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Ensemble contre l’agression extérieure

02/04/2017
22:52

Le terrorisme est maintenant une réalité au Burkina Faso. Et personne ne peut nier cet état de fait. L’attaque de l’hôtel Splendid et du restaurant Capuccino à Ouagadougou ainsi que les assauts meurtriers perpétrés contre les postes des Forces de défense et de sécurité (FDS) dans le Sahel ont fini par dévoiler, à la fois, un risque pernicieux et une fragilité. Longtemps épargnés par ces « fous aux mobiles ignobles », le pays des Hommes intègres doit désormais intégrer dans son dispositif sécuritaire cette menace qui ne cesse de créer la psychose en Afrique de l’Ouest. Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Niger … sont maintenant en alerte maximum pour éviter le pire à leurs populations. 
Au moment où les pouvoirs publics des pays concernés multiplient la collaboration et la coopération sécuritaire, une race de Burkinabè prend plaisir, ces derniers temps, à faire dangereusement peur à ses compatriotes. Comme si celle-ci se complait dans ce nouveau vent de déstabilisation nationale entretenu par des inconnus, elle use des réseaux sociaux pour causer plus de troubles dans l’opinion. Au fur et à mesure que l’appareil sécuritaire et le dispositif des renseignements se reconstituent pour envisager une riposte face à l’hydre du terrorisme, des esprits malins essaient de saper le moral des Forces de défense et de sécurité ( FDS) et des populations éprouvées. 
Le message rédigé anonymement que le ministère en charge de la sécurité a dû démentir, le jeudi 30 mars dernier, s’inscrit dans ce dessein inhumain de certains individus qui ne mesurent pas toujours la portée de leurs actes. Diffuser un message qui fait écho d’attaques terroristes imminentes sur des cibles en l’occurrence, les zones à forte affluence de Ouagadougou, relève tout simpement de la bêtise humaine. Les auteurs de ce type de message ignorent que les terroristes sont aussi des accros des technologies de l’information et de la communication. Leur sale besogne étant de créer le chaos au sein de la population, dissuader tout investisseur, tout visiteur, afin de porter atteinte au progrès du pays. Ceux-ci trouvent malheureusement un relai inespéré car des personnes insensées se plaisent à être leur tremplin. 
Le terrorisme se nourrit du dysfonctionnement du dispositif sécuritaire et de la fragmentation de la communauté du renseignement d’un pays. Ces deux terreaux des actes intégristes résultent aussi de phénomènes internes  qu’externes.  Le Burkina Faso, qui revient de loin après une année marquée par une Transition tumultueuse, doit se ressaisir maintenant pour ne pas plier l’échine au moment où sa population se dresse pour écrire une nouvelle page de son développement. Rien ne doit amener un Burkinabè à s’insérer dans la dynamique de psychose et de chaos que les terroristes veulent promouvoir dans son pays. L’unanimité est l’arme idéale à apposer aux terroristes.  
L’élan nouveau pris par le Burkina Faso à travers l’insurrection populaire et la résistance au putsch témoigne de l’habileté de son peuple à faire face à l’adversité. Une raison dans l’histoire, une conscience dans le présent et une foi en l’avenir. Le pays doit impérativement concilier ces trois pendants afin de sortir victorieux de cette bataille difficile mais possible contre les terroristes. Les habitants des 274 000 Km2 au cœur de l’Afrique de l’Ouest ont toujours su taire leurs divergences pour se mettre en ordre de bataille face à l’ennemi commun. 
Autant ils se serrent les coudes pour réussir un nouveau sursaut socioéconomique, autant ils peuvent se montrer aptes et prompts à contrer cette agression extérieure.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
 rabankhi@yahoo.fr






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