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Moi, je suis Balolé!

21/07/2016
20:08

Après l’attentat contre Charlie Hebdo, tout le monde  a dit : « je suis Charlie !». Après celui de Ouagadougou, tout le monde a crié : « je suis Ouaga ! ». Et après l’horreur de Nice, nous étions tous Nice ! Pendant ce temps, un massacre, non, une Shoah, non, un génocide était en cours contre la race asine dans une usine assassine de Balolé. Et au vu et au su de tous. Personne n’a osé dire : « je suis âne » ou « je suis Balolé ».Non, moi, je suis âne et je reste âne jusqu’à ce que la République ait ma peau. Je suis âne jusqu’à ce que la République se rende compte que ce n’est pas seulement à Balolé que ça sent mauvais. Combien de Balolé sont disséminés autour de nous ? De la mine au cyanure qui creuse sans s’arrêter et nargue les autochtones empoisonnés en passant par l’opérateur économique qui suce le sang de l’ouvrier, il n’y a pas qu’à Balolé qu’on meurt sans sa peau. Notre hospitalité légendaire est devenue une banalité lapidaire. Un Chinois peut prendre en otage un Burkinabè au Burkina et il n’y aura rien ! Arrêtez de chinoiser, on ne chine pas avec ces genres de chinoiseries et je ne raconte pas des âneries. 
Nous les avons laissés faire jusqu’à ce que l’âne pourrisse et nous embaume. Mais à Balolé au moins, leur peau sert à quelque chose. Moi, je n’ai jamais su à quoi sert la mienne. Je ne suis pas du tout bien dans ma peau. Maintes fois, j’ai failli laisser ma peau au service de la République. Plusieurs fois, j’ai été tourné en bourrique. Je suis mal dans ma peau quand je me mets dans la peau de tous ces ânes dont on fait la peau, juste pour leurs peaux. Dans la République aussi, il y a le « syndrome de Balolé » et nombreux sont les « ânes » qui se font « baloler » avant d’être tannés vivants. Dans la République, les ânes qui ne vendaient pas chère leurs peaux ont fini par rejoindre le « camp de Balolé ». Parce qu’à Balolé, on se vend comme un âne, on se fait acheter comme un âne et on finit toujours comme un âne. Quand vous sortez vivant de Balolé, vous pouvez faire peau neuve, mais vous ne servez plus à rien, car vous en ressortez sans pelage, sans votre peau d’origine. Quand vous vous échappés de Balolé, vous êtes dépigmentés et bariolés à vie. Vous n’avez plus d’identité ! Même les zèbres se méfient de vous, parce que vos rayures ressemblent plus à des ratures. Vous pouvez vous faire tirer et cirer la peau pour rejoindre le troupeau d’ânes et tromper la meute meurtrie. Vous ne ressemblerez à aucun âne d’aucune espèce ! Parce que les ânes marchent toujours ensemble ; seul à Balolé, ils meurent comme des «ânes». Regardez ceux qui ont refusé de répondre à l’appel de Balolé ! Ils ont presque tout perdu, sauf leur peau. Mais peut-on n’avoir que la peau sur les os et rester un bon âne ? Doit-on être comme l’âne de Buridan ? Très souvent, j’ai voulu faire l’âne pour avoir du son, mais à quoi bon ?Mais rien ne sert de tourner autour du pot. Un âne qui tient à sa peau ne se laisse pas trimballer à Balolé, même de force. A fleur de peau, il sauve sa peau.
Ce qui s’est passé à Balolé est un crime contre le droit des ânes à disposer de leur peau. Ce qui s’est réellement passé trouve sa raison dans l’histoire du pot de terre contre le pot de fer. Un âne reste un âne ! Si seulement à Balolé, il y avait au moins un groupe d’autodéfense à la peau dure ! Qui a donné l’autorisation aux « rapaces » d’atterrir ? A qui profitait le crime ? 45 mille ânes abattus en moins de six mois. C’est gros, c’est trop ! Mais restez zen, ce ne sont que des ânes. L’homme est un loup pour l’âne ! Finalement, je suis têtu comme un âne et cette chronique peut ressembler au coup de pied de l’âne. Cette chronique est faite de cassis à dos-d’âne. C’est pourquoi, je suis passé du coq à l’âne. D’ailleurs, c’est à dos d’âne qu’elle a été écrite. Pardonnez-moi, si mes âneries vous prennent par la peau du cou. Même si un âne ne coûte pas la peau des fesses, reconnaissons qu’il reste le compagnon séculaire d’une humanité ingrate. Après les ânes, à qui le tour ? Comme dit une sagesse chinoise : « Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux du malheur de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux ». Hélas, chez moi, ils ont déjà éclos et volent vers d’autres nids, et sur la même tête.


 Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr



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