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Trait de plume - RDC : une coalition d’anciens chefs d’Etat contre Kabila

19/06/2017
18:17

Alors que le délai fixé par l’Accord politique de la Saint-Sylvestre pour la tenue de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo court à expiration, la pression se fait de plus en plus forte sur le président sortant, Joseph Kabila. En effet, dans un communiqué publié jeudi dernier sur le site de sa fondation, l'ex-Secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan  et neuf anciens chefs d'Etat du continent ont lancé un appel à la tenue d'élections d'ici à la fin de l'année, comme le prévoit l'Accord politique, conclu entre l'opposition et le camp présidentiel en RDC. 

Au nombre des anciens présidents,  Olusegun Obasanjo du Nigeria, John Dramani Mahama du Ghana, Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud,  Benjamin Mkapa de la Tanzanie, Pedro Pires du Cap-Vert et le Béninois, Thomas Boni Yayi. «Des élections intègres représentent (…) la seule issue pacifique possible pour résoudre la crise de légitimité dont souffrent aujourd’hui les institutions politiques congolaises », se convainc la coalition des hauts dignitaires. Depuis le décès de l’opposant historique Etienne Tshisekedi en février 2017, Joseph Kabila dont la candidature pour un troisième mandat a été jugé de trop par ses concitoyens, en véritable roublard, a fait volte-face, compromettant une sortie de crise pour son pays. Au point fort des tractations politiques, fin avril passé, le camp Kabila a initié des rencontres avec des dissidents de la principale plate-forme de  l’opposition congolaise, le « Rassemblement », pour renégocier certains points de l’Accord. 
Ce qui a abouti à la signature d’un  document additif, une sorte de caution à la violation de certains points du texte, y compris celui portant sur le calendrier électoral qui focalise les attentions. Et c’est certainement ce revirement dans l’application de l’Accord obtenu grâce aux efforts des évêques, qui est à l’origine de la démarche de l’ancien patron de l’ONU et de ses camarades, qui ont tous une expérience du pouvoir d’Etat. Pour ces hommes influents, l’Accord de la Saint-Sylvestre a sauvé le Congo d’un désastre, et la mise en œuvre censée conduire le pays vers des élections pacifiques au plus tard en décembre 2017 ne devrait pas rencontrer de difficultés comme c’est le cas actuellement. Mais cela n’a rien de surprenant pour les observateurs de la scène politique du Congo belge, parce que l’homme fort de Kinshasa n’a jamais fait   mystère de son refus de renoncer au fauteuil présidentiel hérité depuis l’assassinat de son père, Laurent Désiré Kabila, dans des circonstances non encore élucidées, en 2001. Après la communauté internationale, avec à sa tête, les chancelleries occidentales, la coalition des anciens chefs d’Etats africains vient rendre de plus en plus étroits les couloirs du palais présidentiel congolais pour Kabila-fils. 
L’initiative des anciens dirigeants est la preuve que l’Afrique, présentée souvent comme un continent où la démocratie est en balbutiement, compte tout de même d’hommes politiques très attachés aux principes démocratiques. Et il est souhaitable que cette démarche fasse tache d’huile et incite plus d’un sur le continent à aller grossir le cercle des anciens présidents afin de contraindre le dictateur congolais à renoncer à son projet de modification devant lui permettre d’être sur la ligne de départ à la prochaine présidentielle de son pays. Le président Kabila a achevé de convaincre ceux qui en doutaient encore qu’il n’est préoccupé que par ses intérêts égoïstes et non les difficiles conditions de vie auxquelles ses concitoyens sont confrontés. L’avenir de la RDC est dangereusement menacé comme l’a souligné l’ancien SG de l’ONU, Kofi Annan Espérons vivement que Joseph Kabila sera habité par un brin de sagesse, afin que la voix de ses pairs, ne lui soit pas  inaudible.    
     
Beyon Romain NEBIE
nbeyonromain@yahoo.fr


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