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Appel patriotique

04/01/2017
14:20

2016 s’est définitivement éteint, emportant avec lui ses douleurs, ses déceptions et ses peines. Au niveau individuel chacun peut dresser son bilan. Au niveau collectif, le chemin parcouru est à évaluer sans complaisance. La coutume veut que tout ce qui est peine et échec soit enterré avec l’année écoulée. L’homme étant le seul animal capable de planifier son avenir, il espère toujours, à juste titre, qu’une nouvelle année sera celle de la plénitude dans ses projets.
A titre individuel, 2016 a été pour certains de nos concitoyens en général, de nos collaborateurs, de nos lecteurs, en particulier, douloureux. Ce n’est pas exagéré d’ajouter nos auditeurs et nos téléspectateurs d’autant que le contenu du «Journal de tous les Burkinabè» est de plus en plus repris ou traduit en langues locales sur les antennes de certaines radios et ses manchettes ne cessent de retenir l’attention du monde de l’audiovisuel à travers la rubrique «Revue de la presse écrite».
A titre collectif, 2016 a été une succession de drames pour toute la Nation. Après avoir subi les affres du tournant décisif de son histoire sociopolitique en 2014 et 2015, le Burkina Faso a découvert, le 15 janvier 2016, la face pernicieuse et traumatisante du terrorisme avec l’attaque du Capuccino et de l’hôtel Splendid en plein cœur de Ouagadougou où de nombreux compatriotes et des ressortissants de pays amis ont perdu la vie.  Des assaillants, aux origines et aux mobiles inconnus, continuent d’endeuiller la Nation. Intangom et Nassoumbou dans la région du Sahel rappellent cette guerre, sordide et lâche, déclarée à visage couvert contre un pays qui vient de retrouver ses repères démocratiques. Cette épreuve commande la détermination d’un pays, la force d’un Etat et l’unité d’une Nation pour rompre avec ces funestes souvenirs. D’autant que les enseignements et les leçons de cette vulnérabilité face au phénomène pernicieux et mondial du terrorisme ont été tirés au sommet. N’est-il pas dit que «le malheur est paradoxalement un bien». 
2017, qui luit ses premières heures sur les 274 000 km2 et ses 18 millions d’habitants, est appréhendée avec beaucoup d’attentes, d’espoirs et d’interrogations. Le bilan individuel et collectif des 365 jours à venir va reposer sur la participation personnelle et unanime à l’ouvrage. Un effort de guerre doit être consenti à tous les niveaux pour garantir la sécurité de toute la Nation et ouvrir des perspectives heureuses à son développement. L’adversité du moment requiert un front patriotique non seulement autour de l’engagement des Forces de défense et de sécurité mais aussi dans la réussite du Plan national de développement économique et social (PNDES). 
L’avenir du Burkina Faso ne saurait se dissimuler derrière l’appartenance à des partis politiques ou la coloration d’un régime.  Il doit dépendre d’une filiation à une nation dont les principaux défis pour réaliser le progrès relèvent du bon sens et concernent l’ensemble de ses filles et fils. Bien entendu, il appartient à l’Etat de se révéler être un instrument fédérateur, voire un parapluie sous lequel tous les Burkinabè trouvent refuge pour assouvir leurs aspirations profondes. Les victoires engrangées jusque-là par la Haute-Volta et le Burkina Faso sont dues au sens élevé de patriotisme qui a toujours animé ses filles et fils. Aucune bataille n’est impossible à un peuple qui entretient cette valeur. 
Autant l’élan imprimé contre l’hydre du terrorisme impose de se départir des préjugés, de la stigmatisation et de l’ostracisme pour vaincre un ennemi commun ; autant la marche vers le développement suppose le rappel sans exclusif de toutes les intelligences et les forces du pays. La nouvelle ère que le peuple burkinabè a entrepris de s’offrir interpelle une conscience nouvelle. Car le bateau battant pavillon « Burkina Faso » est unique au monde et il appartient à l’ensemble de ses embarqués qui ont le devoir d’en prendre soin, de le mener à bon port au cours des 52 semaines de cette nouvelle année 2017. Il incombe à chacun d’être la sentinelle et le soldat de la Nation, l’artisan et le combattant de son avenir radieux. 


Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA







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