisole de force. Je l’ai mise dehors avec une partie de moi de seulement trois mois. Mon meilleur ami m’avait conseillé de la limoger, de m’engager avec une plus âgée pour atteindre mon apogée. La dragée fut amère. Pour ma mère, sa démarche n’était pas « conventionnelle » pour faire d’elle une épouse traditionnelle digne. Elle a eu raison de notre liaison et le jour du départ de ma femme, elle lui a déclamé une oraison de pendaison avant de maudire la couvaison de ses entrailles. Elle a même osé renier le fruit cru de ma semence et traité mon sang de toutes les tares. Je l’ai perdue à contrecœur.
Hier, celle qui m’avait aidé à panser mes blessures mal cicatrisées s’est vue elle aussi vite marginalisée par ma famille. Elle a commis le péché d’appartenir à une religion autre que la mienne. Pour mon père, le seul repère en quoi l’on espère et prospère est celui qui passe par le Père céleste. Pour mon improbable futur beau-père, il n’y a point de salut en dehors d’Allah le Père de l’univers. Finalement, la guerre des Pères a fini par briser nos cœurs et notre histoire d’amour sans frontière. Au nom du Dieu unique et miséricordieux, nos deux pieux pères-repères ont séparé le bien du mal. Je ne savais pas qu’au nom de la religion, on pouvait à l’unisson mettre fin à une union. Un « mécréant » ne peut pas convoler en justes noces avec une fervente croyante et entrer au paradis. Un fidèle croyant pratiquant ne peut pas épouser une âme sceptique et hérétique sans foi ni loi. Entre la Croix et le Croissant, il y a souvent des tournants et des versants mal éclairés et la vérité est parfois une histoire de pile ou face. Entre le Christ et Mohamed, il y a trop de connaisseurs, trop d’illuminés à la lanterne diffuse. 
Mais si la tolérance et l’amour tant prônés de part et d’autre étaient vraiment partagés, il y a longtemps que j’avais dit oui à ma douce moitié de l’autre rive. Hélas, la religion a dit non. Aucun homme ne peut forcer la main de Dieu pour demander celle d’une femme impie. Aucune femme ne doit transgresser sa religion en allant se blottir contre le « diable » dans une autre religion, aussi révélée soit-elle. C’est ainsi qu’ils se marient entre eux en lorgnant les autres dans « l’axe du mal » et en se vantant d’être des croyants pratiquants pur-sang, bénis de Dieu. L’incompatibilité religieuse dans les projets de mariage est un grand barrage, une triste réalité. Et Dieu seul sait ce que les « champions de la foi » font de son saint nom. Où est donc passé le dialogue inter-religieux dont on parle tant ? Quand je vois le Cardinal à la mosquée et l’Imam à l’église, je me sens déjà au paradis. Mais pourquoi le message ne passe toujours pas ? Pourquoi au fond, la réalité est tout autre ? Rien ne sert de « prendre le maillot » à l’église ou à la mosquée, si votre fille ou votre fils subit le véto de votre égo perso. Rien ne sert de vouer un amour sincère à l’enfer au nom d’une religion de pardon. Depuis que la religion m’a arraché le cœur avec les « griffes » de la « foi », je cherche toujours ma voie. Depuis, je crie sur tous les toits le nom de ma nouvelle conquête en espérant que cette fois-ci, Dieu lui-même me dira de quelle religion il est. En espérant que cette chronique ne subira ni lapidation ni autodafé, « Père, Allah, pardonne-nous, car nous n’avons toujours pas encore compris » !


Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr





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