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Trait de plume : Derrière les barreaux pour le reste de sa vie !

01/05/2017
18:19

Les Chambres extraordinaires de Dakar n’ont pas laissé de chance à l’ancien dictateur tchadien, Hissène Habré, qui faisait des pieds et des mains pour échapper à la peine de réclusion à perpétuité prononcée contre lui en première instance en juillet 2016. En effet, l’ex-chef de l’Etat tchadien qui avait fait appel a vu sa condamnation à perpétuité confirmée par le Tribunal spécial africain le 27 avril 2017 dans la capitale sénégalaise où il s’est exilé depuis sa chute du pouvoir. 

La Cour d’appel l’a condamné également à verser aux familles des victimes un montant global de plus de 82 milliards de F CFA au titre des dédommagements. Un verdict qui a provoqué un tonnerre d’applaudissements dans la salle d’audience, notamment au sein des familles et proches des victimes. «Depuis plus de 26 ans, je travaille pour que Habré soit condamné pour les crimes qu’il a commis. Aujourd’hui je suis enfin en paix. J’espère que tous les dictateurs en Afrique ont compris le message. Personne n’est au-dessus de la loi!», a déclaré Souleymane Guenguen, fondateur de l’Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH). Et un autre proche, de renchérir : « Aujourd'hui, c’est l'Afrique qui a gagné contre l'impunité». Hissène Habré a été reconnu coupable de «crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de tortures et d’abus sexuels» commis pendant ses années de pouvoir entre 1982 et 1990. Ainsi, il a été à l’origine de la mort, dans des conditions parfois horribles, d’environ 40 000 de ses concitoyens. Ce qui fait que l’on est tenté de dire que l’ancien président a été tout simplement rattrapé par son passé. Avec sa fameuse Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), tristement célèbre police répressive dont le peuple tchadien a gardé de douloureux souvenirs, Habré avait droit de vie et de mort sur ses compatriotes à commencer par les pourfendeurs de son régime. Agé de 74 ans, l’ex-homme fort de N’Djamena devra purger sa peine dans son pays d’exil, le Sénégal, ou tout autre Etat membre de l’Union africaine. Pour certains spécialistes du droit, il ne pouvait en être autrement pour le président Habré, vu que les preuves et les témoignages mis en lumière  lors des  différentes audiences étaient sérieusement accablants. Le mutisme dans lequel l’accusé s’est enfermé le premier jour du procès et son refus de se présenter au tribunal pendant le reste des audiences n’ont pas été du goût des juges. En conséquence ces derniers ne lui ont pas fait bénéficier de circonstances atténuantes comme cela aurait pu se faire. D’ailleurs l’exilé de Dakar n’a pas reconnu les Chambres extraordinaires mises en place grâce à un accord entre l’Etat du Sénégal et l’Union africaine pour statuer sur son sort. Il a qualifié son procès de parodie de justice  car pour lui, son successeur, l’actuel chef d’Etat, Idriss Deby Itno, qui assumait les fonctions de chef d’Etat-major général des armées à l’époque des faits devrait également comparaître à la barre si l’on voulait d’un procès équitable.
Ce jugement met définitivement un terme à 17 longues années de batailles judiciaires menées par des associations de familles de victimes sous la houlette d’organisations de défense des droits de l’Homme. Pour l'organisation Human Rights Watch (HRW) le procès Habré annonce la fin de cette époque où les tyrans africains pouvaient brutaliser leur peuple, piller les richesses de leur pays puis s'enfuir à l'étranger pour profiter d'une vie de luxe. Le noyau de partisans restés fidèles au sanguinaire broient du noir depuis la sentence du Tribunal spécial qui l’envoie derrière les barreaux où il se remémorera les scènes d’horreurs auxquelles nombre de Tchadiens ont assisté. Cette condamnation va-t-elle réellement servir de leçon aux dirigeants africains comme le clament les défenseurs des droits de l’Homme ? Wait and See (attendons de voir) !

Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr


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