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France : faut-il craindre le scénario américain ?

24/04/2017
19:15

La candidate du Front national (FN), Marine Le Pen, arrivée 2e  au premier tour de la présidentielle française, dimanche dernier, réussira-t-elle à se frayer un chemin pour l’Elysée ? La question mérite d’être posée dans la mesure où le parti de l’extrême droite qui a recueilli 21, 53% des voix contre 23, 86% pour Emmanuel Macron, passe pour être un habitué des seconds tours des scrutins mais n’arrive jamais à franchir le cap. Le dernier cas en date qui pourrait illustrer cette tendance du FN remonte aux élections régionales de décembre 2015. Scrutin  au cours duquel le parti des Le Pen avait opéré une percée se hissant en tête au premier tour devant le parti «Les  Républicains (LR) », de l’ancien président Nicolas Sarkosy. La même élection avait mis à nu les failles du Parti socialiste (PS) au pouvoir qui s’était contenté de la troisième place. Par la suite, le FN s’est vu ravir sa place de leader à l’issue du second tour par les Républicains, grâce à la coalition à laquelle avaient appelé bien de ténors de la classe politique française pour ce qu’ils ont appelé « un sursaut patriotique ». Ce rouleau compresseur n’avait laissé aucune chance à Marine Le Pen et la poussée nationaliste. Si bien que nous sommes curieux de savoir sur quoi l’équipe de campagne de l’avocate compte bâtir ses arguments pour convaincre l’électorat. Connue pour ses opinions nationalistes Marine Le Pen est farouchement opposée à la vision de l’Union européenne dont elle veut soustraire son pays, une fois au palais de l’Elysée. Elle n’entend pas non plus ménager les émigrés qu’elle assimile dangereusement aux terroristes. Ce discours ultranationaliste pourrait être préjudiciable pour la France dans notre monde planétaire. Car il est une évidence qu’aucun pays ne peut se développer en se recroquevillant sur lui-même, empêchant tout mouvement de citoyens étrangers sur son sol. Le système de gouvernance que le parti de Jean-Marie Le Pen veut installer à la tête de la France est manifestement rétrograde. Ajouté à sa position extrémiste, cela ne plaide pas en sa faveur. Pas même dans le contexte d’attentats répétés en France, particulièrement à Paris où la candidate FN tente de faire croire que "l’immigration massive" rime avec "la menace islamiste". Mais cette politique critiquée suffit-elle à compromettre les chances de madame Le Pen dans la course à l’Elysée ? Face à l’insécurité, les Français ne peuvent-ils pas tenter un nouveau départ avec le FN ? Ces interrogations ne sauraient trouver réponses  avant le verdict des urnes du second tour, le 7 mai 2017. On peut tout de même craindre pour le parti de l’extrême droite, vu les faits et gestes sur le terrain et dans les états-majors des formations politiques. Les partis traditionnels qui ont gouverné la France depuis les 30 dernières années ont tous été gommés au premier tour, mais ils demeurent des alliés stratégiques pour la conquête du pouvoir à cette phase finale. Déjà un consensus se dégage autour  du candidat d’ « En marche » faisant planer le scenario de 2015 sur les Le Pen. Il est d’autant plus probable que les candidats malheureux dans leur majorité appellent à voter pour Macron qui voit ainsi ses chances de briguer la magistrature suprême s’accroître. D’autres acteurs non moins importants tels l’actuel Premier ministre, Bernard Cazeneuve et Jean-Pierre Rafarin, qui a lui aussi assumé les fonctions de chef de gouvernement, lui ont également apporté leur soutien. Cette attitude des hommes politiques français est dictée par leur volonté de barrer la route au FN dont la politique est unanimement connue pour contenir des germes divisionnistes de la société française. En attendant le probable débat de l’entre-deux tours, le jeune banquier de 39 ans part avec les faveurs des pronostics, mais les électeurs français indécis sont trop versatiles pour que l’on puisse prédire ce qu’il adviendra au soir du 7 mai. Que ce soit Macron ou Le Pen, une chose est sûre, cette élection constitue une leçon de démocratie pour la République française, ébranlée jusque dans ses fondements par l’absence de deux familles politiques (la droite et la gauche) qui ont façonné depuis 60 ans, sa vie politique. 


Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr





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