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Affaire CIMFASO:Inoussa Kanazoé inculpé

24/04/2017
22:06

Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Sérémé, a fait le point à la presse, de l’évolution de l’affaire dite « Inoussa Kanazoé et compagnons », le lundi 24 avril 2017 à Ouagadougou. A l’occasion, elle a dénoncé le « refus de déferrement» du prévenu et à rassurer de son « inculpation » dans  la soirée d’hier.

Le Président-directeur général (P-DG) de Kanis international, Inoussa Kanazoé et 5 de ses collaborateurs, ont été arrêtés et gardés à vue le 19 avril 2017 à Ouagadougou. Mais suite à des malaises, M. Kanazoé a été admis en clinique. Ensuite, il a été  auditionné pendant 9 heures (de 11h à 20h) à la gendarmerie avant de rejoindre le centre de santé. « Sauf qu’hier, lorsque la gendarmerie est allée pour l’extraire de la clinique, à notre grande surprise, il a opposé un refus à son déferrement, de même que ses avocats », a expliqué le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïza Sérémé, au cours d’un point de presse, le 24 avril. Toutefois, ses compagnons ont déjà été déferrés. «Le juge d’instruction a été saisi et M. Kanazoé sera inculpé ce soir même (hier), qu’il vienne ou pas. Il peut venir mais le juge aussi peut se déplacer pour l’inculper », a rassuré le procureur. Le propriétaire de CIMFASO est soupçonné de plusieurs infractions allant de faux et usage de faux en écriture de commerce, d’abus de confiance aggravé, de tromperie du consommateur, de fraude fiscal, de blanchiment de capitaux... Selon les infractions, lui et ses complices encourent des peines d’emprisonnement de 1 mois à 7 ans, et des sanctions pécuniaires de 300 000 F CFA à 5 millions. Des dires du procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, les activités «frauduleuses» de Inoussa Kanazoé ont entraîné d’énormes pertes au budget national. Pour la construction de l'usine CIMFASO, il y' a eu un contrat qui a été passé avec une société fictive dénommée CGC, qui appartiendrait à M. Kanazoé. Cette société n'a pas effectué les travaux. «Inoussa Kanazoé est passé par d'autres moyens pour pouvoir construire l'usine, alors qu'il y'a eu des factures et des montants qui ont été payés à CGC. Ces Montants défalqués n'ont pas fait l'objet d'imposition ni de taxes. Si l'Etat devait percevoir des taxes, cela remonterait à des milliards de FCFA», a noté Maïza Sérémé.

«Si nous avions cédé aux pressions, je serais multimilliardaire»

L’enquête suit son cours, sous de «fortes pressions» des opérateurs économiques, de l’avis du commandant de la Compagnie de gendarmerie du Kadiogo, le capitaine Youmandia Lompo. Loin des pressions politiques, hiérarchiques ou judicaires, a-t-il souligné, «le monde économique a multiplié les tentatives». «Nous sommes partis avec des propositions de plusieurs centaines de millions de FCFA et même passés le cap du milliard de FCFA. Si nous avions cédé, je serais multimilliardaire. En bon intègre, nous ne mangerons pas de ce pain», a avoué Youmandia Lompo. La manifestation des commerçants exigeant la libération de Sieur Kanazoé est, par exemple, une forme de pression. Mais l’équipe de Maïza Sérémé n’entend pas céder. « S’il doit être libéré ou encore bénéficier d’une liberté provisoire, c’est la justice qui en décidera», a-t-elle affirmé. La présente enquête couvre les activités de l’entreprise CIMFASO de 2013 à nos jours. Dans quelles conditions l’opérateur économique et ses complices ont été interpellés? 
A ce sujet, le capitaine Lompo a confié que contrairement à ce qui a été entendu, il ne s’est agi ni d’une opération anti-terroriste, ni d’une arrestation musclée, encore moins d’une mission exécutée par une trentaine d’hommes. Il a rassuré qu’ils ont été interpellés dans les règles de l’art par des éléments dont 3 officiers de la police judiciaire, 2 de la police technique et scientifique, et une équipe d’intervention légère de 7 soldats. «L’interpellation a eu lieu autour de 15h21 (le mercredi 19 avril, ndlr). 
Nous leur avons signifié les motifs de notre venue, nous nous sommes isolés dans une salle pour nous entretenir… Nous avons quitté les locaux peu avant 17h », a-t-il expliqué. Et d’ajouter qu’ils leur ont permis d’embarquer à bord de leurs propres véhicules, avec un pandore à l’intérieur afin de les conduire «en toute dignité et (…) par mesure d’humanisme» au camp Paspanga. En venant par surprise, le capitaine et ses hommes ont pensé pouvoir préserver tout ce qu’il y avait comme indices et traces qui pourraient les intéresser  sur les lieux. «Ils sont logés dans des villas climatisées à la gendarmerie», a soutenu le procureur.  Elle a affiché la volonté de la justice à dire le droit. Dans ce sens, les dossiers de crime économique et de sang ont été dépoussiérés et aucun ne dort dans les tiroirs, foi de Maïza Sérémé. 


Djakaridia SIRIBIE
dsiribie15@gmail.com  



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Commentaires - Ajouter un commentaire - Voir tous les commentaires (1)
Posté parfelix SOUGUE - 25/04/2017 à 19:04:58
bonjour a tous. je profite de cette occasion pour féliciter la justice Burkinabé, voyez nul n'est au dessus ni en dessous de la loi. M kanazoe a peut être fauté, mais une mis en garde l'aurait certain...

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