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L’autre regard : Réconcilier l’Homme avec la nature

16/11/2016
18:34

La 22e conférence mondiale sur le climat referme ses portes à Marrakech avec à la clé la volonté des grands pollueurs de mobiliser 100 milliards de dollars par an jusqu’en 2020 afin d’aider les pays en développement à faire face au changement climatique. En effet, le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou réchauffement global, est un phénomène d’augmentation de la température sur la plus grande partie des océans et de l’atmosphère terrestre, mesurée à l’échelle mondiale sur plusieurs décennies, et qui traduit une augmentation de la quantité de chaleur retenue à la surface du globe.  Selon la scientifique Marie-Antoinette Mélières du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement en France, la température moyenne de la terre est de +15°C. Depuis le début du XXe siècle, les scientifiques ont commencé à s’inquiéter de l’effritement de la planète. En 1988, les Nations unies créent le Groupe des experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) chargé de faire une synthèse des études scientifiques sur la question du dérèglement du climat. Les conclusions qui vont sortir des rapports par la suite sont apocalyptiques. Le constat est que la seule planète propice à la vie (connue pour le moment) se meurt.  Dans un de ses rapports, auquel ont participé plus de 2 500 scientifiques de 130 pays, le GIEC affirme que le réchauffement climatique depuis 1950 est dû à l’augmentation des gaz à effet de serre d’origine anthropique. Les résultats du GIEC ont été approuvés par plus de quarante sociétés scientifiques et académies des sciences, y compris l’ensemble des académies nationales des sciences des grands pays industrialisés. Dans une étude publiée fin 2012, qui a compilé et comparé des simulations issues de vingt modèles informatiques différents et des informations issues des observations satellites, une équipe de climatologues a conclu que l’augmentation de température de la troposphère et de la stratosphère est bien réelle et qu’elle est clairement liée aux activités humaines. Selon le rapport 2015 du cabinet d’études britannique, Maplecroft, qui analyse chaque année la vulnérabilité des pays et des villes au changement climatique, l‘Afrique compte sept des dix pays les plus menacés au monde. Il s’agit de la Sierra Leone, le Soudan du Sud, le Tchad, le Nigeria, la Centrafrique, l’Érythrée et l’Éthiopie. En clair, le changement a déjà fait ses premiers dégâts sur le continent noir. La montée du niveau des mers, les sécheresses et les inondations à répétition ont jeté des populations entières sur les routes de la migration au sein du continent comme à l’extérieur. Selon l’ONU, il y aurait 250 millions de migrants climatiques dans le monde à l’horizon 2050. Et l’Afrique est largement menacée. Pourtant, le continent n’a aucune responsabilité historique dans le réchauffement climatique mondial, sur lequel il influe peu. Représentant à peine 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’Afrique paie la dette des pays industrialisés, tout en assistant, plus grave encore, à l’exploitation effrénée de ses ressources naturelles. C’est ce qui justifie le fait que les Etats africains souhaitent dorénavant que les financements prévus par la 21e Conférence des parties sur le climat (la COP21), notamment le fonds vert, n’aillent pas engraisser les pollueurs mais, au contraire, aident les populations des pays en développement à trouver et à appliquer leurs propres solutions de résistance. Car la recette du sauvetage est en partie entre les mains des Africains, qui savent, depuis la nuit des temps, que les chocs environnementaux provoquent des chocs sociaux, que chaque bout de terre inondé ou désertifié les obligera inéluctablement à aller ailleurs pour chercher une vie meilleure. Mais là où les vulnérabilités climatiques se manifestent, des solutions simples et efficaces émergent. Au Maroc, à 50 km de Rabat, un village du nom de Brachoua a adopté la permaculture (méthode s’inspirant de l’écologie naturelle), qui a permis à ses habitants de cultiver écologiquement leurs terres. Dans le delta du Saloum, au Sénégal, les villageois se sont interdit de pêcher pour préserver une ressource piscicole en dégradation constante. Ils ont construit une aire marine protégée, et développé autour d’elle des activités touristiques qui leur permettent de vivre. Au Burkina Faso les autorités luttent contre les feux de brousse et font la promotion du reboisement et des forêts classées. Grâce à cette gestion solidaire, elles protègent la nature face aux périls climatiques. Partout sur le continent, des voix commencent à se faire entendre et des citoyens se battent pour réconcilier l’homme avec la nature. Ce qu’il faut maintenant, c’est que cette parole puisse nourrir les sommets internationaux et relancer le débat afin que ces initiatives puissent recevoir les financements dont elles ont besoin. Plus qu’un enjeu climatique, c’est une question de justice tout court. Et à la lumière de la COP22, l‘Afrique a bonne foi que les grands pollueurs vont enfin rendre justice aux pays du Sud, afin de permettre aux écologistes et autres défenseurs de la planète d’espérer que l’engagement des Nations du monde permettra de sauver le cosmos. 

Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr


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