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Ouagadougou : Un homme à l’allure suspecte arrêté  par des commerçants aux environs de la grande mosquée  ce vendredi et remis à la sécurité. Marina Market et la mosquée centrale de la ville de Ouagadougou. Interpellés par son accoutrement et son comportement visiblement suspects, les jeunes commerçants aux alentours se sont organisés et ont exigé qu’il soit fouillé. Vu l’attroupement qui commençait à s’organiser autour de lui, les jeunes l’ont finalement remis aux forces de sécurité non loin des lieux. L'homme possédait trois pièces d'identité différentes dont une CNIB selon nos informations recueillies sur place. Marina Market et la mosquée centrale de la ville de Ouagadougou.// Harouna Dicko, responsable de plusieurs attaques dans le nord du Burkina à été abattu mercredi nuit sur une colline de Petega dans la province du Soum ; 18 autres  personnes ont été interpellées et des armes récupérées (média)//Le général Mathias Doué, 71 ans, ancien chef d’état-major de l’armée ivoirienne (2000-2004) est décédé, jeudi 23 mars, à l’âge de 71 ans, ( fille Nancée Doué)  //« Le Burkina Faso est aujourd’hui considéré comme un succès démocratique, et un modèle de bonne gouvernance en Afrique », Président du Faso. 
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"Napousssoum" à Yako : le "Tanssoba" a sacrifié à la tradition en grande pompe

10/01/2017
19:17

Le «Napoussoum» ou cérémonie de «salutation au Chef» a débuté, le samedi 7 janvier 2017, à Yako dans la province du Passoré. A l’occasion, des proches collaborateurs du Naaba Baongo de Yako, en l’occurrence le Tanssoba, lui ont rendu hommage au cours d’une cérémonie festive  empreinte de nombreux rites coutumiers.

La tradition moaga a, pour la énième fois, été respectée à Yako dans la cité de Naaba Baongo, l’actuel chef du canton. En effet, le samedi 7 janvier 2017 a été le jour choisi pour le début du «Napoussoum», la traditionnelle cérémonie de «salutation au chef». Célébrée chaque année depuis des générations, «le Napoussoum est une grande fête au cours de laquelle des délégations de familles royales relevant du ressort de sa Majesté le chef de Yako viennent lui témoigner leur reconnaissance et lui présenter également leurs vœux de nouvel an. Elle dure neuf jours», a expliqué le neveu du Tanssoba de Yako, Jean Pierre Nobila Ouédraogo. Comme à leur habitude, les populations du Passoré n’ont pas marchandé leur présence. C’est dans une ambiance rythmée de chants, de danses et de coups de fusils qu’elles ont assisté, devant le palais royal, aux faits et gestes marquant le cérémonial du Napoussoum. Le clou de la journée a, sans contexte, été la visite du Tanssoba. La ferveur populaire et la liesse qui se dégageaient à son arrivée au palais en disaient long sur son rang dans l’organisation administrative traditionnelle.  Ministre de la défense et cumulativement Premier ministre, «il est aussi la deuxième haute personnalité du royaume», a fait savoir M. Ouédraogo. A en croire ce dernier, les délégations attendues chez le chef de Yako sont aussi tenues de lui rendre hommage à son domicile selon le rituel coutumier. Dans l’accomplissement de son «Napoussoum», le Tanssoba était accompagné  du Yarga Naaba, du Ouidi Naaba et d’une foule nombreuse. Avant de porter ses vœux au Naaba Baongo qu’il a aussi gratifié de présents, le Tansoaba a sacrifié à plusieurs rites entrant dans le cadre de l’évènement. Après lui, ce fut le tour à d’autres délégations de se prêter à l’exercice.  Pour la nouvelle année qui débute, le Tanssoba a dit prier Dieu et les mânes pour la paix dans sa localité et dans tout le Burkina Faso. Il a aussi formulé le vœu que tous les fils et les filles du Passoré, en dépit de leur divergence, s’unissent pour la construction de leur terre natale.

La culture, un repère

Pour le Tanssoba de Yako, les valeurs culturelles sont à préserver car elles constituent un repère pour tous. Se réjouissant de la mobilisation et de l’intérêt accordé par les populations au «Napoussoum», il les a appelés à garder le cap et à toujours perpétuer cette tradition. C’est aussi le souhait de son cousin Idrissa Zida qui a invité les habitants du Passoré et, partant, de tout le pays à ne pas oublier leurs «racines». Pour lui, la culture est un socle pour le développement. La preuve, a-t-il dit, est que, très souvent, la médiation du Mogho Naaba de Ouagadougou est sollicitée pour la résolution de certaines crises où les instances modernes se sont montrées impuissantes. Selon Salimata Nanema, une résidente de Yako, le «Napoussoum» est l’un des événements culturels auxquels elle participe avec joie. Face au désintérêt croissant de la jeune génération aux pratiques coutumières, elle a invité les parents à s’appliquer davantage dans l’apprentissage de certaines valeurs à leurs progénitures. Ce n’est qu’à ce prix, a-t-elle fait savoir, que l’on pourra aussi  changer cette donne.

Mamady ZANGO



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