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Gambie : Jammeh face à la CEDEAO

10/01/2017
19:05

Gambie : Jammeh face à la CEDEAO

Alors que la date d’investiture (le 19 janvier) du président élu, Adama Barrow, approche, l’atmosphère est  électrique en  Gambie. Le perdant, le candidat  à sa propre succession,  Yahya Jammeh,  qui a refusé catégoriquement le verdict  des urnes après avoir concédé sa défaite,  semble montrer  son vrai visage. Il use de tous les moyens pour  écarter de son chemin tous ceux  qui l’exhortent à  respecter  le libre choix  du  peuple gambien, en  cédant  son  fauteuil  au vainqueur du scrutin. Fermeture de radios,  arrestations d’opposants,  limogeages  de collaborateurs  peu favorables  à  sa volonté  de se maintenir au pouvoir envers et contre les principes démocratiques, Jammeh n’y va pas avec le dos de la cuillère  pour asseoir son autorité de dictateur. A  telle enseigne que nombre de ses  compatriotes, qui  n’ont  pas l’estime de l’homme  fort de Banjul,  ont fui  le pays  pour sauver  leurs  têtes. Sont de ces  indésirables, le président de la Commission électorale,  Alieu Momar Njai, qui a vite fait de prendre  ses jambes à son cou, en  trouvant  refuge au  Sénégal voisin. Comme quoi au royaume de Jammeh, on n’a jamais  les reins assez  solides  pour subir  les humeurs du  roi. C’est dans ce contexte que les émissaires de la Communauté économique des Etats de l‘Afrique de l’Ouest (CEDEAO)  reviennent à la charge, ce mercredi 11 janvier, pour inciter  Jammeh  à quitter le pouvoir sans autre forme de procès.  Les  présidents du Nigeria, Muhammadu Buhari, du  Liberia, Ellen Johnson Sirleaf et l’ex-chef de l’Etat ghanéen, John Dramani Mahama,  tenteront  à nouveau  de convaincre  leur interlocuteur à  débarrasser  le plancher. Mais  le succès de cette mission  est  loin d’être garanti.  Il  suffit  de se  référer  au premier passage  de ces dirigeants, le 13 décembre à  Banjul,  pour se  rendre à l’évidence que la tâche n’est  pas aisée.  En effet,  les médiateurs  ouest-africains  avaient  échoué à  amener  Jammeh  à  de meilleurs sentiments.  Son refus de  quitter le pouvoir doit sans doute résonner encore dans leurs oreilles, s’ils ne tempèrent  pas quelque peu  leurs ardeurs à retourner au charbon. Pire encore,  le chef de l’Etat gambien s’est  montré  plus offensif  face  à ses  pairs  de la CEDEAO, qui n’excluent pas une intervention militaire pour le déloger de « son »  palais  présidentiel.  « Je suis prêt à mourir (…) mais personne ne peut m’enlever cette victoire. En Europe, les Européens pensent toujours à des solutions pacifiques et en Afrique à des solutions violentes. Ils viennent toujours jeter de l’huile sur le feu. C’est ainsi qu’ils déstabilisent nos pays. (…) Le Commonwealth m’en veut parce que j’ai refusé de rester une colonie britannique. A moins que le tribunal décide que j’ai perdu, je ne quitterai pas le pouvoir, je vais voir ce que la CEDEAO peut faire »,  a  martelé récemment  Jammeh  dans un discours,  faisant  allusion à son recours en annulation du scrutin déposé auprès du  Conseil constitutionnel.  Mais  l’avis de cette institution n’influencera en rien la  position  de la CEDEAO et de la communauté internationale, qui ne sont pas prêtes à cautionner le hold-up électoral de Jammeh. D’ailleurs, les cinq juges étrangers de la cour sollicités par le perdant de la présidentielle, notamment des Nigérians et des Sierra-Léonais, n’ont pas pu se réunir le mardi 10 janvier pour examiner la  plainte. Aucun  d’eux n’a répondu à l’appel, selon nos confrères de la BBC.  Un coup  dur  pour  Jammey qui  s’enfonce manifestement dans les ténèbres.  Mais la  posture  de rebelle du président gambien,  qui s’est  isolé dans sa tour,  tel un roi à sombré  dans la folie du pouvoir, n’étonne guère. Le président  gambien  ne veut pas faire face  à son passé  trouble,  jalonné de graves  violations  des  droits de l’homme, comme il en donne  l’illustration à la faveur de cette crise. Il préfère mourir que de privilégier  l’alternance,  signe patent  de vitalité démocratique. Mais  encore   faut-il que Jammeh, le tyran, sache ce que c’est que la démocratie. Dans ces conditions, on a de bonnes raisons de croire, même si l’on est démocrate,  que  l’option politique dans la résolution de la crise gambienne  ne  produira aucun  effet.   Des  dirigeants de l’étoffe de Jammeh  ne connaissent  que la puissance du feu et ne se perdent  pas en conjoncture avec  des discours   civilisés.  La CEDEAO  fait  face alors à  une équation des plus complexes  à résoudre.         

Kader Patrick KARANTAO
karantaokader@gmail.com


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