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Zuma, un président à scandales

13/02/2017
19:50

Zuma, un président à scandales 

Le passage du président Jacob Zuma à la tête de l’Etat sud-africain est marqué par  des scandales à réplétion qui ne finissent pas de ternir l’image de la nation arc-en-ciel. Le discours à la nation du président sud-africain, appelé à plusieurs reprises à la démission pour ses scandales, a tourné, jeudi dernier, en affrontement entre agents de sécurité et députés membres des Combattants pour la liberté économique (EFF). Les images de ce spectacle peu honorable, qui a eu lieu au siège du Parlement, ont été reprises sur les écrans de télévisions à travers le monde et largement partagées sur la toile. Pour les partisans de la branche radicale de l’opposition dirigée par l’emblématique Julius Malema, le président Zuma ne jouit plus d’une légitimité pour se prêter à cet exercice constitutionnel. En effet, le chef de l’Etat a été reconnu coupable de violation de la Constitution par la justice sud-africaine pour avoir fait payer par le Trésor public la rénovation de sa résidence privée du Kwazulu-Natal  à plus de 20 millions d’euros. Emmuré dans le déni, Zuma a d’abord refusé de rembourser la somme, comme le lui réclamait la médiatrice du pays chargée de veiller à l’utilisation des deniers de l’Etat sud-africain, avant de se résoudre, sous la pression populaire, à rembourser partiellement les fonds en février 2016. A l’hémicycle, il a fallu plus d’une heure aux forces de sécurité pour venir à bout des élus réfractaires avec qui ils ont échangé de violents coups, sous le regard impassible de l’orateur du jour (Zuma) qui a poussé un ouf de soulagement à la fin du pugilat. Cela n’est pas surprenant quand on sait que Zuma, pris au piège entre scandales financiers et sexuels, peine à reprendre le contrôle de son pouvoir face à une opposition qui ne le ménage pas. Au point que le chef de l’Etat ne fait plus l’unanimité au sein de son parti, l’ANC où on lui a fait endosser la responsabilité de la défaite électorale de ce méga parti aux récents scrutins locaux. Aussi, la situation économique peu enviable depuis son arrivée à la tête du pays ne joue pas non plus en sa faveur. Même  s’il a assuré jeudi que le pays entrerait dans une phase de « reprise économique », peu de citoyens le croient. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le président polygame est mis en cause  dans une autre affaire. Un rapport publié en octobre dernier fait état de ses relations troubles avec les Gupta, une richissime famille d’affaires indienne. De quoi perturber le sommeil du président Jacob Zuma appelé à quitter son poste à la tête de l’ANC, en fin 2017,  occasionnant du coup une guerre de succession. De nombreux efforts ont été consentis depuis l’apartheid pour la réconciliation des Sud-Africains, notamment sous le régime de Nelson Mandela qui, après 27 ans de prison a renoncé à un long règne, donnant ainsi un bel exemple de démocratie à l’Afrique et au monde. Et on se rappelle encore  son discours émouvant lors de son procès en 1964. « J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivent ensemble en harmonie et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et voir se réaliser. Mais, Mon Seigneur, si nécessaire soit-il, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir », avait-il dit. Aujourd’hui, on est tenté de s’interroger sur ce qui reste de cet héritage démocratique laissé par cette icône qui continue de forcer l’admiration même n’étant plus de ce monde. De toute évidence, la gouvernance Zuma aura été la plus chaotique de tous les règnes qui se sont succédé après Madiba. 

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr 



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