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Violence à Tialgo : Les affrontements entre Koglweogo et populations ont fait 5 morts et plusieurs blessés. //Tialgo : le gouvernement burkinabè déplore les pertes en vies humaines et présente aux familles éplorées ses condoléances. 

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On murmure : Axe Kaya-Ouaga : quand des policiers abusent de l’analphabétisme de voyageurs

10/01/2017
20:42

Axe Kaya-Ouaga : quand des policiers abusent de l’analphabétisme de voyageurs
Kantigui de retour d’un déplacement dans son village, où il a célébré le nouvel an, est tombé sur un fait qui ne l’a pas laissé indifférent. En effet, en cette période de fêtes de fin d’année, les contrôles routiers se sont multipliés. C’est ainsi que le car dans lequel s’est embarqué Kantigui est tombé sur un poste de contrôle de la Police nationale sur l’axe Kaya-Ouagadougou. Tous les passagers ont été tenus de présenter leurs pièces d’identité. Deux voyageurs, qui ne possédaient pas ce document, ont été invités à se rendre chez le chef d’équipe de «flics», assis sous un arbre. Cinq minutes après, les intéressés reviennent au car avec chacun un laisser-passer. Kantigui qui avait son voisin parmi les interpellés, remarque, par curiosité, que sur le document, il est mentionné 3000 F CFA comme frais. Pourtant, les «sans-papiers», qui ne savaient pas lire, disent avoir versé la somme de 4 000 F CFA chacun. Si leur témoignage est vrai, Kantigui se pose la question de savoir où est entré le surplus de 1 000 F CFA qui ne ressort pas sur le reçu. Alors, Kantigui, partisan de la transparence et des bonnes pratiques, interpelle les premières autorités de la sécurité pour qu’elles prennent des mesures idoines pour mettre fin à ce genre de pratiques. Cela y va de la bonne image et de la crédibilité de nos forces de sécurité.

Niangoloko : situation toujours tendue entre élèves et administration
Il est revenu à Kantigui que la situation est toujours délétère à Niangoloko, à l’Ouest du Burkina Faso, entre les élèves et les autorités administratives. Les élèves avaient, en effet, adressé vendredi dernier, un préavis de grève de 48 heures (lundi et mardi). Les autorités, ayant en mémoire la violence des mouvements d’humeur précédents de ces scolaires, ont pris des dispositions préventives. Elles ont déployé la police sur les lieux, très tôt le lundi. De ce fait, cette fois-ci, les manifestants n’ont pas pu pertuber les cours. Qu’est-ce qui est à la base de ce problème qui n’a que trop duré ? La source de Kantigui lui a donné de plus amples informations. Selon elle, tout est parti de la dissolution, le 6 février 2015, d’une association d’élèves, à la suite d’incidents et d’actes de vandalisme.  C’est donc cette association que les élèves ont voulu remettre en place et l’administration s’y oppose. Malgré tout, les élèves ont installé un bureau dont ils ont envoyé le Procès-verbal (PV) aux responsables administratifs, leur demandant de le reconnaître. Demande qui n’a pas eu une suite favorable. C’est donc face à ce refus de l’administration que les manifestants ont décidé de durcir le ton en décrétant la grève de 48h. Par ailleurs, l’informateur de Kantigui lui a fait savoir que depuis quelques jours, en plus de la volonté de mettre en place le bureau de l’association, les élèves font cas d’une plateforme revendicative non satisfaite dont l’administration dit ne pas avoir connaissance. De toutes les  façons, il y a des raisons de s’inquiéter pour les élèves de la classe de troisième de la localité. «Le délai de dépôt des dossiers d’examen est fixé au 13 janvier 2017. S’ils ne le font pas, ce sera malheureusement une année blanche pour eux», regrette la source de Kantigui. De ce qui lui est rapporté, «Sa Majesté» Moussa Ouattara, le leader du groupe, est en train de mettre ses camarades dans une situation très inconfortable. Vivement qu’une solution rapide et définitive soit trouvée à ce problème.

Gnagna : un décret divise le monde éducatif
Kantigui a appris que les 21 et 22 décembre 2016, deux activités majeures ont été boycottées dans la province de la Gnagna, région de l’Est. Il s’agit notamment du conseil de la Direction provinciale de l'éducation nationale et de l'alphabétisation (DPENA) et la formation des directeurs d'écoles de la Gnagna  sur le suivi du temps d'enseignement. La raison : participants, organisateurs et financiers n'ont pas pu s'accorder sur l’article 1 du décret de 2012 portant indemnité de mission à l’intérieur du pays. C’est précisément la distance que l'agent doit parcourir pour prétendre aux frais de mission servis aux non-résidents qui pose problème. Selon le décret, la mission qui donne droit à l'indemnité est celle effectuée par un agent public de l'Etat lorsqu'il se déplace à l'intérieur du pays dans le cadre du service public soit: "dans une province autre que celle de sa résidence habituelle" ou   " à l'intérieur d'une même province sur une distance d'au moins cinquante (50) kilomètres". C'est justement le point sur la distance des 50 kilomètres qui divise les participants et les services financiers. Pour les financiers cette distance est calculée en "aller simple" tandis que les participants estiment que c’est en "aller-retour". Pour eux donc, tout participant situé à un rayon d'au moins 25 kilomètres du lieu de la formation doit bénéficier d'une indemnité de mission. Kantigui a appris qu’après de grands débats sans issue autour du sujet, les acteurs ont simplement suspendu les deux activités. Il est donc nécessaire, voire indispensable, que le décret soit clarifié pour éviter de tels incidents dans les activités aussi importantes dans l’éducation scolaire.

CEB de Madjoari : des élèves expulsés pour non-paiement de frais APE
Kantigui se demande quel est l’intérêt de la mesure de gratuité de l’enseignement dans les établissements primaires publics si des élèves sont encore chassés des classes pour des questions d’argent. En effet, votre fidèle informateur omnisprésent est littéralement tombé des nues lorsqu’il a appris qu’il n’y a pas eu cours dans une école primaire de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Madjoari, dans la province de la Kompienga, région de l’Est, hier mardi 10 janvier 2017. Et pour cause, le directeur de cet établissement a «vidé» les élèves qui ne s’étaient acquittés des frais au titre des cotisations de l’Association des parents d’élèves (APE), soit au total, 181 élèves alors que l’école en compte 190. Pourtant Kantigui se souvient que lors d’une interview qui lui  a été accordée récemment, une autorité administrative du Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) lui avait formellement assuré qu’«aucun enfant inscrit dans un établissement primaire public burkinabè ne peut être renvoyé pour non-paiement de frais APE». Et Kantigui a été encore plus choqué après avoir découvert que c’est l’inspecteur même de ladite CEB qui mettrait la pression sur ses directeurs d’écoles pour qu’ils recouvrent les cotisations APE. De fait, le responsable de la CEB refuserait d’octroyer les fournitures scolaires à des établissements primaires de Tambarga, Matamiba et autres villages de la circonscription parce qu’ils auraient des dettes (frais APE des années passées). Kantigui espère vite des réponses satisfaisantes à cette problématique, ce d’autant plus que la politique éducative du pays s’est résolument engagée en faveur de l’éducation pour tous.

Démission du président du comité de suivi du hadj
C'est avec surprise que Kantigui a appris la démission du président du comité de suivi du hadj, El hadj Cheikh Oumarou Boni. Après avoir conduit les pèlerins en 2015 et 2016, l'homme a adressé une lettre au secrétariat exécutif de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) pour demander son remplacement.  C'est en effet la FAIB qui l'avait désigné pour le comité de suivi.
Le motif de ce départ avant la fin de son mandat mentionné dans la lettre est juste "pour contraintes personnelles".  Bien qu’audité comme l'exigeaient ses détracteurs puis blanchi par les résultats de l'audit et félicité par les autorités, El hadj Boni a choisi de quitter le navire. Il semble avoir marre de certaines accusations tendant à le salir. Et pourtant, sa gestion a été saluée par l'Arabie Saoudite qui l'a même décoré il y a peu. En tous les cas,  le remplaçant de Boni a été désigné par la FAIB et Kantigui lui souhaite courage et bon vent.

13 mois à la MACO, il n’a vu le juge que  pendant 15 minutes
Il est pénible de séjourner à la Maison d'arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Kantigui y a fait un tour pour voir un de ses parents en attente d'un jugement. Incarcéré depuis 2015, il n'a pu rencontrer le juge d'instruction que 13 mois plus tard. Là aussi, les échanges ont juste duré 15 petites minutes. Aujourd'hui, le détenu est en train de passer son 18e mois sans qu'on ne parle de jugement. Kantigui lance un appel aux premiers responsables du département de la justice sur les dossiers qui sont en attente de verdict. Des femmes et des enfants attendent jour après jour d’être situés sur le sort de leurs parents. Même si la MACO doit contribuer à corriger ceux qui y vont, Kantigui craint que le contraire ne se produise à force de laisser traîner les dossiers sans jugement. Vivement que les affaires judiciaires connaissent plus de célérité et que nos prisons soient désengorgées.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(226)25 31 22 89


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