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Tous au front !

11/06/2017
19:59

Tous au front !

Le 6 juin dernier, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, était au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO). Une descente au front du chef du gouvernement pour constater de visu les conditions de prise en charge des patients dans le plus grand hôpital du pays. L’opportunité d’une telle visite ne se pose pas. Car, par moments, l’autorité doit savoir aller au-delà des rapports qui peuvent lui parvenir, pour connaître elle-même le quotidien de ses concitoyens. Dans le cas précis du CHU-YO, les difficultés ne se racontent pas mais se vivent. Le manque et la vétusté du matériel, l’insuffisance de personnel, le délabrement des locaux, l’exiguïté des salles d’hospitalisation contraignant les malades ou les nouveau-nés à rester dans les couloirs à même le sol,  etc., sont des réalités implacables dans ce centre de référence de dernier recours. Le déplacement du chef du gouvernement, en dépit d’un climat délétère, pour cause de grève à la suite de l’agression d’agents par un accompagnant de malade, lui a permis de prendre la mesure des défis. «Nous avons constaté que l’hôpital ne répond plus aux besoins des populations. Nous avons vu les conditions dans lesquelles les agents travaillent et nous pensons qu’il faut des réponses d’urgence», a-t-il déclaré à la fin de sa visite. Outre le constat amer qu’il a pu faire, le Premier ministre a donné des instructions pour que des solutions d’urgence soient trouvées pour soigner ce grand hôpital malade. En attendant une mise en œuvre effective de ces mesures, que nous espérons incessante, ce genre de visite constitue indéniablement un réconfort pour les agents et les usagers.Une façon de signifier que le CHU-YO n’est pas abandonné à lui-même.
Le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, lui aussi, est parfaitement dans cette dynamique d’aller au contact des problèmes vécus par ses hommes sur le terrain. Depuis quelques semaines, il fait le tour des postes de commissariat et brigades de gendarmerie à travers le pays pour s’enquérir des conditions de travail des éléments et être à leur écoute.  Il n’y va pas avec des solutions toutes trouvées aux problèmes, mais surtout pour remonter le moral des «troupes». Une démarche importante en ce sens que le mental est la clé du succès dans un combat de longue haleine comme celui contre l’insécurité. Mieux, de ce qui nous est revenu, le ministre d’Etat Compaoré a, parfois, séance tenante, contribué à la résolution de certains problèmes et pris des engagements pour résorber d’autres, à moyen et long terme. Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et le ministre en charge des Affaires étrangères, Alpha Barry, eux, multiplient les voyages à l’extérieur. Il ne s’agit point de balades de plaisir comme le pense une certaine opinion profane des labyrinthes diplomatiques. Ces déplacements sont bel et bien nécessaires pour renforcer la coopération bilatérale et multilatérale avec des pays et institutions amis, attirer de nouveaux investisseurs et des idées novatrices, remobiliser les Burkinabè de l’extérieur pour la mère-patrie, porter loin la voix du pays sur certains sujets d’enjeux, etc. Bien d’autres membres de l’Exécutif ont aussi compris que ce n’est pas en restant entre quatre murs dans des tours d’ivoire, que l’on pourra mieux appréhender les problèmes et répondre aux aspirations profondes du peuple burkinabè. Mais pour plus d’efficacité, il est important que tout le monde aille au front pour un Burkina prospère •

Par Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA
rabankhi@yahoo.fr



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