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Pouls de la cité : Maisons d’arrêt et de correction: pensons aussi aux bébés "prisonniers" !

18/08/2016
18:09

Dans son numéro 8225 en date du mercredi 17 août 2016, le quotidien Sidwaya décrit, dans un grand reportage, les dures conditions de vie des nourrissons en compagnie de leurs mères prisonnières, sous le titre : «MACO : des bébés ‘’prisonniers’’, malgré eux ». L’article  relate de bout en bout, le quotidien misérable  de ces enfants, obligés de consommer la nourriture pour adultes. Pour qui connaît la qualité, (à tort ou à raison !), parfois douteuse des repas distribués aux pensionnaires de nos maisons d’arrêt, on imagine aisément les conséquences de telles collations sur la santé des enfants, déjà mis en difficulté, de «bouffer » de la nourriture destinée aux grandes personnes. Comme on le sait, les remises de dons aux prisonniers de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) sont légion. Ce qui est louable et même à encourager. Cependant, il  est grand temps que toutes ces «bonnes volontés » songent désormais à inclure dans leurs dons, de l’alimentation, des effets d’habillements, des jouets et des produits d’entretien pour bébé.  En plus de se mettre à la tâche pour accélérer le jugement de ces «mères prisonnières », il revient également au législateur de trouver une formule pour permettre à ces « bébés prisonniers, malgré eux » de connaître un meilleur sort. Il ressort, en effet, dans le reportage en question, que ces «mômes» n’ont aucune existence juridique et légale au sein de ces prisons, si bien qu’il est difficile pour les autorités de se pencher sur leur cas. Soit. En attendant, dans un élan d’humanisme, les autorités politiques peuvent déjà envisager la construction de garderies et doter l’infirmerie, d’un service pédiatrique au sein de ces établissements pénitentiaires. Ou encore faire appel à des orphelinats, des maisons d’accueil pour recevoir ces «bambins» en attendant un hypothétique jugement ou libération de leurs mères. Cette dernière solution est la conséquence du refus inhumain (selon l’article de presse) de certains proches, d’héberger les enfants de leurs parentes incarcérés. Où sont passées l’entraide, la solidarité et l’hospitalité, des valeurs si propres à nos sociétés ? En conclusion, il est paradoxale et même incompréhensible de lutter à l’extérieur contre la délinquance juvénile, le phénomène des enfants dans la rue, quand on forme sans le savoir, d’autres futurs marginaux et déviants en maintenant, « injustement », d’innocents enfants dans des prisons. A bon entendeur…



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18/06/2017 20:25
11/06/2017 19:59
 

 



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