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Transplantation d’organes: la Turquie expose son savoir-faire aux journalistes

02/09/2016
11:40

 Le Réseau international de transplantation d’organes a organisé du 17 au 19 août 2016 à Istanbul,  un atelier sur la transplantation et don d’organes au profit des journalistes africains. Des centres spécialisés en tourisme médical, visités, possèdent de la haute technologie et offrent des transplantations du cœur, du foie,  du rein,  de pancréas prélevés sur des vivants ou des cadavres humains. 

« Tourisme médicale », est le nouveau terme qui émerge dans le monde de la santé en Turquie.  En effet, ce pays à cheval entre l’Europe et l’Asie fait la promotion du tourisme médical dans ces grands centres de santé comme « Memorial », « Acibadem » à Istanbul et « Kent » à Izmir, la 3e grande ville du pays. Avec un plateau technique très performant, ces centres ont une renommée internationale dans le domaine de la transplantation des organes : le foie, le rein, le cœur, le pancréas, etc. Ces hôpitaux sont construits comme des hôtels avec des chambres et des restaurants. Le groupe « Memorial » dispose de 1300 lits avec 60 salles d’opérations.    Quant à ACIBADEM, il est un centre hospitalo-universitaire de référence en matière de transplantation d’organe depuis 1988. En Turquie, la plupart des transplantations se font avec « des organes donneurs vivant (70 à 80 %), des donneurs d’organes de cadavre sont faibles », selon le Pr Remzi Emiroglu de Acibadem, l’un des meilleurs transplanteurs d’organes. Ce professeur depuis 1988 a, à son compte plus de 500 cas de transplantation. « Nous opérons  des adultes de 70 ans, mais aussi   des bébés. Nous sommes capables de faire la transplantation d’organes au nouveau-né. Le taux de succès de la transplantation du foie est de 99 % », affirme-t-il. L’hôpital Kent situé dans la 3e ville est aussi spécialisé dans les transplantations, mais ouvert aux habitants de la région de Izmir, mais également aux  étrangers. Le pays compte 78 centres de transplantation d’organes du rein et 38 autres du foie. Pour ces deux organes, le donneur donne soit un rein (et vivra avec un seul rein) ou s’il s’agisse du foie 30 à 40 % du volume dudit organe. En Turquie, les organes turcs ne sont donnés exclusivement qu’aux turcs. Le coût de la transplantation est supporté par l’Etat notamment, la sécurité sociale. Un étranger par exemple un burkinabè qui voudrait se faire transplanter un organe devrait faire le déplacement  en Turquie avec son donneur, un accompagnateur et cela pourrait lui coûter plus de 20 millions de F CFA. Le pays fait beaucoup de sensibilisation pour que les Turcs vivant ou cadavre acceptent donner les organes.  Chaque année, a en croire le Pr Emiroglu,  3000 transplantations d’organes sont réalisées au sein d’une population de plus de 79 millions. La plupart des dons se fait par les membres de la famille et là aussi, il faut qu’ils soient compatibles. Par exemple pour le foie, 1000 personnes attendent un organe d’un donneur vivant ou d’un cadavre en Turquie.

Un cadeau pour la vie 

«J’ai commencé à vivre avec un rein que ma sœur m’a donné », témoigne Banuhan Ipekoz.  Son père n’a pas eu cette chance dans les années 1980. Décédé à l’âge de 44 ans, il a passé sa vie  dans les hôpitaux pour des dialyses.   Des années plus tard soit en 2014, sa fille ainée, suite à une perte de poids, l’analyse a révélé qu’elle souffrait aussi une insuffisance rénale. Et son médecin traitant lui recommande une transplantation. Sa mère âgée de 75 ans et sa petite sœur se prêtent volontaire pour lui offrir un des leur. Le médecin a préféré le rein de  la petite sœur. « Grace à ma famille, j’ai été transplanté. Je me porte bien et je vie normalement. J’ai 49 ans et j’espère vivre 89 ans », confie Banuhan Ipekoz. « Les gens m’ont dit que c’est une opération risquée. Ils ont tenté de me décourager, mais c’était un devoir pour moi de sauver un membre de la famille », conclu la donatrice Benguman Ipkoz.

 Boureima SANGA
De retour de Turquie


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