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Chronique : La petite section des "bords d’ailes"

29/12/2016
18:15

Le marché du sexe est en pleine expansion au Faso. Le client n’a plus besoin d’avaler des kilomètres pour aller vomir son trop perçu de libido. Le marché est tellement saturé que les intramuros des maisons closes ont fini par prendre d’assaut les trottoirs. Finies les parties de safari en terre lointaine, parfois sans aubaine. Finies les battues à l’ancienne, organisées à mille lieux du biotope, avec tous les risques que cela comporte. Désormais, on ne rentre plus bredouille de la chasse. Le gibier a réduit les distances et on n’a plus besoin de chercher sa proie dans les réserves du péché. Désormais, c’est le gibier qui cherche le chasseur et se prête volontiers aux coups à bout portant. Désormais, le menu est varié et complet, toutes catégories confondues. De la brindille de minette aux allures de pipette au mastodonte à la démarche explosive, le trottoir est un réfectoire. Les sentinelles des trottoirs sont en faction, le sexe n’est plus une denrée rare. Dans la rue, une femme coûte moins cher qu’un poulet. Désormais, les transactions se font par des équipes mobiles, à moto ou en auto. Les « escadrons du plaisir » sont partout. Tant pis pour celui qui tombera dans le guet-apens. Il sera traité avec doigté. C’est du terrorisme sexuel ! Et le terrorisme, ce n’est pas toujours le « djihadisme », c’est aussi le nudisme. Nos trottoirs sont à poils et nous marchons sur le fil du rasoir. Il y a trop d’attentats dans nos rues, trop d’explosions silencieuses. La femme est devenue une arme de destruction massive, une bombe à fragmentation aux déflagrations mortelles. La guerre des fesses est devenue une guerre asymétrique. Personne n’est à l’abri. Parce qu’on vous frappera toujours au moment où vous vous attendez le moins. La recette du bas est un piège implacable. C’est la dictature du sexe ! Nous sommes perplexes.
La prostitution se porte de plus en plus bien au Faso. Le hic est que le plus vieux métier recrute dans les rangs des plus jeunes. On n’a plus besoin d’être initié pour entrer dans le cercle fermé des gigots ouverts. On peut enjamber sa puberté et grimper au septième ciel avec la courte échelle. On peut être un puceau et fouiner dans le tas avec le museau. Nos enfants rencontrent leur premier soupir dans la rue. Nos fillettes racolent pour du pactole au vitriol ; nos enfants se livrent au méconnu inconnu qui passe. Notre progéniture se fait tanner le futur sur les paillasses de passe de la luxure. Quelle forfaiture ! Et dire que ces gamines se font parfois sauter le verrou par des gourous au slip kangourou. Et dire que ces crudités en rondelles se font parfois grignoter les maigres rondeurs par de ventrus « vieux-pères » barbus sans repère. Quel plaisir peut-on tirer d’une partie de bête à deux dos avec une bambine au berceau ? Peut-on vraiment « soulever » une « femelle » mal élevée de 13 ou 14 ans au rang de femme ? Il y en a qui sont à peine « décapsulées », mais comme « ça mousse », ça passe ou ça casse et on s’en fout ! Non, le monde n’a pas changé ! Seul l’animal a pris le dessus en nous. Les femmes de rue ont pignon sur rue et sont comme les médicaments de rue. On en vend partout et plus c’est petit, mieux ça vaut. Nos trottoirs sont devenus des pépinières de crudités. Mais comme trop de crudités ne gâtent pas le dessert, d’impénitents végétariens vivent de cueillette, parfois sans bavette. Mais puisque ça ne dérange personne, et si on encadrait ce métier ? Et si on ouvrait des écoles pour toutes ces « mignonnes » qui racolent et nous immolent au moindre sifflement ? On pourrait en plus de la moyenne et grande section, construire de petites sections avec la mention : « Attention, mineures sans pudeur ! ». En attendant l’officialisation de ces écoles de prostitution, la « petite section » est déjà en action avec des moineaux en promo. Mais surtout ne vous précipitez pas, le stock se renouvelle toutes les nuits et le produit n’est pas emballé. On n’épluche pas une crudité, on la mange à l’état vitaminé, avec la peau et à fleur de peau. Finalement, les vieilles marmites ne font plus de la bonne sauce ! Avec la petite section des « bords d’ailes », le sexe perd son latex, pardon, le sexe perd son latin !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr


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