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Affaire Guiro : Le procureur « assume » la mise en circulation des billets saisis

11/04/2017
22:02

Le procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda, a animé, mardi 11 avril 2017, dans l’après-midi, à Ouagadougou, une conférence de presse sur sa « décision » de réintroduire les sommes d’argent saisies de Ousmane Guiro, dans le circuit financier. 

Le procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda, a dit avoir reçu, le 2 février 2017, une correspondance des conseils de l’Etat dans l’affaire Guiro. Les avocats sollicitent auprès du procureur, l’ouverture des cantines d’argent saisies chez l’ancien directeur général des douanes du Burkina, Ousmane Guiro, et déposées à la Trésorerie régionale du Centre afin de réintroduire les sommes saisies dans le circuit financier. Au cours d’une rencontre avec les hommes de médias, dans l’après-midi du mardi 11 avril 2017, à Ouagadougou, Laurent Poda a affirmé avoir donné une suite favorable à cette requête, trois semaines plus tard. « Nous avons estimé que le lieu où sont entreposées ces sommes d’argent depuis 2011 peut, à long terme, être cause de détérioration des billets, ce qui serait préjudiciable au bénéficiaire final qui pourrait être M. Guiro ou l’Etat », s’est-il justifié. La qualité des billets n’est pas en cause, et en tant que biens fongibles, l’équivalence pourra être représentée. Le procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou a préféré autoriser la réintroduction dans le circuit financier des sommes d’argent, plutôt que d’avoir à déplorer et à regretter plus tard la détérioration de ces biens. « J’ai pris ma décision et je m’assume », a déclaré Laurent Poda. A l’en croire, son autorisation ne viole aucune disposition légale en matière de saisie numéraire. « Si le billet n’est pas contesté, on n’a pas besoin de le conserver », a-t-il laissé entendre. Le cas présent ne constitue pas également « une pratique, ni un précédent (…) En matière de droit, chaque cas est examiné en fonction des circonstances », a martelé Laurent Poda. Et le procureur est apte à répondre devant une juridiction, s’il le faut. Pour lui, l’ancien directeur général des douanes n’a pas à craindre, dans la mesure où il connaît le détenteur de ses cantines. « Cet argent est disponible, le jour où la justice va décider d’acquitter M. Guiro ou d’ordonner la restitution partielle des sommes, le Trésor le fera », a-t-il rassuré. Pourquoi ne pas rendre à Ousmane Guiro son argent ?  Laurent Poda a estimé que lorsque dans un procès pénal, il y a eu pourvoi en cassation, la décision de la Cour d’appel n’est plus exécutoire, surtout si celle-ci a été cassée par la Cour de cassation. « C’est une méconnaissance des règles. On ne peut plus restituer l’argent à M. Guiro. On remet tout à zéro et on attend une autre audience », a-t-il soutenu. A quand la reprogrammation du dossier Guiro ? A cette question, il a répondu que sa juridiction n’a tenu aucune session depuis 2015, du fait des différents mouvements au sein de la justice et du retard dans le déblocage des fonds nécessaires pour engager les dossiers. 


Djakaridia SIRIBIE 
 






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