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Pouls de la cité : La lenteur administrative, l’éternelle tare qui gangrène les services publics

18/08/2016
18:03

Peut-t-il exister un jour où les usagers seront satisfaits des services publics, notamment dans les services hospitaliers où les patients doivent attendre des heures pour espérer une consultation ? Situation encore rendue pire par l’introduction de la gratuité. Ou encore, dans les services administratifs où il faut souvent user ses semelles pour avoir la chance (encore plus que le droit) d’obtenir le traitement de son dossier. Eternelle rengaine, cette lenteur administrative est chronique à telle enseigne qu’elle plombe le bon fonctionnement de l’administration burkinabè. Les travailleurs burkinabè exécutent leurs missions selon leurs humeurs. Non contents d’être improductifs, ils sont par contre les premiers à se jeter dans la rue pour décrier à cor et à cri leurs mauvaises conditions de travail. Pire, les moyens de l’administration sont très souvent utilisés pour servir des causes individuelles au détriment même de la bonne exécution des missions administratives. Paresse, démotivation, mauvaise volonté, affairisme, absentéisme… les tares sont illimitées et nul fonctionnaire ne peut se targuer de ne pas en être touché. Les justificatifs foisonnent également : « ce n’est pas le champ du papa de quelqu’un », « les salaires sont misérables », « on se sait », « on est venu en détail »… et chaque année, des milliards de Francs CFA sont gâchés au rythme du comportement «mouta mouta » des fonctionnaires. Combien de vies auraient pu être sauvées, de projets exécutés ou de services rendus, si la conscience professionnelle était au-dessus de tout intérêt égoïste ? Las d’en appeler à une prise de conscience individuelle, c’est vers les autorités qu’il convient de se tourner afin qu’elles tapent du poing sur la table. Ce sont elles qui seront jugées sur les résultats et la bonne marche de la machine administrative, puissant moteur de développement. A l’heure où avoir du boulot donne l’impression de décrocher une place au paradis, l’incompétence s’avère intolérable. Pourquoi rechigner à faire ce qu’on a recherché par toutes les voies possibles ? Mais à l’analyse, c’est le système même de la Fonction publique qu’il convient de changer. En effet, la gangrène de la lenteur administrative perdure parce qu’il est un fait que l’administration publique ne licencie pas pour incompétence. Il y a donc lieu que la Fonction publique fonctionne comme au privé afin que tout travailleur mérite chaque centime de son salaire !


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