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Le Mogho Naaba, lauréat du Prix Macky SALL pour le dialogue en Afrique.//Classement FIFA de septembre: Burkina 49è mondial et 7è africain.//G5 Sahel : Ibrahim Boubacar Keïta à Ouagadougou.//Kenya : Reprise de l'élection présidentielle  le 17 octobre.//Burkina: Le président français Emmanuel Macron en visite à Ouagadougou en novembre 2017.
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Encore eux !

14/05/2017
19:48

Encore eux !

Depuis vendredi dernier, des éléments mécontents de l’armée ivoirienne se font bruyamment entendre dans certaines villes comme Abidjan ou Bouaké. Une vingtaine de personnes auraient été blessées dont six par balles dimanche à Bouaké au moment où nous tracions ces lignes. Les ceinturons et les tirs en l’air ont fait des victimes à Bouaké et même dans d’autres villes. De ce qu’on sait, les hommes en armes réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après les mutineries de janvier qui ont sécoué le pays. Les mutins avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes pour chacun d'eux. Ils ont obtenu le versement de 5 millions dès janvier dernier. Les 7 millions restants devraient être versés par tranche à partir de ce mois de mai. Mais pourquoi tant de bruits alors que le mois de mai vient juste d’être entamé et court toujours ? L’échéance est-elle passée ? N’était-ce pas un représentant de ces soldats qui avait, jeudi 11 mai, annoncé renoncer aux revendications financières au regard des difficultés financières que traverse le pays ? Annonce faite lors d'une cérémonie en présence du président Alassane Ouattara et d'autres soldats,  de surcroît. En contrepartie, le chef suprême des armées qu’il est, Alassane Ouattara, a décidé de mettre en œuvre la loi de programmation militaire en vue de répondre aux préoccupations des militaires. Pour terminer, le général de division Sékou Touré a prévenu que tout militaire qui va enfreindre aux règlements militaires, s’exposera à des sanctions à cet effet. La menace n’a visiblement pas dissuadé. Si bien qu’on est obligé de dire «encore eux !» Pourquoi cette contradiction entre ceux qui ont parlé et ceux qui sont descendus dès le lendemain dans la rue ? C’est à ne rien comprendre.
La situation est si préoccupante qu’il sied de tout faire pour éviter de retomber dans la violence que le pays a connue. Tant que le dialogue sera possible, il vaudra mieux le privilégier en lieu et place de la violence. Il a été possible de convaincre une partie des frondeurs de dire publiquement qu’elle renonçait aux revendications financières. Il va falloir ensuite poursuivre l’"évangélisation” sur la santé financière auprès de ceux qui se sont désolidarisés des interlocuteurs du président Ouattara du jeudi dernier. Il appartient aux autorités ivoiriennes de convaincre les mutins que le pays n’est pas au mieux de sa forme financière. «Si vous ne pouvez les convaincre, semez le doute dans leur esprit», avait conseillé l’ancien président américain Harry Truman.
Il est primordial de tout faire pour éviter l’épisode de 2002 à la Côte d’Ivoire.
Ni les partenaires occidentaux de la Côte d’Ivoire encore moins les voisins immédiats du pays de Alassane Ouattara ne souhaitent une reprise des troubles en Eburnie. Quand ce pays s’enrhume, ceux de l’hinterland ne peuvent qu’éternuer. Vu les difficultés que traverse la zone sahélienne (vie chère, menace terroriste…), il convient de trouver une solution négociée et définitive à cette énième mutinerie. Et cela n’est pas impossible au regard de la qualité des hommes et des femmes qui dirigent la Côte d’Ivoire.

Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
 rabankhi@yahoo.fr





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