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Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
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Fonds commun : parlons-en

19/04/2017
20:33

Les députés ont quelque peu embarrassé le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, lors de son passage à l’hémicycle, sur la question du Fonds commun (FC). « Le Fonds commun, devrais-je en parler ? » s’est-il interrogé avant de donner deux chiffres, sans autre forme de commentaires : 34 milliards de F CFA sont prévus dans le budget de l’Etat, gestion 2017, pour alimenter 21 différents fonds communs. La réaction du chef du gouvernement conforte cette rémunération dans sa réputation de tabou républicain qu’on ne peut toucher, critiquer ou remettre en cause en vertu de convenances dont la justesse et la pertinence restent à établir… Ces gratifications sont  servies semestriellement, sans tapages, à certaines catégories de fonctionnaires, en guise de motivation.  Elles sont mises sur la place publique par le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) qui a demandé une répartition équitable entre bénéficiaires du Ministère de l’économie, des finances et du développement (MINEFID)… A y voir de près, l’approche du chef du gouvernement semble être réaliste. Il n’est pas aisé, en effet, de remettre en cause « cet acquis » qui a résisté à la thérapie de choc « garangose » (politique économique et financière rigoureuse conduite de 1968 à1975 sous l’instigation du ministre en charge de l’économie de l’époque, Thiémoko Marc Garango), à la période révolutionnaire qui avait envisagé sa suppression pure et simple, en vain. L’histoire raconte même que le père de la « garangose » en personne a écrit aux responsables des régies financières pour demander une répartition équitable de ce qui est aujourd’hui encore une revendication du SYNAFI, entre les bénéficiaires. Il est encore plus difficile (politiquement) de priver tous les bénéficiaires des 21 FC officiellement répertoriés, pas seulement au ministère en charge de l’économie mais aussi au ministère des Ressources animales, au ministère des Mines…Il faut se rendre à l’évidence que nombre d’agents sont sous « prêts fonds communs » sur 5 à 10 ans avec de grosses traites à faire réfléchir par deux fois tout pourfendeur du FC.   C’est peut-être pour tous ces paramètres que les bénéficiaires du FC sont sereins et convaincus qu’ « il y a des gens qui vont faire notre bagarre à notre place »,  dans un débat éventuel sur la suppression ou le maintien de cette pratique. Tout porte à croire que la question n’est même pas à l’ordre du jour, partant du fait que le FC  est considéré comme une niche imposable (ce qui n’est pas le cas actuellement) qui pourrait contribuer à la mobilisation des ressources internes dans la perspectives du financement du Plan national de développement économique et social (PNDES). Mais là, c’est une autre bagarre. Il faut cependant en parler car rien n’indique que le montant du FC qui cumule actuellement le budget de plusieurs départements ministériels, n’atteindra pas, dans l’avenir des sommets insupportables pour le budget national. C’est d’ailleurs en tenant compte du poids de ces émoluments sur le budget national qu’il est envisagé un paiement trimestriel dont l’incidence sera relativement moindre que le paiement semestriel actuel. Il faut aussi en parler au moins pour la juste répartition des ressources du pays, au moment où l’ensemble des Burkinabè, y compris ceux qui n’ont que leur salaire comme seul fonds, sont sollicités pour relever le défi des 64% des financements nécessaires à la réalisation des projets de développement au cours des quatre prochaines années.


Mahamadi TIEGNA
camerlingue78@yahoo.fr  







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