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Trait de plume Ces démons qu’on a fabriqués !

15/05/2017
19:06

L’année 2017 serait-elle celle du retour des vieux démons de la décennie de crise qui a ébranlé la Côte d’Ivoire dans les années 2000 ? La question mérite d’être posée au regard de la situation qui prévaut dans ce pays voisin du Burkina Faso depuis le week-end écoulé. Après les mutineries de janvier 2017, le pays de Félix Houphouët Boigny fait de nouveau face à de nouvelles vagues de protestations de militaires ayant déjà fait un mort et de nombreux blessés. La cérémonie de présentation d’excuses par une prétendue délégation de mutins au président Alassane Ouattara, jeudi dernier, au palais présidentiel de Cocody, serait à l’origine de la colère des soldats ivoiriens. En effet, au cours de cette cérémonie tenue sans la presse, ceux qui se faisaient passer pour une délégation des mutins ont annoncé au chef de l’Etat ivoirien que ces derniers renonçaient au versement du montant de 7 millions de F CFA représentant le reliquat des primes de 12 millions que le gouvernement s’était engagé à verser à chaque soldat. Ces primes avaient été fixées au terme d’un accord entre le pouvoir et les hommes en treillis pendant leur mouvement d’humeur en janvier 2017. Ce qui avait permis de ramener le calme dans les casernes où 4800 soldats, tous statuts confondus, étaient entrés en révolte. Quelques instants après la diffusion des images de cette cérémonie goupillée manifestement par la hiérarchie militaire de Côte Ivoire, les militaires n’ont pas caché leur désapprobation de cette démarche à laquelle ils ne semblent pas avoir été associés. Conséquence, des tirs sporadiques sont partis du camp d’Akuedo, le plus important du pays basé dans la capitale ivoirienne pour s’étendre progressivement à d’autres villes du pays notamment  Man, Daloa, Korhogo, Adiaké et Bouaké. Dans cette ville de Bouaké, au centre du pays, devenu aujourd’hui l’épicentre de la crise, les mutins sont passés à la vitesse supérieure avec le blocage des corridors Nord et Sud situés sur le principal axe routier, reliant la capitale économique, Abidjan à la partie Nord du pays. Cela, malgré la sortie médiatique du chef d’état-major des armées, le général Sékou Touré, qui a durci le ton face à ce qu’il qualifie  d’« actes contraires à l’éthique militaire » et qui menaçait d’envoyer des soldats loyalistes pour rétablir l’ordre. Les menaces de représailles à l’encontre des récalcitrants semblent avoir troublé l’esprit des mutins. Ils sont restés de marbre ! Mieux le message du commandement a ravivé la tension au sein des casernes où des coups de feu ont été entendus hier matin dans les principales villes du pays dont la capitale Abidjan. Preuve que la rencontre entre la délégation de l’état-major représenté par les anciens « comzones »  Issiaka Ouattara dit Ouattao, Cherif Ousmane et Zakaria Koné et les mutins, tenue dimanche en terrain neutre  à quelques encablures de Bouaké, n’a pas permis de calmer les esprits. Alors que ce rendez-vous sonnait comme la dernière tentative de convaincre les soldats mécontents de regagner leurs casernes. Un coup dur pour le président Alassane Ouattara qui éprouve de sérieuses difficultés pour dérouler le programme de son second mandat dans un contexte de récession économique marqué par l’effondrement des cours du cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. Cette situation économique moins reluisante du pays ne préoccupe pas les ex-rebelles intégrés dans l’armée ivoirienne à l’issue de la crise postélectorale de 2011. Si fait que certains n’ont pas hésité à dire qu’Alassane a affaire à des monstres qu’il a fabriqués et qui se retournent contre lui. Car, on n’intègre pas du jour au lendemain dans une armée, un individu dont on ne connait rien du passé, fut-il un tireur d’élite. ADO ne devrait pas perdre de vue l’attachement du militaire à la discipline, valeur cardinale d’une armée républicaine dans son projet d’enrôlement des ex-combattants de la rébellion. Qu’on ne soit donc pas surpris de leur agissement puisqu’ils ne savent que manier des armes ! 


Beyon Romain NEBIE 
nbeyonromain@yahoo.fr   



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