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Militaires et policiers radiés : des manifestations simultanées ...

10/01/2017
19:07

Les militaires et policiers radiés à la suite de la mutinerie de 2011 ont manifesté leur mécontentement, le mardi 10 janvier 2017 à Ouagadougou.

Les Ouagavillois ont été surpris hier par le dispositif sécuritaire aux alentours de l’Etat-major des armées du Burkina et de la Direction générale de la police nationale (DGPN). Ces structures ont été le centre de convergence des forces de défense et de sécurité radiées en 2011 à la suite d’une mutinerie. Pendant que les ex-militaires étaient en sit-in à l’Etat-major des armées, les policiers radiés organisaient une marche en direction de la DGPN. Pour le porte-parole des manifestants, Hervé Tapsoba, ce mouvement d’humeur a pour but d’interpeller la hiérarchie militaire sur la radiation de plus 600 militaires. « Nous demandons aux autorités militaires de revoir la gestion du dossier parce que c’est le silence total. Nous avons patienté presque 6 ans et nous ne voyons pas le bout du tunnel. Nous demandons aux chefs de se pencher sur le dossier afin de nous situer sur le sort qui nous est réservé», a-t-il plaidé. Convaincu que le point de blocage se situe au niveau de la hiérarchie militaire, le porte-parole des soldats radiés est revenu sur le calvaire qu’ils vivent en ce moment. « Plusieurs de nos frères d’armes sont décédés. Certains d’entre nous ont des difficultés pour scolariser leurs enfants et d’autres ont été abandonnés par leurs épouses », a-t-il déclaré avec une grise mine. Il a en outre rappelé que la radiation opérée sous le régime Compaoré sur proposition du général Honoré Nabéré Traoré est injuste et par conséquent, une issue favorable pour tous peut être trouvée. La cause des mutins ne semble pas être attendue du côté de l’Etat-major des armées. « Vous ne relevez plus des forces armées encore moins de l’Etat-major des armées. Vous n’avez pas le droit de vous réunir ici », a martelé le représentant de l’Etat-major des armées, le colonel-major Naaba Théodore Palé. Il les a par conséquent invités à saisir la structure habilitée à régler leur problème. « Si cette structure demande notre avis sur le dossier, nous y répondrons. Pour le moment, nous avons beaucoup de dossiers à gérer. Des soldats sont en train de lutter contre les terroristes au Nord», a-t-il précisé tout en les sommant de suspendre la manifestation. « Vous avez 15 mn pour libérer les lieux. Passé ce délai, si on vous voit devant l’Etat-major, nous considérerons que c’est une agression », a-t-il prévenu. Face à cette injonction, les ex-soldats ont mis fin à leur sit-in  aux environs de 10 heures sous le regard vigilant de leurs anciens frères d’armes.
Du côté de la Direction générale de la police nationale, le chef de  division de la communication et des relations publiques, le commissaire Talimon Héma, a noté que les policiers radiés ont été reçus par le Directeur général de la police nationale. « Il n’y a rien de nouveau dans le dossier. Ils avaient été déjà reçus par le ministre en charge de la sécurité. Cela ne  relève plus de la compétence du DG. Ils ont souhaité une audience avec le ministre. Il leur a été demandé de se référer au ministère », a-t-il expliqué. Aucune présence de manifestants ne se constatait, lorsque nous quittions la Direction générale de la police nationale aux environs de 12 heures.

Abdoulaye BALBONE



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