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De l’autorité de l’Etat

18/06/2017
20:25

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a  parlé. « Vous savez que nul n’est au-dessus de la justice. Autant il n’appartient pas aux populations de se faire justice, autant au niveau des juges, il faut à un moment savoir raison garder. (…) J’estime que les syndicats de la justice ne pouvaient pas aller en grève sans un préavis. Ils doivent être des légalistes, c’est-à-dire, les premiers à respecter les règles de droit ». Tel est l’extrait de la réaction du chef de l’Etat sur le vandalisme perpétré au palais de justice de Manga par des populations révoltées ; ce qui avait provoqué la grève spontanée et illimitée des syndicats de la Justice burkinabè. En vérité, le Burkina Faso est devenu un pays difficile à gérer. Depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014, on se croit tout permis. Personne ne respecte rien. Pour un oui ou un non, on assiste à des scènes et dérives extrêmement graves pour un pays qui se cherche sur le chemin du développement. Violences par-ci, débrayages par-là. Que veulent finalement les Burkinabè ? Le désordre, l’anarchie, les troubles, l'instabilité ?
Aujourd’hui, l’on cite le Rwanda comme un pays émergent. Pourtant c’est le même Rwanda qui a perdu environ 800 000 de ses habitants dans des violences en 1994. Comment ce pays à faible revenu, dont l’économie est essentiellement basée sur l’agriculture a-t-il pu se relever ? Pourquoi un Etat d’environ 11 millions d’habitants a pu battre le Burkina Faso dans bien de domaines malgré son passé très lourd, en termes de pertes de bras valides dues au massacre ou à l’exil ? Les explications connues sont, entre autres, la discipline, la rigueur et le civisme de ses citoyens.
Si ce sont les Burkinabè qui ont élu le président Kaboré, il y a lieu de s’accorder sur un minimum pour faire avancer notre cher Burkina Faso.  La violence, la suffisance et les violations répétées des lois de la République constituent les vraies causes de notre retard. Et pour changer la donne, le président Kaboré gagnerait à présent à mettre en œuvre cet avertissement lancé le jour de son investiture, le mardi 29 décembre 2015 : «L’incivisme, la remise en cause de l’autorité de l’Etat, et d’une manière générale, le non-respect de la loi par les citoyens et les personnes morales doivent cesser immédiatement ». Roch Marc Christian Kaboré avait également ajouté ceci: « toutes les mesures seront étudiées et mises en œuvre pour que force reste à la loi. Partout, l’ordre et la discipline doivent régner, pour nous permettre, dans le dialogue et la concertation, de rechercher les solutions appropriées aux problèmes que vivent les Burkinabè». Si le silence est souvent la meilleure arme devant les agitateurs, la main forte est parfois nécessaire aussi pour montrer à ceux qui enfreignent les lois de la République que le pays n'est pas un marché mais qu'il est bel et bien dirigé. 
Il va falloir alors rappeler à l'ordre les troubleurs et tous ceux qui prennent en otage la vie des hônnetes citoyens au profit de leurs seuls intérêts. Le silence ne dissuade plus les Burkinabè ; il faut plutôt réaffirmer l’autorité de l’Etat. La fin de la récréation doit être sifflée pour sauver le pays. Classé parmi les quatre dernier pays au monde par le Pnud (185e sur 188), les Burkinabé doivent prendre conscience de leur retard, se ressaisir et se remettre au travail.


Par Rabankhi Abou-Bâkr Zida
 rabankhi@yahoo.fr






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