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Ne pas trahir l’esprit de la résistance populaire

14/09/2016
21:02

La date du 16 septembre 2015 restera toujours gravée dans la mémoire des Burkinabè. L’on se souvient que des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), avec à leur tête le général Gilbert Diendéré, tentaient un coup de force contre les organes de la Transition issus de l’insurrection populaire ayant conduit au départ du président Blaise Compaoré. Une remise en cause de l’ordre normal avait suscité une réaction historique du peuple burkinabè et de certaines organisations de la société civile et formations politiques. En effet, l’appel à la grève générale décrété par l’Unité d’action syndicale sur toute l’étendue du territoire national a été l’élément déclencheur de la résistance saluée par le monde entier. Cette réaction rapide des populations et la descente sur la capitale des éléments des forces de défense des garnisons de l’intérieur du pays ont déstabilisé la tactique des putschistes. Le dos au mur, le général putschiste n’a eu d’autre choix que de négocier sa reddition, abandonnant ainsi son plan machiavélique. Détenu depuis lors avec des personnes soupçonnées de l’avoir accompagné dans ce projet funeste, il attend son jugement par la justice militaire. Un an après, l’institution judiciaire en charge du dossier est plus que jamais sous les feux des projecteurs. Les familles des victimes qui pensaient à un jugement dans de meilleurs délais ont vite désenchanté. Elles qui s’interrogent sur les mobiles des libérations en cascades des personnes interpellées dans le cadre du coup d’Etat raté. Même si la justice a un autre son de cloche concernant ces libérations, le balbutiement auquel elle s’est livrée montre à souhait que le peuple est en droit d’émettre des réserves quant au dénouement heureux des dossiers.  En effet, la Cour de cassation a semé le doute dans l’esprit des populations en rendant deux décisions contradictoires le même jour concernant le recours en annulation des mandats d’arrêt. Une décision de l’audience du matin lue publiquement rejetant le recours et une autre décision rendue publique le soir par des canaux non officiels infirmant la décision précédente. A cela s’ajoute cette affaire d’écoute téléphonique du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro,  et du général Djibril Bassolé,  qui apparaît comme une preuve supplémentaire que les choses évoluent en défaveur de la volonté populaire. La justice qui avait émis son souhait d’entendre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne sur ce sujet s’est confrontée à une muraille de Chine. L’Etat ivoirien opposant un non catégorique, préférant un règlement par voie diplomatique. Une solution qui semble satisfaire les autorités burkinabè, qui ont décidé de mettre sous boisseau cette affaire, obligeant du même coup la justice à faire face à un dilemme : libérer le Général Bassolé où le maintenir en cellule tout en sachant que le garder en détention sans une autre charge serait un déni de justice, et le libérer pourrait susciter la colère des populations. Plus les jours passent, plus la justice se trouve dans une situation inconfortable. Consciente d’une telle situation, elle avait annoncé le début des procès pour le dernier trimestre de l‘année 2016 sans un échéancier clair. Mais aux dernières nouvelles, des doutes planent sur la tenue de ces procès à la période indiquée. Un report en 2017 serait envisagé.  Doit-on rappeler que plusieurs dossiers sont en attente de jugement ? En plus de ceux du putsch manqué, il y a ceux des victimes de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et le dossier de l’attaque du dépôt d’armes de Yimdi, pour ne citer que les plus récents. L’évacuation de ces dossiers est une condition sine qua non pour un Burkina nouveau et les forces vives en sont conscientes. En témoigne leur appel à la mobilisation pour le premier anniversaire du putsch afin que le sacrifice du peuple ne soit pas vain. Il revient donc aux autorités judiciaires de ne pas trahir l’esprit de la résistance populaire en rendant justice aux martyrs de l’insurrection et du putsch.


Abdoulaye BALBONE
balbone.abdoulaye@yahoo.fr   





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