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5000 km de pistes rurales : Le Président du Faso donne le top de départ des travaux

25/10/2016
19:14

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a lancé officiellement les travaux de son programme d’aménagement de 5000 km de pistes rurales dans les 13 régions du Burkina Faso, le mardi 25 octobre 2016 à Absouya dans la province d’Oubritenga.

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est à pied-d’œuvre pour l’accomplissement de son programme quinquennal. En effet, le chef de l’Etat burkinabè a donné le top de départ des travaux d’aménagement d’environ 5000 km de pistes rurales dans les 13 régions du Burkina Faso, le 25 octobre 2016 à Absouya dans l’Oubritenga. Ce programme présidentiel qui s’étend sur cinq ans dont la première phase concerne 1374,409 km répartis sur l’ensemble des régions est une composante essentielle de l’axe 3 du Plan national du développement économique et social (PNDES), selon le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma. Cela consiste, à son avis, à développer des infrastructures fiables, durables et accessibles permettre la transformation structurelle de l’économie. A cet effet, a-t-il expliqué, les infrastructures rurales sont indispensables pour réduire la pauvreté, favoriser les échanges et la commercialisation des produits. « C’est sur cette base que mon département a élaboré un Programme national routier (PNR) couvrant la période 2016-2020. L’objectif principal du PNR est d’assurer une meilleure connectivité intérieure du pays pour permettre une réduction des coûts de production et des pertes substantielles de produits agricoles périssables et pour garantir un meilleur accès aux marchés et aux services sociaux de base et aux centres touristiques », a souligné le ministre. Ce programme de pistes rurales, a-t-il soutenu, contribuera à créer plus de 11 700 emplois au profit des jeunes et des femmes des zones de projet. Au titre de ces pistes, l’on peut citer, entre autres, Bassinko-Sourgbila (15 km), Douroula-Kossiri-Kassacongo (30 km), N’Dorolla-Kodouna-Kourouma (62 km), Zoungou-Wavoussé-Kuilmasga (46 km), Zorgho-Wayalgui V2-Nédogo-Mankarga-Bourma (37 km), Kantchari-Dagou (15 km) et Absouya-Bilgotenga (27 km). 

34,5 milliards de F CFA pour la phase 2016

Le coût total des travaux dans sa phase 2016 est estimé à 34, 5 milliards de F CFA, d’après le ministre Bougouma. Les travaux, a-t-il poursuivi, sont subdivisés en 43 lots avec une moyenne de 32 km par lot et un délai d’exécution qui varie de quatre à six mois en fonction des lots. 
Le type d’aménagement retenu est celui de piste améliorée de type B avec les caractéristiques techniques suivantes : la largeur de l’emprise est égale à 15 m, celle de la chaussée à 5 m, la vitesse de référence est 60 km/h et la couche de roulement est en graveleux latéritique de 15 cm d’épaisseur. Outre les travaux ci-dessus énumérés, le projet prévoit également la réalisation de forages et de travaux connexes (infrastructures scolaires et sanitaires). Le ministre des Infrastructures  a par ailleurs invité les entreprises retenues pour l’exécution des travaux au respect des délais prescrits et de la qualité requise. 
La gouverneure de la région du Plateau central, Nana Fatoumata Bénon/Yatassaye, a reconnu l’importance de ce programme présidentiel qui pourra soulager les populations. « Notre région va bénéficier d’environ 330 km de pistes rurales. Cela va améliorer la mobilité des personnes et des biens et faciliter l’accès des populations aux infrastructures socio-sanitaires », a-t-elle signifié. Le maire de la commune de Absouya, Guéssian Sawadogo, quant à lui, a salué l’initiative du président du Faso qui va désenclaver en partie sa  commune. En marge de cette cérémonie de lancement, le chef de l’Etat a échangé avec les forces vives de la région du Plateau central. 

Kowoma Marc DOH

Le président Roch Marc Christian Kaboré à l’issue du lancement des travaux 

«Je me suis engagé à faire en sorte que de 2016 à 2020, nous puissions aménager 5000 km de pistes rurales. Après avoir fait le tour du Burkina Faso, j’ai constaté que la question des routes et des pistes est essentielle pour le développement de notre pays aussi bien au plan agricole pour le transport des produits d’une zone à l’autre, qu’au plan sanitaire, parce qu’il n’y a pas de route pour transporter les femmes vers les centres de santé pour l’accouchement le plus rapidement possible. Sur le plan social, je pense  qu’il est également important que nous travaillions à avoir des pistes rurales. Comme vous le savez, nous en avons environ 46 000 km. Et ces pistes rurales se dégradent chaque fois que nous avons des saisons des pluies. Donc, il faut également initier l’entretien routier. C’est pourquoi, je suis content de pouvoir aujourd’hui ici à Absouya lancer ce programme qui va concerner pour cette année, plus de 1300 km. Et en venant à Absouya, nous avons pu tous constater l’état de délabrement de la voie. C’est donc plus qu’une nécessité. Et je voudrais également saluer toutes les populations pour leur mobilisation, notamment celles du Plateau central. Ce programme que nous lançons ici concerne les 13 régions du Burkina Faso, qui bénéficieront chaque année d’un tronçon supérieur d’aménagement».

«  La situation sécuritaire est maîtrisée »

« Je voudrais tout d’abord saluer la mémoire de tous ceux qui sont tombés sous les coups de ces actions terroristes. Et comme je l’ai dit lors de l’attentat terroriste qui a eu lieu à Ouagadougou (Ndlr : 15 janvier 2016), nous ne devons jamais plier l’échine face aux terroristes. Nous sommes dans un combat international contre le terrorisme ; ce n’est pas un combat du Burkina Faso. Et c’est pour cela que je voudrais saluer les éléments de nos forces armées, mais également les populations du Burkina Faso parce que chaque fois que nous ferons preuve de défaitisme face aux terroristes, à ce moment nous aurons encore un cas de plus. C’est pour cela que malgré l’ensemble des actions qui se sont passées ces derniers jours, je voudrais rassurer le peuple burkinabè que nous ne sommes pas dans un état de panique générale et que la situation est maîtrisée. Je voudrais rappeler à chaque Burkinabè que notre devoir, lorsque nous disons c’est «La patrie ou la mort », ce n’est pas seulement un slogan, c’est un engagement à défendre pied à pied notre territoire et notre pays. C’est pourquoi nous avons demandé à toutes les populations de collaborer avec les forces de sécurité chaque fois qu’il y aura quelque chose de suspect. J’écoutais certains dire que le Burkina Faso enregistre beaucoup d’attaques et que le gouvernement doit démissionner, je dirai que regardons chaque jour l’information au quotidien et nous saurons que nous sommes en guerre sur l’ensemble de la planète contre le terrorisme et le Burkina Faso apportera sa pierre à ce combat-là. C’est pourquoi je voudrais demander au peuple burkinabè de faire preuve de solidarité, de courage et de vigilance parce que je suis certain que contre l’injustice et le terrorisme, nous allons gagner ».

De la question d’accès à l’eau potable

« Le bilan qui est fait sur la question de l’eau, progresse très bien et j’aurai l’occasion de donner la parole au ministre de l’Eau sur cet aspect. Nous avons prévu de faire 5700 forages sur 5 ans et je peux vous dire que déjà sur les 1200 forages que nous avons promis, nous devons être à peu près à 70% de réalisation. C’est pour dire que c’est un travail de longue haleine parce que comme vous l’avez vu plus tôt quand nous avons parlé de route, les populations de Absouya sont contentes. Mais ce n’est pas la seule préoccupation, il y a les questions de santé, d’école, d’eau potable. C’est donc dire que le Burkina Faso n’aura son développement qu’à la sueur de son front. C’est pourquoi nous invitons chaque Burkinabè. Que ce soit les travailleurs des villes, dans les campagnes et dans nos provinces, qu’ils sachent que le développement du Burkina Faso se fera par les hommes à la sueur du travail et qu’il n’y aura pas de place à la facilité. C’est ça qui doit être l’engagement de tous pour que nous puissions bâtir un pays qui, demain aura sa place non seulement dans l’arène africaine, mais également, pourra résoudre les préoccupations réelles de notre peuple».

Propos recueillis par Kowoma Marc DOH


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