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Indépendance économique des femmes dans le monde

16/11/2016
18:22

Les lampions se sont éteints, le 11 novembre 2016 à Ouagadougou, sur l’atelier international consacré à la présentation du rapport, « les femmes, l’entreprise et le droit 2016 : parvenir à l’égalité ». De façon générale, les discussions ont soulevé la nécessité de favoriser l’accès des femmes à la terre.

Le rapport 2016 de la banque mondiale sur «les femmes, l’entreprise et le droit : parvenir à l’égalité» a fait l’objet de discussions nourries entre les acteurs de la société civile, les gouvernants et les parlements africains invités à l’atelier international consacré à la présentation dudit rapport. Les travaux ont pris fin, le vendredi 11 novembre 2016 à Ouagadougou. A l’occasion des différents échanges, les participants se sont accordés sur le fait qu’en Afrique, l’autonomisation économique des femmes est en majeure partie tributaire de leur accès à la propriété foncière. Les intervenants ont notamment souligné de part et d’autre, la nécessité que les législations soient favorables à l’accès des femmes à la terre. Sur cette question, les parlementaires se sont sentis davantage interpellés. Le député burkinabè, Moussa Zerbo a ainsi reconnu que les réalités sont certes disparates d’un pays à un autre, mais qu’à tous les niveaux, les femmes éprouvent certaines difficultés liées au droit foncier. «Ces questions passent forcément par les parlements et je pense que ce genre de panels nous permet de faire des projections. Nous devons nous mettre au-delà des pesanteurs socioculturelles pour soutenir l’accès des femmes à la terre», a-t-il affirmé. De son avis, c’est aussi, en termes d’acquisition de bien, que se réalise l’égalité des genres. Selon la conseillère à la Banque mondiale, Melissa Jones, les réflexions qui ont été présentées au cours de cet atelier vont contribuer au débat mondial. Elle a alors souhaité que les conclusions des travaux puissent orienter les décisions des gouvernants dans leurs actions relatives aux conditions des femmes. Et de laisser entendre que la Banque mondiale envisage la question de l’émancipation des femmes beaucoup plus sur un plan économique que sur celui des droits humains. «Les pays seront plus riches et plus résilients quand véritablement les différentes couches de leurs sociétés pourront apporter leurs participation effective», a-t-elle assuré.

 Il en faut encore plus

Melissa Jones a souligné des progrès accomplis en Afrique de l’Ouest et centrale pendant les deux dernières années, car, «au moins un tiers des économies de ces régions ont fait des reformes qui ont contribué à améliorer l’égalité des genres». Toutefois, a-t-elle maintenu, il y a toujours du travail à faire vu qu’il existe toujours des lois, partout dans le monde, qui empêchent les femmes d’améliorer leur bien-être et celui de leurs familles. «Il faut s’attaquer à ces réglementations inégalitaires», a-t-elle martelé. Le ministre burkinabè de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo a expliqué, pour sa part, que si les femmes n’arrivent pas à exprimer leurs capacités autant que les hommes, les économies passent à côté de beaucoup d’opportunités. A l’en croire, le fait d’intégrer la participation féminine dans les sphères de décision va contribuer à une meilleure coordination des acteurs et lever les obstacles à l’instauration d’un développement équitable. Mme Zongo s’est, en outre, déclarée convaincue que les résultats des travaux vont «indiquer la nouvelle stratégie pour accompagner les entreprises et les pays partenaires de la Banque mondiale en vue de mettre fin aux inégalités pour un développement optimale». Pour sa part, elle a assuré l’assistance que les autorités des pays représentés à cet atelier y accorderont une attention particulière.

Fabé Mamadou OUATTARA
fabeouattara@yahoo.fr


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