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Droits sexuels et reproductifs : Des parlementaires accroissent leurs connaissances

27/02/2017
18:31

Le Réseau des parlementaires femmes et développement du Burkina Faso (REPAFED/BF) organise, les 27 et 28 février 2017 à Ouagadougou, un atelier de  formation aux droits de la santé sexuelle et reproductive  et à la clarification des valeurs, au profit  de ses membres.

Le Réseau des parlementaires femmes et développement du Burkina Faso (REPAFED/BF), dirigée par Marie Laurence Ilboudo/Marchal, réaffirme son attachement  aux causes féminines.  En  atteste l’organisation, les 27 et 28 février 2017 à Ouagadougou,  d’un atelier de formation aux Droits de la santé sexuelle et reproductive (DSSR) et la clarification des valeurs, à l’intention de ses membres.  Trente-cinq participants, soit 30 députés et cinq assistants parlementaires, sont  réunis  pour l’occasion  avec un programme  pas  moins  chargé.  Plusieurs  sujets en lien  avec  la thématique retenue  vont  être développés  par  des  spécialistes, sous forme de communications suivies d’échanges.  Entre autres, les généralités,  les composantes et l’environnement  juridique des DSSR, les causes et les conséquences des grossesses non désirées et des avortements au Burkina, et la clarification des  valeurs  seront  abordés au cours des travaux.  «La clarification des valeurs est un terme très connu en psychologie. C’est un processus qui  aide les individus à comprendre leurs valeurs. Chacun  a des valeurs avec lesquels il grandit.   Les valeurs  sont issues  de la socialisation, de l’éducation et de l’expérience personnelle.  Elles nous aident à prendre des décisions ou des  positions par  rapport à certains sujets précis», a expliqué le principal formateur, le coordonnateur régional pour l’Afrique francophone  de l’ONG IPAS, Dr Patrick Djemo. 

Des engagements attendus

Le développement des différents centres d’intérêt devrait déboucher  sur la prise d’engagements par les participants en faveur des DSSR, comme l’espère la coordonnatrice du REPAFED/BF.   « L’atelier a pour objet d’informer les députés sur la situation des grossesses non désirées, les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux des droits sexuels et reproductifs »,  a-t-elle soutenu à l’ouverture des travaux.  Pour elle, l’heure est grave, avec la mortalité maternelle, la persistance et l’amplification des grossesses non désirées en milieu scolaire.  «Avec 341 décès pour 100 000 naissances vivantes et des avortements qui contribuent pour 15% à 20% des cas de mortalité maternelle, le Burkina Faso fait partie des pays qui doivent redoubler d’efforts dans la lutte contre la mortalité maternelle»,  a  affirmé Mme Ilboudo.
La représentante-résidente de l’UNFPA au Burkina Faso, Dr Edwige Adekambi Domingo, partage l’inquiétude de la coordonnatrice du REPAFED/BF.  Admirative de l’engagement du réseau en faveur des DSSR, elle s’est surtout focalisée sur les grossesses non désirées, une véritable préoccupation à ses yeux.  A son avis, il faut miser sur l’éducation  pour changer la donne, sans faux fuyant.  «L’éducation sexuelle n’est pas synonyme de perversion. Elle permet aux garçons et filles de connaitre leurs corps »,  a-t-elle  dit, exhortant les députés à accompagner, à travers leurs obligations sociales et constitutionnelles, les adolescents en quête de protection.  Les  autres intervenants, les représentants du président de l’Assemblée nationale, le premier vice-président, Me Bénéwindé Stanislas Sankara, et du ministère de la Santé, Dr Ramatou Sawadogo,  ont  également  loué l’initiative du réseau.  «En organisant le présent atelier de formation aux droits sexuels et reproductifs, le REPAFED/BF légitime ses actions qui accordent une large place à l’amélioration des conditions de la femme et à son plein épanouissement», a  déclaré Me Sankara.  Aussi, a-t-il exhorté  ses collègues à  travailler, au cours de la législature, à lever les obstacles juridiques pour  favoriser une meilleure application des textes relatifs à la santé sexuelle et reproductive.  Dr Sawadogo a  réaffirmé la détermination du gouvernement  à œuvrer à ce que les indicateurs en matière de santé sexuelle et reproductive,  toujours inquiétants malgré les efforts,  soient  plus encourageants. 


Patrick Kader KARANTAO



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