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Missive à Emmanuel Macron

07/05/2017
21:05

C’est inédit. La France vient de choisir son président. Elle a élu un homme de 39 ans, Emmanuel Macron, pour gérer sa destinée. Né le 21 décembre 1977 à Amiens, ce fils d’un couple de médecins, a été préféré à Marine Le Pen.
Le cap de l’élection passé, il reste à voir le jeune président à l’œuvre. Ne s’étant pas présenté sous la bannière d’un parti politique, comment va-t-il gérer la France. Le candidat du mouvement « En marche ! » aura assurément du pain sur la planche. Mais qu’attend l’Afrique, surtout francophone, de celui que les Français ont élu ce dimanche 7 mai 2017 ? Cette partie du continent noir est confrontée à toutes sortes de maux dont le plus grand et qui compromet son développement est le terrorisme. Beaucoup de vies ont été fauchées en Afrique francophone par ce fléau. Si la France veut rester première partenaire des pays concernés par ce mal, qu’elle poursuive et intensifie son engagement à leurs côtés, de manière forte, en leur apportant tout l’appui dont ils ont besoin pour combattre les forces du mal.
Autre préoccupation, la question du franc CFA, la monnaie des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, créée en 1945. Les critiques s’abattent de plus en plus sur le franc CFA, cette monnaie commune à 14 pays africains. La jeunesse et des intellectuels africains s’insurgent contre l’attelage de cette monnaie à l’euro, sous le couvert de la France. Qu’est-ce que cet attelage a comme avantages et inconvénients ? Que gagne le Trésor public français ? « L’arrimage du franc CFA à l’euro freine le développement de l’Afrique», avait affirmé l’économiste togolais, Kako Nubukpo, le 8 juillet 2015 dans le quotidien français Le Monde. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, face à cette situation, appellent à l’abandon du franc CFA pour une nouvelle monnaie. Comment calmer une jeunesse africaine bouillante qui sait qu’à la faveur du franc CFA, ses pays disposent de 3600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) au titre de dépôts auprès du Trésor public français ? L’immobilisation de cette importante somme d’argent est vue comme une «servitude volontaire» par une certaine opinion. Le président français, François Hollande, en octobre 2012, à Dakar, a d’ailleurs encouragé les gouverneurs des deux banques centrales (BCEAO et BEAC), à utiliser de façon plus active ces réserves de change au profit du développement des pays d’Afrique. Le gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Koné, tente, certes, de calmer ceux qui demandent d’arrêter de confier les réserves des pays de l’UEMOA au trésor français en rappelant que ces avoirs, qui sont par ailleurs 
« rémunérés au meilleur taux, sont la contrepartie d’une garantie assurée par la France, celle de la convertibilité illimitée du CFA ». « Là, il n’y a aucun rapport de soumission. Il faut considérer la France comme un partenaire, et pas autre chose », a-t-il dit. En tous les cas, le débat est ouvert et Emmanuel Macron aura à gérer ce dossier. 
Un autre dossier est celui de l’immigration clandestine. Des milliers d’Africains meurent dans la Méditerranée et les tentatives de traversée ne s’estompent pas, malgré tout. Va-t-on continuer à assister à ce spectale macabre sans proposer des alternatives durables et convaincantes à la jeunesse africaine ? Va-t-on continuer avec les politiques répressives de contrôle des frontières et d’identités qui ne sont pas efficaces contre les passeurs ? La question mérite une solution.
Enfin, beaucoup d’Africains espèrent la fin de la françafrique. Cette relation qualifiée de néo-coloniale, établie entre la France et ses anciennes colonies en Afrique subsaharienne, à la demande du général De Gaulle par Jacques Foccart, alors secrétaire général de l’Elysée aux affaires africaines et malgaches. Au nom de cette relation, beaucoup de pays manquent de démocratie du fait de la dictature imprimée par des dinosaures politiques. On avait espéré un vrai changement avec François Hollande mais on a, en réalité, assisté à des révisions de constitutions, des élections truquées qui prolongent le bail de certains hommes forts à la tête de leurs pays. Emmanuel Macron est très attendu sur ces dossiers. Car la jeunesse africaine actuelle a soif de démocratie, de liberté, de progrès… Le nouveau président de la République française doit agir aussi pour l’intérêt de l’Afrique et non uniquement pour celui de la France ou de l’Europe 1


Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
 rabankhi@yahoo.fr






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