Suivez-nous                                                                                                   Contactez-nous  +22625312289
Cinéma : Le film Thom du réalisateur burkinabè Tasséré Tahirou Ouédraogo a été sacré meilleur film de fiction long métrage à Toukountchi festival de cinéma du Niger./Burkina: Mariam Diallo/Zoromé, ex-gouverneur du Centre Nord, a été inhumée ce dimanche 10 décembre au cimetière municipal de Bobo-Dioulasso./Emmanuel Macron : « La France n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement qui n'auraient aucune retombée sur la population locale ».
Flash info :

Le projet de la discorde !

12/06/2017
19:18

Un avant-projet de loi portant code électoral divise actuellement pouvoir et opposition au Burkina qui montent tour à tour au créneau pour décocher les flèches. La disposition de ce projet, dense de 386 articles, qui prévoit le remplacement de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), l’organe public chargé de l’organisation et de la supervision des scrutins par une autorité administrative indépendante constitue à n’en pas douter le point d’achoppement entre les deux camps. Concernant le vote des Burkinabè de l’étranger, le texte note que la mise en œuvre des dispositions y relatives «se fera de manière progressive», à compter de 2020″. Alors que le code actuel prévoyait l’opérationnalisation de ce vote à cette échéance comme l’a signifié par le président du Faso à plusieurs reprises.  L’autre récrimination porte sur la possibilité que cette loi entend offrir aux citoyens inscrits sur les listes électorales de se servir de l’acte de naissance comme document d’identité pour se rendre aux urnes le jour du scrutin. Aux yeux de l’opposition, toutes ces réformes envisagées traduisent des velléités du parti majoritaire, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) de prendre en otage l’organisation des élections au Burkina Faso et elle n’a pas hésité un seul instant à crier sa désapprobation soutenue par la société civile. Et bien que le premier draft du texte présenté devrait recueillir l’aval de la classe politique avant son éventuel passage à l’Assemblée nationale pour adoption, sa publication dans la presse semble raviver les flammes des relations tumultueuses entre les tenants du pouvoir et les opposants.  «Le projet de code électoral va consacrer un grave recul de notre démocratie et la liquidation d’acquis chèrement payés par notre peuple dans la sueur et le sang. Il supprime la CENI pour revenir au monopole du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation en matière électorale», fustige le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, par ailleurs président de l’Union pour le changement (UPC). Son camarade, Ablassé Ouédraogo, président de Le Faso autrement s’est montré plus cinglant : «cette initiative, confirme, si besoin en est, que le pouvoir MPP à l’apogée de son art de ‘’gouvernance à vue», bâti sur des ballons d’essai, ne peut pas être la réponse aux préoccupations des Burkinabè. Et tout comme la récente proposition de loi scélérate contre le droit de grèves, cet avant-projet de loi portant code électoral fera ‘’Pouff’’, à moins que le destin du régime actuel ne fasse de la présente démarche, son article 37 de la Constitution ». Face à de telles réactions aussi vives les unes que les autres ne donnant aucune chance à ce code électoral de prospérer, le gouvernement n’a eu d’autres choix  que d’amorcer une marche en arrière par la voix du ministre en charge de la question, Simeon, Sawadogo. «Ce n’est pas un avant-projet de loi, encore moins un projet de loi. Le document n’a même pas encore fait l’unanimité au sein de mon ministère. Nous l’avons simplement transmis aux différents acteurs pour recueillir leurs avis, leurs propositions en vue de l’améliorer», a-t-il argué. Un argument qui n’a convaincu plus d’un au sein de l’opposition que de la société civile. D’aucuns estiment que l’exécutif ne joue pas franc jeu, en affirmant que le texte querellé n’a pas pour vocation de devenir une loi électorale alors que dans le même temps il dit l’avoir transmis pour recueillir des suggestions. En tous les cas, ce texte embryonnaire a alerté l’opinion nationale burkinabè devenue allergique au projet de modification de texte depuis la modification avortée de l’article 37 de la Constitution ayant conduit aux événements douloureux de fin octobre 2014. Et il n’y a qu’à observer la réaction des leaders de l’opposition et de certaines figures emblématiques de la société civile pour attester de cette réalité. 



Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr  





17
Partager sur Facebook

> Recherche





>SOURIRE DU JOUR




>IMAGE DE LA CITE






> Edito

03/12/2017 19:50
26/11/2017 22:30
 

 



> Inscrivez-vous à la Newsletter

Newsletter

> Conseil des ministres


Voir tous les comptes rendus