Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
Flash info :

Masato FUTAISHI, ambassadeur nippon au Burkina : «Je continuerai à œuvrer au renforcement des liens d’amitié…»

04/05/2017
00:54

L’Ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Masato Futaishi, est en fin de mission après quatre années à parcourir le pays des Hommes intègres du Nord au Sud, d’Est en Ouest pour accompagner le développement. Avant de rejoindre sa terre natale, il dresse à travers cette interview une sorte de bilan de la coopération et en conclut en ces termes : « les relations bilatérales entre le Japon et le Burkina Faso sur le plan politico-diplomatique sont très étroites et solides ». 


Sidwaya (S.) : Vous êtes en fin de mission au Burkina Faso, que retenez-vous de ce peuple que vous avez côtoyé quatre années durant ?
Masato Futaishi (M.F.) : Avant tout propos, je tiens à remercier les Editions Sidwaya qui m’offrent cette occasion de m’exprimer sur les relations bilatérales entre le Japon et le Burkina Faso.  Revenant à votre question, il faut dire que quatre années passées au Burkina Faso m’ont permis de découvrir que les peuples japonais et burkinabè partagent des traits communs culturels. Tous les deux peuples ont un grand respect pour la Nature. Et puis l’histoire du Burkina est bâtie sur celle des royaumes tout comme celle du Japon avec la famille impériale. C’est sûrement pour ces raisons que nous avons en commun des valeurs comme le respect à l’égard des ancêtres et des personnes âgées, le sens de l’honneur, de fidélité, du partage, de l’humilité et enfin l’amour du travail.


S. : Insurrection populaire, Transition, coup d’Etat manqué, élections présidentielle et législatives… Comment avez-vous vécu cette page historique du Burkina qui s’est déroulée sous vos yeux ?
M.F. : Il faut dire que j’ai été un témoin privilégié des turbulences politiques que le Burkina Faso a traversées et de l’évolution démocratique du pays des Hommes Intègres. En effet, j’ai vécu l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, au cours de laquelle des Burkinabè ont accepté le sacrifice suprême pour la cause patriotique. J’ai aussi vu la résistance des femmes avec des spatules et des jeunes aux poings fermés contre le coup d’Etat manqué de septembre 2015. Après ces évènements, les élections présidentielle et législatives se sont déroulées de manière transparente et apaisée et ont abouti à des résultats crédibles, acceptés de tous. Ces trois images représenteront toujours pour moi la manifestation de la détermination des Burkinabè à choisir la voie de la démocratie qui est le gage de tout développement et j’ai admiré le courage et la témérité du peuple du Burkina Faso. J’ai aussi apprécié le rôle important de coordination et de ressort social de Sa Majesté le Mogho Naaba Baongho pour la résolution des différentes crises où j’ai vu le symbole historique de la démocratie africaine.  


S. : Après tant de soubresauts, est-ce que le Burkina Faso a emprunté la meilleure voie pour assurer son développement ?
M.F. : Je salue l’élaboration du PNDES par les autorités burkinabè qui s’articulent autour de trois axes stratégiques à savoir : réformer les institutions et moderniser l’administration ; développer le capital humain et dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois. Toute chose qui est en phase avec la philosophie de la coopération japonaise au profit du Burkina Faso. C’est d’ailleurs ce qui justifie le soutien du Japon à la réalisation de ce plan à travers divers projets, comme le projet de construction d’infrastructures éducatives en appui au post primaire Phase II dont nous venons tout récemment de procéder à la signature de l’échange de notes à hauteur de 7,8 milliards de francs CFA. Le Japon est également engagé pour des projets des infrastructures routières dans le cadre du PNDES. En termes clairs, je puis affirmer que le Burkina, avec ce plan ambitieux, est sur la bonne voie du développement et le Japon, en tant que pays ami, est disposé à l’accompagner. 


S. : Comment se porte la coopération entre le Burkina Faso et le Japon, au moment où vous vous apprêtez à quitter le pays des Hommes intègres ?
M.F. : Sous mon mandat d’Ambassadeur du Japon au Burkina Faso, la coopération bilatérale entre nos deux pays a été marquée, sur le plan politique, par la tenue de la TICAD V en juin 2013 à Tokyo et de la TICAD VI en août 2016 à Nairobi, au Kenya.  La dernière a connu la participation de SEM Roch Marc Christian Kaboré accompagné d’une forte délégation gouvernementale. D’ailleurs, à partir de la TICAD I jusqu’à la TICAD VI, les Chefs d’Etat Burkinabè ont participé à cette rencontre internationale. Durant mon séjour au Burkina Faso, deux Vice-Ministres Parlementaires japonais ont effectué un voyage officiel au Burkina Faso. Dans le même temps, neuf ministres burkinabè, dont le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité, monsieur Simon Compaoré, ont effectué une visite officielle au Japon. Il faudrait aussi mentionner la tenue de la consultation bilatérale, le 15 novembre 2016 à Ouagadougou, sous la présidence de SEM Paul Kaba Thieba. Je peux en conclure que les relations bilatérales entre le Japon et le Burkina Faso sur le plan politico-diplomatique sont très étroites et solides et je m’en félicite. J’espère que ces relations politico-diplomatiques se renforceront davantage à l’avenir.


S. : Quel bilan dressez-vous de cette coopération qui vous a amené au Burkina Faso ?
M.F. : Tout comme la relation politico-diplomatique, la coopération économique et technique entre nos deux pays est au beau fixe et j’en suis très satisfait à la fin de ma mission au Burkina Faso. Le Japon, dans le cadre de sa coopération bilatérale économique, accompagne le développement du Burkina Faso, par l’octroi de dons pour la réalisation de projets dans divers domaines. Le Japon réalise également la coopération technique par l’envoi d’experts et de Volontaires japonais au Burkina Faso et l’accueil de stagiaires burkinabè au Japon. Il y a ensuite la coopération économique avec les ONG et les associations. Le Japon contribue aussi aux efforts déployés par la Communauté internationale pour aider les populations défavorisées au Burkina Faso, à travers sa coopération multilatérale. S’agissant de notre coopération bilatérale économique, le Japon a octroyé des dons à des projets dans divers domaines. Il s’agit notamment de l’agriculture, de l’éducation et de l’intégration économique sous-régionale qui sont les secteurs clés de notre coopération. Pour ce qui est de l’agriculture, le Japon a octroyé 26 464 tonnes de riz dont le montant est d’environ 9 milliards de FCFA sous mon mandat. Le Japon contribue à l’amélioration des revenus des acteurs des filières agricoles et à l’amélioration de la productivité agricole à travers la coopération technique. En ce qui concerne l’éducation, nous avons financé la construction des salles de classe, non seulement des écoles primaires, mais aussi des écoles post-primaires. D’ailleurs, j’ai signé le 6 avril 2017 l’Echange de Notes avec le ministre Alpha Barry sur la construction de 43 collèges d’enseignement général. A ce jour, nous avons construit 1253 salles de classe dont 534 sous mon mandat. Nous avons également contribué à la construction d’Ecoles nationales des enseignants du primaire dont celle de Kaya qui est en cours de construction. Pour ce qui est de l’intégration économique sous-régionale, le Japon réalise le plan directeur de l’aménagement des corridors pour l’anneau de croissance en Afrique de l’Ouest. Nous avons aussi procédé à la signature de l’Echange de Notes avec l’UEMOA sur le projet pour l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers entre le Togo et le Burkina Faso. Je voudrais aussi mentionner qu’à part les trois secteurs clés de notre coopération, nous avons réalisé les projets relatifs à la sécurité humaine, pour réduire la pauvreté et promouvoir le mieux-être socio-économique. Il s’agit de la construction des infrastructures hydrauliques, de la construction des CSPS, de la préservation de l’environnement, etc. En termes de chiffres, nous avons réalisé 316 forages depuis 2013, ce qui porte le nombre total de forages réalisés par la coopération japonaise depuis 1992 à 1131 forages. Depuis 1993, nous avons aussi réalisé 46 CSPS, dont 44 construits sous mon mandat. Notre coopération technique avec l’autorité burkinabè a également connu une évolution considérable par la mise en œuvre de plusieurs projets. Cette coopération s’est aussi concrétisée et renforcée par l’envoi de 2013 à 2016 de 144 experts japonais et de 33 jeunes volontaires japonais au Burkina Faso dans des domaines variés comme l’agriculture, l’éducation, le développement communal, la santé, etc. Nous avons également accueilli 399 stagiaires burkinabè au Japon dans divers domaines.  Je voudrais aussi souligner que le Japon a accueilli 5 étudiants burkinabè boursiers du gouvernement du Japon. En outre, nous avons lancé « ABE Initiative » (African Business Education for Youth), à partir de l’année 2015 et actuellement 10 jeunes burkinabè travaillent au Japon. Nous avons également une coopération culturelle et sportive avec le Burkina Faso. En effet, nous considérons que connaître la culture de l’autre contribue à la compréhension mutuelle et la tolérance entre les peuples. C’est dans cet esprit que nous avons développé les échanges culturels et sportifs. Dans ce cadre, nous avons organisé au mois de mai 2015, l’exposition sur l’histoire des arts martiaux du Japon et nous tenons régulièrement des compétions dénommées: « Coupes de l’Ambassadeur du Japon de Judo et de Karaté-do».  Nous avons aussi financé des projets élaborés par des ONG et des associations en faveur de la population de base, à travers notre coopération financière non-remboursable intitulée : «Dons aux microprojets contribuant à la sécurité humaine». Des projets de construction d’écoles primaires, de Centres de santé et de promotion sociale (CSPS), de forages et de Centres de formation pour les jeunes filles déscolarisées et les sourds-muets ont été réalisés dans plusieurs provinces du Burkina Faso. Dans le cadre de cette coopération financière non-remboursable, nous avons contribué à la construction de 21 forages, de 21 salles de classe et de 5 CSPS sous mon mandat. S’agissant de la coopération multilatérale, le Japon soutient les efforts de la Communauté internationale pour aider les populations défavorisées au Burkina Faso. Dans ce cadre, le Japon a octroyé de 2013 à 2016 des dons d’un montant total d’environ 21 milliards 395 millions de FCFA aux agences du Système des Nations unies, comme le PNUD, l’UNICEF, le PAM, le HCR, l’OIM et l’ONUDC pour exprimer sa solidarité, notamment dans le domaine humanitaire. Je voudrais préciser que ces agences exécutent des projets en faveur des réfugiés maliens au Burkina Faso et des populations de la région du Sahel. En termes de montant, sur le plan bilatéral, notre coopération financière non-remboursable se chiffre, de 2013 à la fin de l’année fiscale 2016, à environ 38 milliards de F CFA, tandis que la coopération technique est évaluée à peu près à 27,5 milliards de F CFA. Le montant total dans le cadre de notre coopération bilatérale avec le Burkina Faso de 2013 à 2016 s’élève à environ 65,5 milliards de FCFA.  Donc, les coopérations bilatérale et multilatérale cumulées donnent un montant total de 86 milliards 895 millions de FCFA consentis par le gouvernement du Japon au profit du Burkina Faso sous mon mandat. Et je m’en réjouis.


S. : La coopération japonaise qui intervenait sur toute l’étendue du territoire national a réduit son rayon d’action, ces dernières années du fait de la menace terroriste. Du coup de nombreuses zones précaires du Sahel et du Nord en ont été privées. Au lieu d’abdiquer, pourquoi ne pas responsabiliser des Burkinabè pour le suivi de vos projets dans ces zones, à défaut de vous y rendre ?
M.F. : La situation précaire dans la région du Sahel est fort regrettable. Les défis sécuritaires auxquels cette région du Burkina Faso fait face détériorent davantage les conditions de vie des populations. Fort heureusement, le Burkina Faso, avec l’appui de la communauté internationale, fournit des efforts notables  pour sécuriser la région. Je tiens à féliciter le gouvernement burkinabè pour ses efforts et exhorte le Burkina Faso à persévérer dans cette lutte avec beaucoup d’engagement et de détermination. Le Japon, en tant que pays ami du Burkina, l’accompagne dans ses efforts de développement et de sécurisation de la zone du Sahel, à travers des organisations internationales déjà citées plus haut, car nous sommes convaincus qu’il n’y a ni paix ni stabilité sans développement. A ce sujet, l’appui au projet « Gestion des frontières pour la stabilité et la sécurité humaine au Sahel », via l’OIM, est une illustration parfaite du fait que le Japon est sensible à la situation du Sahel en apportant son soutien à l’amélioration des conditions de vie des populations de cette région. 


S. : Votre pays a été actif dans des secteurs comme l’agriculture, l’eau potable, l’éducation…Est-ce que vous avez un sentiment d’inachevé dans ces divers domaines ? 
M.F. : Il faut rappeler que la coopération japonaise est axée sur trois domaines prioritaires qui sont  l’agriculture, l’éducation et l’intégration  économique sous-régionale. A côté de cela, il y a les projets liés à la sécurité humaine, c’est-à-dire l’eau, la santé, etc. Au regard du bilan que j’ai pu dresser plus haut, vous constaterez que le gouvernement du Japon a énormément investi dans la réalisation de projets contribuant au bien-être des populations, surtout défavorisées, mais il reste évident que les besoins sont considérables. C’est pourquoi le Japon s’engage à poursuivre, non seulement aux côtés des autorités burkinabè, mais également aux côtés des collectivités locales, des associations et des ONG, sa coopération dans le sens de développer ces secteurs tout en permettant une autonomisation des populations bénéficiaires pour un développement durable et inclusif du Burkina Faso.


S. : Qu’est-ce qui vous tenait à cœur que vous n’avez pas pu réaliser ?
M.F. : Au regard de la situation géographique du Burkina Faso, le désenclavement du pays pour faciliter davantage son intégration sous-régionale est très important. La poursuite de la coopération dans ce domaine notamment par la réalisation des projets d’infrastructures routières me tient beaucoup à cœur.


S. : Pourquoi le Japon intervient essentiellement dans les secteurs sociaux ?
M.F. : Le Burkina Faso est classé 183e sur 188 pays selon l’Indice de Développement Humain (IDH) et cela laisse voir que la situation de la pauvreté des populations burkinabè est une situation préoccupante. C’est dans ce contexte que le Japon accorde une grande importance aux projets liés à la sécurité humaine afin d’apporter une aide substantielle aux populations les plus vulnérables. C’est ce qui justifie nos interventions dans les secteurs sociaux. Mais pour le développement durable d’un pays, il faut également soutenir les efforts pour son décollage économique. Par conséquent, le Japon intervient en parallèle dans la stratégie de croissance économique durable, à travers le développement de l’agriculture, le rehaussement de la qualité de l’éducation et la promotion de l’intégration économique sous-régionale.


S. : Quels sont les dossiers importants que vous laissez à votre successeur ?
M.F. : Dans le cadre de la coopération entre le Burkina Faso et le Japon, il existe de nombreux projets en cours d’exécution ou en cours d’études notamment des projets de réalisation  d’infrastructures routières. Dans l’esprit de la continuité, mon successeur aura donc à poursuivre la réalisation desdits projets ainsi que des projets contribuant à la sécurité humaine.


S. : Vous avez assuré ces dernières années la promotion de la méthode Kaizen dans le pays. De quoi s’agit-il ? 
M.F. : Le Kaizen est un concept japonais de l’amélioration permanente basé sur de petites améliorations faites au quotidien sur observation  de cinq règles ; Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu et Shitsuke, qui signifient en français ; Ranger, Ordonner, Nettoyer, Rendre propre et Etre discipliné.  Ce concept est applicable dans tous les domaines de la vie en partant d’une attitude réflexive, de l’engagement dans l’action, la persévérance, la quête de l’excellence, avec le moins de ressources possibles. Il permettra ainsi l’amélioration  de notre cadre de travail, de nos performances et de notre niveau de vie.   


S. : Qu’est-ce qu’un tel système peut changer dans un pays comme le Burkina Faso ?


M.F. : Le Kaizen, combat quotidien et perpétuel, contribue, sur le plan individuel, au développement des capacités morales et intellectuelles de la personne qui l’applique tout en construisant le corps et l’esprit sain. A l’échelle de la communauté, il crée une atmosphère agréable de socialisation et de conjugaison des efforts  pour la défense des intérêts communs. Au niveau de l’entreprise ou de l’Etat, il implique une gestion axée sur les résultats, une gestion rationnelle des ressources, une quête permanente de la productivité et de la qualité  pour être compétitif sur le marché de l’économie mondiale, de plus en plus exigeant en termes de qualité. Comme vous pouvez le constater, les valeurs de Kaizen s’inscrivent parfaitement dans le socle culturel burkinabè. En étant une méthode bien adaptée aux réalités socio-culturelles du Burkina Faso, il peut être une locomotive dynamique de développement durable et inclusif


S. : Sur quelles potentialités le Burkina doit-il s’appuyer pour espérer un jour atteindre le niveau de développement des pays asiatiques ?
M.F. : La première richesse d’un pays, ce sont les hommes bien formés. L’atout majeur dont dispose le Burkina Faso est sa population jeune et dynamique. Cette population est alors un grand potentiel sur lequel il faudrait s’appuyer pour assurer un développement durable. Pour y arriver, il faudrait d’abord veiller à un planning familial, car le contrôle des naissances assure une bonne planification en matière de développement. Ensuite, il est nécessaire de promouvoir l’accès à une éducation de qualité pour tous, tout en assurant la formation professionnelle et la promotion de l’emploi. Et puis, il faut bien travailler. Tout cela permettra l’amélioration des conditions de vie des populations et la croissance économique du pays. Ce qui contribuera certainement à désenclaver le pays pour l’intégrer au mieux dans le marché économique sous-régional et mondial et un jour atteindre le niveau de développement qu’ont connu certains pays asiatiques.


S. : Pendant votre séjour, le Japon est venu en aide à des services de l’administration burkinabè, comme les Editions Sidwaya, avec des dons en véhicules et en matériel informatique. Qu’est-ce qui a justifié ces diverses donations ?
M.F. : En rappel, l’Axe 2 du PNDES mentionne clairement : « développer le capital humain ». Je suis convaincu que le développement du capital humain est la clé du développement durable d’un pays et pour ce faire, j’estime qu’il importe d’accompagner le renforcement des capacités humaines avec du matériel adéquat de travail. Dans le cas des Editions de Sidwaya, dont la mission est de collecter et de traiter l’information pour ensuite la diffuser aux Burkinabè, ce don en véhicules et en matériel informatique est assez pertinent pour renforcer les capacités de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. Toute chose qui contribue en fin de compte à l’éveil des consciences, à l’éducation des masses.


S. : Vous quittez le Burkina en mi-mai, quel sera le point de chute de l’ambassadeur Masato Futaishi ?
M.F. : Ma mission se termine bientôt au Burkina Faso et je repars pour le Japon. Toutefois, je garde de très bons souvenirs de mon séjour au pays des Hommes intègres  et je continuerai, dans la mesure du possible, à œuvrer au renforcement de la coopération et des liens d’amitié entre le Japon et le Burkina Faso. Cher peuple intègre du Burkina Faso, Y Barka Wusgo, Aniche, Fofo.


La rédaction






109
Partager sur Facebook

> Recherche





>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

03/12/2017 19:50
26/11/2017 22:30
 

 



> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus