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Editorial : Bravo aux Etalons !

05/02/2017
19:15

Les Etalons du Burkina Faso sont au bercail depuis ce dimanche 5 février 2017. Après un parcours très honorable à la 31ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, Gabon 2017, ils ont été accueillis par une foule en liesse. Classés à la troisième place de la compétition, les Etalons ont été gratifiés de la médaille de bronze. De façon presqu’unanime, l’on retient que notre équipe, même si elle n’a pas remporté le trophée convoité, n’a pas démérité. Sa prestation d’ensemble a donné plus de satisfaction que de crève-coeur. De facto, elle se hisse à l’issue de cette rencontre sportive parmi les meilleures équipes footballistiques du continent africain. Le capitaine, Charles Kaboré et ses coéquipiers, ont su faire preuve de volonté, de combativité et de rage de vaincre à chaque fois qu’ils croisaient les crampons avec un adversaire. Pour l’une des rares fois, notre Onze national a séduit, par la qualité de son jeu, sa détermination à remporter ses matches. Bravo ! Certains observateurs, au regard de la qualité du jeu produit, affirment, sans ambages, que les Etalons ont mieux brillé qu’en 2013 où ils ont été classés deuxième de la compétition. Individuellement et collectivement, il y avait de la qualité et du professionnalisme dans le jeu. C’est la preuve qu’un pays comme le Burkina Faso peut être cité parmi les nations de football. Les couleurs nationales ont été très bien défendues et c’est une fierté pour toute la nation. C’est, par ailleurs, une invite à chaque Burkinabè à suivre leur exemple partout où l’on se trouve. 
Mais quelles leçons tirer de la participation du Burkina Faso à cette compétition ? Il faut, à tout prix, maintenir la dynamique en conservant les acteurs de l’équipe nationale. Vouloir casser pour recontruire parce que nous n’avons pas remporté la coupe, serait une grosse erreur. Nous avons une équipe à majorité jeune et la plupart des membres sont à leur première CAN. Nous avons, en outre, un entraîneur qui connaît ses poulains. Nous avons d’autres acteurs dont le ministère des Sports, la Fédération burkinabè de football et les supporters qui croient en leur équipe et qui ont su donner le meilleur accompagnement. C’est pourquoi le spectacle proposé a enchanté plus d’un. Sur le plan tactique, il est clair que l’équipe nationale a beaucoup progressé par rapport à 2015. 
Il faut cependant garder la tête sur les épaules car l’orgueil précède toujours la chute. Rester humble et garder l’esprit d’équipe après l’accueil triomphal et cette reconnaissance nationale avec des médailles, c’est ce qu’il faut demander à cette équipe et à son encadrement. On a vu des équipes sombrer quelques temps après une brillante prestation. Il faut éviter ce scénario aux Etalons. Il y a des échéances futures dont le mondial 2018 en Russie et la CAN 2019 au Cameroun qu’il faut viser. Osons rêver grand car là où il y a la volonté, on terrasse parfois des géants.
Combinaison de compétences, de l’expérience et rajeunissement de l’équipe, c’est ce que tente de faire l’entraîneur Paulo Duarte. Le résultat est satisfaisant et il faut saluer le travail abattu. Cette CAN a aussi démontré que les locaux ne sont pas forcément des incompétents. L'avenir du football burkinabè passe aussi par là. Le Burkina doit faire en sorte d'avoir un flux constant de joueurs pour alimenter la sélection nationale seniors. Il est important d'avoir toujours une pépinière de joueurs pour alimenter l'équipe nationale. Cela passe par une bonne formation des joueurs dès leur jeune âge dans les clubs. Il importe enfin d’avoir un niveau de championnat relevé. Et ce n’est pas impossible. Si certaines nations brandissent à plusieurs reprises la coupe, la possibilité est aussi donnée au Burkina Faso de le faire. Le triomphe viendra un jour. Il faut y croire ! 

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida 
rabankhi@yahoo.fr


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