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Ce n’est pas sportif

19/03/2017
20:22

Le football, ce sport passionnant, fera toujours parler de lui en bien ou en mal. Le samedi 18 mars 2017, au stade du 4-Août de Ouagadougou, les amoureux burkinabè du ballon rond ont offert un spectacle pas recommandable dans un stade de football. Des jets de projectiles, des intimidations et des agressions. Voilà ce que les hôtes algériens ont vécu en fin de partie qui opposait leur équipe, l’Union sportive de la Medina d’Alger (USMA), au nôtre, le Rail club du Kadiogo (RCK). Du côté de l’Algérie, on qualifie ce voyage de  l’USMA de l’un de ses pires déplacements en Afrique noire. Des blessés, la presse sportive algérienne en dénombre. Quatre au total : Haddad, Benmoussa, Berrefane et Mohamed Briki qui aurait été même réanimé par le staff médical. En tous les cas, le comportement des Burkinabè à cette rencontre a contraint le ministre des Sports et des Loisirs du Burkina Faso, Taïrou Bangré à descendre sur les lieux pour rendre visite à la délégation de l’USMA. Il a présenté ses excuses au président de l’USMA, aux joueurs, mais aussi à l’ambassadeur d’Algérie qui y était.  Il faut le dire avec force, ces violences ne peuvent être applaudies car elles n’honorent ni le RCK encore moins le Burkina Faso qui entretient de très bonnes relations avec l’Algérie. Ce comportement n’est ni sportif, ni fair-play, ni Burkinabè car au «pays des Hommes intègres», on réserve toujours le meilleur accueil à ses hôtes.

Même si certains justifient la colère des supporters du RCK comme une réponse à une mauvaise prestation supposée du trio arbitral nigérien, à l’attitude du commissaire au match, aux provocations des joueurs et des dirigeants de l’USMA, il y a lieu de rappeler les causes lointaines et souhaiter que l’on dépassionne les rencontres sportives entre les deux pays. D’aucuns évoquent une représaille contre les Algériens qui ne réservent pas toujours l’accueil fraternel aux Burkinabè lorsqu’ils vont en compétition dans leur pays. La goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase serait le refus de l’Ambassade d’Algérie à Ouagadougou de délivrer des visas aux journalistes burkinabè qui devaient couvrir le match aller en terre algérienne, le 11 mars dernier, sous le prétexte que le délai minimal pour les journalistes pour obtenir un visa algérien était de 15 jours. Pourtant, les joueurs et le staff technique des Etalons ont obtenu leur sésame sans avoir respecté ce délai. Pourquoi ? Ne voulait-on pas de journalistes burkinabè en Algérie ? La pilule était amère pour les journalistes. Du coup, l’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB), très outrée, avait protesté contre ce traitement de deux poids deux mesures et appelé les autorités burkinabè à refuser des visas aux confrères algériens pendant le match retour. 

En regardant toujours les faits historiques, les Burkinabè se rappellent, comme si c’était hier, du mauvais traitement réservé à leur équipe nationale (les Etalons) en 2013 à Blida en Algérie. Après avoir battu les Fennecs d’Algérie 3 à 2 à Ouagadougou, dans le cadre des barrages de la Coupe du monde 2014, les Etalons avaient subi des pressions diverses depuis leur hôtel de confinement jusqu’au stade Mustapha-Tchaker Chaker dit lieu fétiche des Fennecs où ils ont été finalement battus 1 à 0. «Si nous avions gagné ce match, beaucoup d’entre nous ne seraient pas revenus vivants», avaient confié ceux qui avaient fait ce voyage. 

Pour exorciser définitivement les démons de la haine et de la violence lors des rencontres sportives, il serait souhaitable que chaque pays sensibilise davantage ses citoyens. Le football est tout simplement un jeu, même si les enjeux sont énormes. Algériens et Burkinabè sont avant tout des Africains et ils se doivent mutuellement respect et considération. Quelle que soit la passion qui entoure le jeu, nous devons faire preuve de fair-play. C’est l’Afrique qui gagne.


Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
 rabankhi@yahoo.fr






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