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Couture : ’’Mes confections se vendent elles-mêmes’’, dixit Georges Bouda

14/07/2016
11:15

Georges Couture, sis au secteur 17 de Ouagadougou, à quelques encablures du Centre médical avec antenne chirurgical (CMA) de Pissy fait parler de lui. De nombreuses ouagalaises connaissent cet atelier émergeant du fait de la qualité de ses produits qui se veulent plus classes. Ensembles tailleurs, robes de mariée, toute création à base de tissus et pagnes tissés constituent la spécialité de ce mordu de la couture dame.

Georges Bouda, 37 ans, a pris des grades dans le milieu de la couture, métier qu’il a embrassé en 1985. A force de persévérance, le jeune couturier, père d’un enfant, est aujourd’hui propriétaire de l’atelier«Georges couture», situé au quartier Pissy de Ouagadougou.

 

Ce maître du ciseau qui fait, aujourd’hui, le bonheur de ses clients n’oublie pas pour autant comment il a commencé. «Un jour, le propriétaire d’un atelier situé à proximité de la concession familiale a sollicité auprès de mes parents mon aide pour fixer des boutons de quelques tenues, qu’il venait de confectionner.C’est ainsi que je suis venu à la couture», se rappelle Georges.

 

Il a même abandonné ses études après son certificat d’étude primaire (CEP), faute de moyens. Très ambitieux, il se familiarise très rapidement avec les BA BA, du métier pour lequel il prend progressivement goût. La soif d’apprendre l’amène à explorer d’autres maisons de couture, notamment celles appartenant à des Burkinabè à cheval entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso en vue de parfaire ses connaissances.

Un choix motivé, souffle le couturier, par la renommée que le pays de Felix Houphouët Boigny s’est taillée à l’époque, dans le domaine de la couture, dans la sous-région. «Zongo confection» à Paglayiri, ou «Aicha couture» à Ouidi, sont entre autres, les adresses où Georges Bouda, dit avoir fourbi ses armes.

Après plus d’une décennie d’apprentissage et de formation, l’idée d’ouvrir son propre atelier, effleure l’esprit du créateur. Mais, affirme-t-il, des problèmes de moyens financiers m’ont contraint à revoir mes ambitions. Et c’est en avril 2010 que Georges Bouda a lancé sa maison de couture qui ne cesse de conquérir le cœur de la clientèle.

                                           Amour du métier

Un succès que le maître tailleur met à l’actif de ses nombreuses années d’apprentissage et surtout à son amour pour le travail bien fait. «Mes patrons me sollicitait beaucoup, car j’aimais le travail bien fait et le design. Aussi, à l’époque, beaucoup de couturiers ne maîtrisaient pas la coupe et le montage des robes de mariée et des ensembles tailleurs pour dames», confie Georges Bouda qui précise qu’il s’est beaucoup investi dans le domaine afin de se perfectionner.


«De nos jours, je peux dire que je suis comblé. J’ai beaucoup appris et je maîtrise les différentes facettes du métier», fait-il remarquer. L’originalité des créations de Georges résident dans le fait qu’elles sont faites à partir d’un mélange de tissus et de pagnes tissés. Appréciant les tenues exposées à la vitrine, certains hommes, n’hésitent pas, confie le couturier, à orienter leurs épouses vers lui.

L’intérêt et la renommée du jeune couturier s’expliquent également par sa double casquette de styliste-modéliste.«Je cherche toujours à connaître d’abord les goûts de mes clientes afin de leur proposer certains modèles», indique-t-il. Une qualité confirmée par certaines clientes. «Georges fait son boulot avec passion. Il lui arrive de proposer des modèles qui me conviennent. Quand je porte une tenue confectionnée par lui, les gens apprécient bien et demandent souvent son contact», témoigne une de ses clientes, Barkissa Silga, comptable dans une société de la place. Elle dit trouver satisfaction auprès du styliste.

Il en est de même pour Mme Elise Sawadogo dont la première rencontre avec le couturier remonte aux années de son apprentissage. « J’ai connu Georges chez Aicha couture où il travaillait comme apprenti.», souligne-t-elle. Avant de renchérir qu’elle ne fait pas de doute sur l’avenir prometteur de son couturier vu le talent et sa passion pour le travail bien fait.

Grâce à son savoir-faire, son accueil et sa disponibilité, sa renommée a franchi les frontières du Burkina Faso, avec une clientèle venant de Côte d’Ivoire, Belgique, France et Suisse. «Quand un produit est de qualité, il fait parfois sa propre publicité et c’est le cas de mes confections», se réjouit M. Bouda.

                                  Styliste, modéliste et couturier

Malgré le succès, Georges fait preuve d’humilité et affiche une ambition claire et des défis à relever. «Mon souhait, est d’arriver à m’imposer en vulgarisant mes créations avec le pagne tissé estampillée Burkina, en l’occurrence le Faso dan fani », fait-il savoir.«Au début, j’ai eu des couacs avec certaines clientes qui m’ont fait des reproches sur la qualité de mes doublures sur les pagnes. Ces doublures n’étaient pas, selon elles, de bonnes qualités. J’ai trouvé après vérification sur le marché qu’elles avaient raison, et j’ai immédiatement changé», a-t-il confié.

Interrogé sur son chiffre d’affaire, Georges Bouda se contente de rassurer qu’il arrive à satisfaire les besoins de sa famille et honoré régulièrement le salaire de ses 13 employés.

Des ambitions, M. Bouda en a pour son entreprise. Il envisage, s’il venait à avoir les moyens, de participer à des défilés de mode avec les pagnes tissés. Il nourrit l’espoir de voir l’Etat soutenir les artistes dans le but d’exporter davantage la culture et le savoir-faire burkinabè. Car, dit-il, le pays dispose de célèbres créateurs qui font preuve de professionnalisme.

Aissata BANGRE

 

 




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