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Brésil: le président Temer compte sur le Congrès pour rester au pouvoir

19/05/2017
10:40

Le président brésilien Michel Temer, affaibli par de graves accusations de corruption, va tenter vendredi de se maintenir au pouvoir en s'assurant du soutien du Congrès, en dépit des appels de plus en plus pressant à la démission et l’inquiétude des marchés.

Tout l'enjeu des prochains jours pour ce chef de l'Etat chahuté par les scandales depuis son arrivée à la tête du pays, il y a moins d'un an, sera de conserver ses alliés politiques: faute de quoi, il se retrouvera isolé et irrémédiablement fragilisé.

Il débutera sa journée de vendredi, selon son agenda officielle, en recevant le ministre de la Défense, Raul Jungmann, donné partant du gouvernement par certains médias brésiliens, malgré un communiqué assurant qu'il restait fidèle au poste.

Car en dépit des affirmations du capitaine, qui a déclaré jeudi qu'il n'avait "jamais autorisé le moindre paiement pour acheter le silence de quiconque, certains ont préféré quitter le navire peu après: le ministre de la Culture Roberto Freira a présenté sa démission, a annoncé son service de presse.

Le ministre de la Ville pourrait lui emboîter le pas, assurent les médias brésiliens.

Jeudi, au lendemain des révélations explosives du journal O Globo, M. Temer s'est montré catégorique: "je ne démissionnerai pas. Je le répète. Je ne démissionnerai pas", a-t-il martelé lors d'un discours télévisé très attendu.

Selon ce puissant quotidien, le président a été enregistré à son insu par Joesley Batista, magnat de l'agroalimentaire qui l'aurait piégé en train de donner son accord pour le versement de pots-de-vin. Ces dessous de table seraient destinés à acheter le silence d'Eduardo Cunha, ancien patron de la chambre des députés, aujourd'hui en prison pour son implication dans le méga-scandale de corruption Petrobras.

- Désaffection -

Signe de cette désaffection pour M. Temer, l'ex-président Fernando Henrique Cardoso (1995-2002), du PSDB (droite), principale formation associée au parti PMDB du chef de l'Etat, a affirmé sur Facebook qu'en l'absence d'arguments convaincants pour se défendre de ces accusations, M. Temer "aura le devoir moral" de démissionner.

Face à la volonté du président de s'accrocher au pouvoir, plusieurs motions de destitution ont été déposées par des parlementaires mais la procédure est longue et fastidieuse, devant être approuvée à la majorité des deux tiers par la chambre des députés, puis par le Sénat.

"Aujourd’hui, la grande question est de savoir si les partis qui forment le socle du gouvernement vont quitter" la coalition gouvernementale, analyse Thomaz Pereira, professeur en droit constitutionnel à la Fondation Getulio Vargas.

Ces révélations ont poussé la Cour suprême (STF) à donner son feu vert à l'ouverture d'une enquête contre le président. L'enregistrement, remis au STF dans le cadre de l'accord de M. Batista avec la justice contre une remise de peine, a été rendu publique jeudi soir.

Dans les rues des principales grandes villes du pays, des manifestations se sont déroulées jeudi dans la soirée aux cris de "Temer Dehors!", avec quelques heurts avec les forces de l'ordre à Rio et Brasilia. Les défiles devraient se poursuivre dans les prochains jours.

Touchés de plein fouet par la crise et un taux de chômage supérieur à 14%, les Brésiliens sont exaspérés par les scandales à répétition qui éclaboussent l'ensemble de la classe politique, y compris plusieurs ministres du gouvernement Temer.

Jeudi, les marchés se sont littéralement effondrés: la bourse de Sao Paulo (sud-est) a clôturé avec un très net recul de 8,8%. La réaction des opérateurs vendredi sera observée de très près.

- Déflagration politique -

Cette nouvelle déflagration politique risque de freiner considérablement les efforts du gouvernement pour relancer l'économie par le biais de mesures d'austérité impopulaires, comme la réforme des retraites, en cours d'analyse au Parlement.

Après deux années consécutives de récession, les chiffres de l'inflation sont encourageants et la croissance montre timidement le bout de son nez.

"L'optimisme était de retour et les réformes avançaient, mais hier, la révélation d'un enregistrement clandestin a fait ressurgir le spectre d'une crise politique aux proportions encore inconnues", a-t-il déploré.

Michel Temer, 76 ans, a pris le pouvoir il y a un an après la destitution controversée de la présidente Dilma Rousseff (2011-2016), dont il était le vice-président.

Dauphine de l'icône de la gauche Luiz Inacio Lula da Silva (président de 2003 à 2010), lui-même visé par cinq procédures judiciaires dans le cadre du scandale Petrobras, Mme Rousseff accuse M. Temer d'avoir fomenté un "coup d'État" en s'associant justement à Eduardo Cunha pour prendre le pouvoir.





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