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Kabila s’en ira donc

11/10/2016
19:50

Alors que le débat sur la succession du président  congolais, Joseph Kabila, fait rage en ce moment, son indéfectible soutien,  le  ministre de la  Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé,  a levé le voile sur ses intentions.  Invité  le lundi  10 octobre 2016 au journal Afrique de TV5 Monde,  ce  ponte du régime, au verbe dur, a affirmé, que le chef de l’Etat  « respectera la Constitution » et  « ne se représentera pas »  à la future présidentielle, dont la date  se fait toujours attendre.  Le mystère s’est  donc épaissi, puisqu’à  défaut  du locataire du palais présidentiel, c’est  l’un de ses  fidèles lieutenants qui s’est employé à lever le doute  dans les  esprits.  Mais  ces  propos  ne  suffiront  pas  à dissiper  le  flou  politique  qui plane  sur les  vrais  ambitions du  général au physique bien bâti,  Kabila.  Les observateurs  les plus avisés  savent   qu’en  politique,   un fossé  existe toujours entre les paroles et les actes.  Cette  triste  vérité s’applique  à la situation  politique  actuelle en République démocratique du  Congo (RDC). La réalité allait se présenter autrement, si  le président Kabila ne donnait  pas l’impression  d’avancer  masqué.  C’est  bien le cas.  Pour  un chef de l’Etat frappé par la limite des mandats présidentiels,  son  attitude  laisse songeur. Le  premier aspect  intriguant,  c’est  l’acharnement  du  régime Kabila   contre   les  opposants  les  plus radicaux.   Le  « vieux loup »,  Etienne Tshisekedi, ou l’ex-gouverneur de la province du Katanga, le charismatique Moïse Katoumbi, pour ne citer que ces figures, en savent des choses. Campagnes de dénigrement, folle répression, pressions judiciaires,  tous les moyens  sont  utilisés  pour  neutraliser  les opposants,  comme  s’ils étaient  des empêcheurs de  tournants en rond  pour un président  pourtant  sur le départ.   Le dernier  acte en date  est  l’arrestation,  le dimanche 9 octobre, du secrétaire général   adjoint  de   l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS),  Bruno Tshibala,  à l’aéroport international de Ndjili, alors qu’il  était en partance  pour  la Belgique. Ce cadre du parti de Tshisekedi, par ailleurs porte-parole d’un regroupement de partis d’opposition, devra répondre des violences consécutives aux récentes manifestations anti-Kabila, si l’on s’en  tient  aux  explications du porte-parole du gouvernement. Mais  les proches de l’infortuné  n’entendent   pas  se laisser  intimider. Ils se disent   prêts  à  se   faire  tous  arrêter  pour la même cause.  Le  signe que  la capitale, Kinshasa,  pourrait  à nouveau s’embraser,  si  l’opposant  n’est  pas  libéré dans les prochaines  heures.  Une  concession que le camp présidentiel  pourrait  ne pas  faire, à voir sa détermination à  casser  ses  « ennemis »  déclarés ou tapis dans l’ombre. Le second aspect, qui donne à réfléchir, c’est le dialogue politique, instauré par  Kabila, pour  une « gestion consensuelle »  du pouvoir. Cette initiative, menée  sous  la conduite de l’ancien Premier ministre togolais,  Edem Kodjo,  bat  d’ailleurs de l’aile, en  plus de souffrir  de la non-implication de l’opposition radicale. Le bout du tunnel  semble  bien loin. L’Eglise catholique a suspendu sa participation aux négociations à la suite de la violente répression  des  récentes manifestations anti-Kabila, sans oublier les blocages liés au partage du pouvoir  entre majorité et opposition modérée.  Aux dernières  nouvelles,  l’ancien secrétaire général de l’ONU, Koffi Annan,  serait  pressenti  pour  remplacer  Edem Kodjo au charbon.  Soit ! Tout démocrate  digne  de ce  nom  milite  pour le dialogue en toute situation,  mais encore  faut-il qu’il  soit réaliste. On se pose moult  questions, au sujet  du dialogue  politique congolais en cours, ce  d’autant  plus que Kabila doit  tôt  ou tard, laisser  le fauteuil  présidentiel.  A moins qu’il ne veuille  tenir encore le gouvernail  pour quelques années. A ce propos, des soupçons  pèsent  légitimement sur lui.  Le fait  que Kinshasa peine à arrêter une date  pour  la présidentielle,  laisse perplexe  bon nombre de  Congolais,  pour  qui  Kabila  manœuvre pour rester à la tête de l’Etat, à ses risques et périls, vu l’adversité.  Le président  congolais  va-t-il  confirmer les propos de son porte-voix, Lambert  Mendé ?  C’est  ce que l’Afrique  attend  de lui, qui en est un  des  dignes fils.  


Kader Patrick KARANTAO
stkaderonline@yahoo.fr 



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