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Trait de plume : Ce discours musclé !

27/02/2017
18:26

Ya-t-il une crise de confiance entre le gouvernement et les partenaires sociaux au Burkina Faso ? On ne peut que répondre par l’affirmative, sans tergiversations, eu égard au discours tenu par le Premier ministre (PM), Paul Kaba Thiéba, vendredi dernier, lors de sa rencontre avec les organisations syndicales. A cette occasion, le chef du gouvernement n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger les grèves à répétition, devenues une tradition au sein de l’administration depuis la mise en place de son équipe en janvier 2016.

Ces manifestations courantes de travailleurs avec des points de  revendications aussi importants les uns que les autres, selon le PM, s’illustrent par des débrayages systématiques, souvent sans préavis, boycottant même les activités professionnelles spécifiques quand ce ne sont pas des grèves intempestives. « Tout se passe comme si les yeux fermés, certains travailleurs n’ont plus la moindre affection pour le bien commun et pour l’équilibre de l’Etat. Tous les moyens sont bons pour obliger l’Etat à accroître les avantages, même secondaires, au risque d’engager notre pays dans une escalade et un cycle sans fin», a dit Paul Kaba Thiéba qui s’interroge sur le vrai mobile de cette  agitation « frénétique et contagieuse » qui peut hypothéquer les chances du développement du pays. Des propos jugés peu tendres par certains analystes, qui se demandent si cette rencontre est faite pour faciliter la collaboration entre l’exécutif et les syndicats. Et le discours du chef du gouvernement tendant à faire croire que derrière certains agissements du monde syndical se cachent des politiciens, dont la seule intention est de saborder les actions du gouvernement et de déstabiliser l’Etat, incite à cette inquiétude. Ne doutant pas de ses propos, Paul Kaba Thiéba n’a pas manqué d’inviter ceux qui veulent faire de la politique à descendre dans  l’arène pour qu’ils s’affrontent à visages découverts. Si la concertation et le dialogue permanent constituent la pierre angulaire sur laquelle reposent les rapports entre exécutif et partenaires sociaux, le face-à-face du week-end dernier à la primature, qui a fait les choux gras des médias, fait douter. On en veut pour preuve, l’atmosphère qui a prévalu tout au long de la rencontre, où les représentants des travailleurs avaient par moment la mine renfrognée. Ces derniers ont d’ailleurs fini par demander une suspension de la rencontre, pour disent-ils, aller mieux se concerter avant de répondre au PM. A entendre le Premier ministre, les revendications salariales des travailleurs constituent la principale pierre d’achoppement avec les syndicalistes.  L’argument du gouvernement selon lequel les marges financières de l’Etat burkinabè ne lui permettent pas de faire face à ces exigences ne passe pas chez les organisations syndicales. Si cette situation n’est pas nouvelle au « pays des Hommes intègres », les travailleurs déplorent cependant le fait qu’aucune lueur d’espoir tendant à l’inverser, ne pointe à l’horizon. Le retard accusé par le gouvernement dans l’application des accords conclus avec certains corps de métier est  surtout pointé du doigt par les sceptiques. Ce rendez-vous avec le PM est la preuve que les gros nuages qui planaient depuis des décennies  sur les relations entre le gouvernement et les partenaires sociaux au Burkina Faso ne se sont pas dissipés. Et les travailleurs ont de quoi s’inquiéter, eux qui attendent désespérément une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.   Espérons seulement que les responsables syndicaux qui ont promis de revenir au chef du gouvernement ne se montreront pas trop durs, comme pour riposter à son message. Car, ce n’est pas le moment pour les deux parties, condamnées à filer ensemble le même coton, peu importe leurs humeurs, d’engager inutilement un bras de fer entre elles. Il leur appartient plutôt de dominer, chacun en ce qui le concerne, son égo, afin de  franchir les difficultés et s’investir davantage dans le dialogue et la concertation sincère. Elles en sortiront grandies.

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr


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