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L'autre regard : Il faut barrer la route aux fossoyeurs de l’éducation

24/08/2016
18:37

S’il y a une période redoutée par les parents d’élèves, c’est bien la rentrée scolaire avec sa cohorte de casse-têtes. Les multiples sollicitations comme les demandes de place, les frais de fournitures et de scolarités sont autant de défis auxquels les parents sont confrontés. 

Ainsi, certaines familles prises dans la tourmente, car ne sachant pas à quel saint se vouer, sont prêtes à courber l’échine devant toutes sortes de propositions dans le but d’assurer un avenir meilleur à leur progéniture. Une situation exploitée par certaines personnes qui voient-là une occasion pour elles de fructifier leurs affaires et autres deals. Pour s’en convaincre, il suffit de voir comment les établissements d’enseignement, du préscolaire au supérieur en passant par les écoles professionnelles, poussent comme des champignons dans les centres urbains. Et le comble, bon nombre d’établissements sont sans documents légaux. Certains de leurs responsables, guidés par le souci de réaliser un retour rapide sur investissement, n’hésitent pas à faire de la publicité mensongère dans l’optique d’appâter les parents d’élèves. Les frais de scolarités proposés par ces «chasseurs de primes» ne sont pas soumis à une réglementation, laissant la porte ouverte à toute sorte de spéculations. Pendant ce temps, les populations qui croupissent sous le coût de la vie chère ont du mal à faire face aux frais de scolarités exorbitants. En plus de cela, elles sont laissées à la merci des personnes qui entretiennent un réseau d’arnaques autour des places dans les établissements aussi bien publics que privés. Ces dernières, en complicité avec des responsables d’établissements, n’hésitent pas à demander un pourcentage aux parents dans le but de garantir une place à leurs enfants. Et que dire des familles qui, en permanence, contractent des prêts pour assurer la scolarité de leurs protégés, mais qui en fin de compte se retrouvent avec des diplômes ne permettant pas de décrocher un emploi. Face à ces multiples équations, les autorités sont régulièrement interpellées, mais celles-ci peinent à trouver la clé du salut. Les années se succèdent et les problèmes ne font que s’accumuler. Les mesures prises par le gouvernement pour sauver les meubles ont du mal à prospérer. La refondation, le Plan décennal de développement de l’éducation de base (PDDEB), le Continuum, la gratuité de l’enseignement de 3 à 16 ans, le système Licence-master-doctorat (LMD), etc ; sont autant de réformes entreprises, mais leurs impacts positifs sur le terrain se font toujours attendre. La situation est assez préoccupante si bien que le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), a tenu du 19 au 21 août 2016, une convention qui a réuni  les universitaires et autres experts membres du parti avec pour ambition de dégager des solutions aux maux qui gangrènent le système éducatif burkinabè. Des difficultés structurelles, le manque de vision de la part des dirigeants, la mal gouvernance et l’inadéquation des offres de formation, sont autant de tares recensées par les cadres du MPP. Pour les éradiquer, le coordonnateur de la convention, Jean Marie Dipama, pense à un plan opérationnel pour bâtir une réforme stratégique du système éducatif. De toute évidence, des mesures vigoureuses doivent être prises pour stopper cette déchéance de l’éducation burkinabè. En la matière, il n’y a pas de solution miracle, encore moins mille solutions. Il s’agit là d’une question de volonté politique, à commencer par le rehaussement significatif du budget alloué à l’enseignement à l’instar des «tigres asiatiques» qui ont su investir dans l’éducation pour booster leur développement. Cela passe aussi par un assainissement impératif du secteur éducatif en barrant la route aux fossoyeurs de l’éducation.

Abdoulaye BALBONE
balbone.abdoulaye@yahoo.fr


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