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Editorial : A l’armement !

09/04/2017
19:13

Le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, est, depuis le samedi 8 avril 2017 en tournée dans le Grand Nord pour constater les conditions de travail des Forces de défense et de sécurité (FDS),les encourager et les galvaniser dans leur combat contre le terrorisme.  Dans la prémière étape de sa tournée dans la région du Nord, le constat fait ressortir des difficultés qui sont : insuffisance de ressources humaines, de moyens roulants, d’équipement en armes et munitions, vétustés des locaux. En attendant que d’autres réalités du Sahel soient portées à la connaissance du ministre d’Etat, Simon Compaoré, ce périple est très important aussi bien pour les hommes de terrain que pour les décideurs du pays. Remonter le moral des hommes et femmes en veille sous 45 dégrés pour que règnent la paix et la sécurité est un acte à encourager. On a vu également le chef d’Etat major général des armées burkinabè, le Gal Oumarou Sadou aller au front de la lutte contre les terroristes dans le cadre de l’opération de coopération transfrontalière dénommée « Panga » la semaine dernière en territoire malien. Ces actions du commandement sont à saluer. Car l’exemple de motivation doit venir d’en haut. Mais le plus important, ce sont les réponses que l’infatigable Simon Compaoré apportera aux préoccupations énumérées par ses hommes : accroissement des effectifs, renforcement de la logistique, dotation en armes, voici résumé ce que souhaitent avoir les hôtes du ministre Compaoré. Et ce n’est pas forcément la mer à boire.
Le Burkina doit se résoudre à vivre désormais sous la menace terroriste. Pour ce faire, il revient aux décideurs de prioriser la question sécuritaire et d’y consacrer assez de ressources. Si nous banalisons la menace terroriste, si nous crions notre pauvreté et misère, nous risquons de subir ce qui est arrivé aux autres. Même s’il faut inscrire l’équipement des forces de défense et de sécurité dans un plan triennal ou quinquennal, l’heure est venue de renforcer notre capacité de défense pour dissuader ceux qui projettent conquérir une partie du territoire burkinabè.
Par ailleurs, le respect vis-à-vis d’un pays passe aussi par sa capacité à dissuader militairement. Sans plaider pour que des secteurs sociaux telles la santé et l’éducation soient sacrifiées au profit de celui de la sécurité, il ne serait pas irrationnel d’y songer également. Sans sécurité, c’est le péril de la santé et de l’éducation car aucun agent ne pourra exercer sa fonction. On l’a vu récemment au Sahel. Comme le militaire et fondateur du scoutisme anglais, Baden-Powell, on nous retorquera que « c’est moins par la force de ses armements qu’une nation s’élève au-dessus des autres que par le caractère de ses citoyens ». Mais face aux terroristes, nous faisons plutôt nôtre cette pensée de William Shakespeare : « Il vaut encore mieux se servir d’une arme brisée que de rester les mains nues ».
Ceux qui agressent et tuent les Burkinabè ne semblent pas disposés au dialogue. Ils veulent mettre en œuvre des desseins inavoués, remettre en cause l’intégrité de notre territoire. C’est pourquoi, il vaut mieux tuer l’embryon dans l’œuf afin de rassurer les citoyens et tous ceux qui désirent investir dans notre pays. L’indifférence face à la menace actuelle est une option suicidaire pour les Burkinabè. Nous avons d’ailleurs beaucoup perdu depuis le signalement des terroristes sur notre territoire. Faire de la résistance, combattre à tout prix pour mettre en déroute les agresseurs, nous semble aujourd’hui la meilleure option. Certes, dans ce combat, nous avons des alliés mais nous devons toujours essayer de compter sur nous-mêmes et non pas sur ce que les autres peuvent faire pour nous. Il est impérieux d’acquérir des armes de pointe, de trouver des moyens roulants et aériens pour permettre à nos combattants d’être plus opérationnels. Aller à l’armement est une nécessité si nous ne voulons pas périr.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
rabankhi@yahoo.fr


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