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Cimetière de Gounghin : ne rendons pas nos martyrs anonymes

08/02/2017
11:27

Cimetière de Gounghin : ne rendons pas nos martyrs anonymes
Présent au cimetière municipal de Gounghin, dans la capitale burkinabè, pour un enterrement, le jeudi 2 février 2017,  Kantigui a, par curiosité, fait un tour au carré où reposent les martyrs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du putsch manqué de septembre 2015. Au constat, des tombes sont en train de perdre leur identité. En effet, Kantigui a remarqué que deux d’entre elles ont déjà perdu leurs épitaphes. A  ce rythme, si rien n’est fait, il sera impossible, à un certain moment,  de mettre un nom sur les tombes où reposent  ces héros morts pour la patrie. Intempéries ? Qualité des épitaphes ? Œuvre humaine ?... Kantigui se pose bien de questions. En tous les cas Kantigui en appelle à qui de droit de faire en sorte que ces martyrs ne tombent pas dans l’anonymat après tant de sacrifices et d’hommage à eux rendus.  

Arrondissement n°6 de Ouagadougou: des ventes illicites de parcelles ?
Il est revenu à Kantigui que la population de l’arrondissement n°6 de Ouagadougou est indignée. La raison est que ces derniers temps, elle constate, impuissante, que des conseillers municipaux, accompagnés de leurs techniciens à bord de véhicules de luxe, sillonnent des quatiers pour indiquer des parcelles vides à des gourous pour achat. Il leur arrive de se tromper de parcelle pour déranger d’honnêtes citoyens dans leur quiétude, a ajouté la source de Kantigui. Elle estime que toutes les instances, jusqu’à la présidence du Faso, doivent s’inviter dans cette affaire afin que cela prenne fin. Ce, d’autant plus que toutes les communes sont tenues d’attendre  la reprise des travaux de lotissement et de vente de parcelles. La source de Kantigui, personnellement concernée par cette affaire, fait des mises en garde : « qu’aucun acteur de cette scène, y compris le maire de la ville, ne soit surpris de ce qui pourrait se passer dans nos rues si nous continuons à voir ces équipes rôder devant nos portes, particulièrement sur des parcelles supposées nues ».

Ces demandes qui disparaissent à la DRH du MENA
Kantigui a reçu la plainte d’un enseignant du nom de Davy Dabakuo officiant à l’école Koumna Koudgo dans la commune rurale de Ouindigui, province du Lorum. Selon cet enseignant en colère, il est sorti de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP)  de Ouahigouya en 2015 et affecté en octobre de la même année à Ouindigui. Mais, a-t-il expliqué à Kantigui, il a été mis directement en SND (Service national pour le développement) pourtant il s’était déjà acquitté de cette obligation envers l’Etat en 2011 avant son admission au concours. Selon ses explications données à Kantigui, c’est une année après, en novembre 2016, que son salaire de base a été rétabli, mais sans le rappel des retenues SND. Pour mieux comprendre, l’enseignant dit être allé à la direction générale du SND qui lui a suggéré de faire une demande de rappel pour rentrer en possession desdites retenues effectuées entre octobre 2015 et novembre 2016. C’est ainsi qu’il a introduit auprès du SND une demande de rappel mise dans le circuit avec le Bordereau d’envoi (BE) N°2016-784/PM/SG/DG.SND/DMAA du 8/11/2016. Muni de ce N° BE, l’enseignant a indiqué être parti  par la suite au service de la Solde pour le suivi de son dossier. Mais là, il lui a  été dit de repartir à la DRH du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) parce que son dossier n’est pas encore arrivé à ce niveau. A la DRH, l’enseignant confie avoir été surpris d’apprendre que son dossier, qui a été enregistré  dans le classeur des courriers arrivés,  est introuvable dans cette direction. L’enseignant a fait savoir à Kantigui qu’il est retourné au SND où la suggestion lui a été faite d’introduire une deuxième demande. Chose qu’il a faite en fin décembre 2016. Mais, selon le plaignant, cette demande a subi le même sort que la première, en disparaissant dans les locaux de la DRH du MENA. M. Dabakuo, las de quitter son poste pour le suivi de son dossier, se demande qui fait disparaître ses demandes à la direction des ressources humaines de son ministère ? Kantigui  interpelle la DRH du MENA et espère que des dispositions seront prises pour  se pencher sur le cas de Davy Dabakuo en vue de lui permettre de se consacrer à ses élèves. 

Dédougou : des incarcérés demandent à passer à la barre
En sillonnant la région de la Boucle du Mouhoun, une situation de détresse est tombée dans l’oreille de Kantigui. En effet, une de ses sources lui a confié que 28 incarcérés sont dans une situation inconfortable à la Maison d’arrêt et de correction de Dédougou depuis juillet 2016. 26 d’entre eux, d’un âge assez avancé, ont été arrêtés le 7 juillet  2016 à Kouka (Province des Banwa) à la suite de l’élection controversée du maire de cette commune, a détaillé l’informateur de Kantigui. Certains souffriraient de maladies liées à l’âge. Ce qui est révoltant pour les familles, c’est l’attente du procès depuis huit mois. Des dates ont été avancées, mais n’ont pas été respectées. De ce qui est revenu à Kantigui, la population souhaite ardemment que ces 28 personnes passent devant le juge pour être clairement situées sur ce qui leur est reproché et le sort qui leur est réservé.

Fada N’Gourma : des faux billets dans une banque ?
Kantigui a été étonné de constater qu’en termes de sécurité monétaire, les banques ne sont pas toujours les lieux les mieux indiqués. Un exemple palpable lui a été servi le 25 janvier 2017 à Fada N’Gourma. De passage ce jour-là dans la belle cité de Yendabli, il s’est rendu à une agence de sa banque pour un retrait, car à court de liquidité.  Mais quelle ne fut pas sa surprise une fois au marché pour de petits achats. On lui a fait savoir que le billet de 10 000 F CFA qu’il a remis était un faux. Illico presto, il est retourné à l’agence pour exposer le problème et échanger éventuellement le faux billet. C’était sans compter avec les agents de la structure. Ces derniers ont nié toute responsabilité dans ce fait. Ils ne reconnaissent pas avoir remis de faux billets de banque à Kantigui. « Comme l’argent est déjà sorti de la banque, nous ne pouvons plus l’accepter », ce fut leur réponse. Kantigui de se demander alors si ses mains contenaient des détecteurs de billets pour savoir si ceux qu’il venait de recevoir étaient de bons ou de mauvais. Fallait-il demander au guichetier de faire la vérification avant de lui remettre son argent ? Et si c’était dans un distributeur automatique, comment devait-il faire ? Autant de questions que cette réponse a suscitées chez Kantigui. De toutes les façons, il n’a pu rien faire face à cette situation, mais il est reparti réconforté dans ses suspicions que certains agents de banque travaillent en complicité avec des faussaires pour écouler des faux billets. Il faut que cela s’arrête.

Mairie de Godyr : un redéploiement pas du goût de certains agents!
Le comptable de la mairie de Godyr dans la province du Sanguié refuse de parler le même langage que son patron. Et pour cause, une histoire de redéploiement. En effet, a-t-on signifié à Kantigui, le maire a entrepris, au regard de ses prérogatives et du nouvel organigramme de la mairie, de changer le comptable de poste. Celui-ci devrait, selon les prévisions du maire, permuter avec le régisseur qui, lui, est sorti d’une école de formation. Toute chose qui n’est pas du goût du comptable surtout qu’il occupe ce poste depuis quatre ans. Ainsi offusqué, il  va vite ameuter ses proches collaborateurs qui  prirent fait et cause pour lui. C’est ainsi qu’un mouvement va se mettre en place et s’ébranler vers la mairie pour réclamer le départ du maire. Et comble de malheur, les manifestants, tout courroucés qu’ils étaient, sont sortis avec tambours et tam-tams qu’ils ont battus, comme pour jeter sur le maire un mauvais sort. Car pour eux, cette décision sonne comme un licenciement du comptable qui, pourtant, à les croire, a été recruté pour sauver une situation de vacance de poste. Ils vont même jusqu’à dire que la décision du maire a été motivée par le fait que le comptable n’est pas du même bord politique que lui. Mais cette boutade est vite balayée du revers de la main par le camp du maire qui explique : « le maire a agi selon les textes et il a raison. Car, s’il y a quelqu’un qui doit se reprocher quelque chose, c’est bel et bien le comptable qui, non seulement, ne donne pas satisfaction dans le travail à lui dévolu  mais pire, sa gestion, surtout du temps de la délégation spéciale, donne froid au dos ». Malgré les tractations, la passation de charge a eu lieu, sous surveillance policière, la semaine passée.  Kantigui appelle de tous ses vœux les deux parties à apaiser les cœurs, eu égard au climat délétère qui prévaut actuellement dans la localité, afin que cette situation n’ait pas une répercussion négativement sur le développement de la commune. 

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(226) 25 31 22 89



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18/06/2017 20:25
11/06/2017 19:59
 

 



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